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Le Pentateuque d'Alexandrie. La Bible des Septante
Harl Marguerite ; Dogniez Cécile
CERF
49,00 €
En stock
EAN :9782204066990
Après deux congrès de l'ACFEB consacrés au Nouveau Testament (Lyon, 1987: les Paraboles; Toulouse, 1989: Saint Jean), il convenait de revenir à l'Ancien Testament. Dès lors, un sujet s'imposait: le Pentateuque. En effet, à partir des années 1975, l'approche exégétique « classique », fidèle à la théorie documentaire communément reçue depuis des décennies, fut sérieusement remise en cause. De même allait-on se poser des questions sur la façon de se représenter l'histoire des origines d'Israël et sur les étapes de la réflexion théologique dans l'Ancien Testament. À défaut d'une mise au point, impossible dans l'état actuel de la recherche, une réflexion sérieuse était donc devenue indispensable. Le sujet était d'une actualité telle qu'entre le projet de cette étude (1987) et le congrès d'Angers (1991) un livre magistral paraissait en 1989, fruit des travaux d'un « troisième cycle » des Facultés de théologie de Suisse romande: Le Pentateuque en question, par A. de Pury. Le Pentateuque: débats et recherches ne fait pas double emploi avec ce livre, mais s'inscrit naturellement en complément. En effet, les diverses contributions du présent ouvrage procèdent d'un même esprit. Chaque auteur, à partir de quelques chapitres ou d'un thème d'un livre donné, s'efforce de montrer comment et jusqu'à quel point l'on peut (ou l'on doit) tenir certains éléments « traditionnels » et incorporer les données nouvelles de la recherche. Un exercice pratique, en quelque sorte. Trois livres du Pentateuque ont retenu l'attention: le Deutéronome (N. Lohfink et Th. Römer), l'Exode (B. Renaud et J.-L. Ska), la Genèse (A. de Pury et M. Collin). En ouverture, J. Briend présente une réflexion sur la lecture du Pentateuque et l'hypothèse documentaire. Pour terminer, J. Margain examine l'importance que revêt la recension samaritaine et P Beauchamp nous propose une réflexion théologique sur le Pentateuque vu de façon globale comme le lieu par excellence de la typologie.
Harl Marguerite ; Dorival Gilles ; Le Boulluec Ala
Le livre de Marguerite Hari, Origène et la fonction révélatrice du Verbe incarné, dont la parution initiale remonte à 1958, est un grand livre à plusieurs titres. Il met en oeuvre une méthodologie nouvelle à l'époque, qui consiste à étudier les écrits d'Origène (185/187-251/253) dans leur ordre chronologique. Ainsi sont mises en valeur à la fois la permanence des grandes lignes de la pensée d'Origène et les inflexions apportées au fil du temps. Le but de Marguerite Hari n'est pas de réhabiliter Origène et de démontrer son orthodoxie, à l'instar des jésuites allemands et français des années précédant et suivant la Seconde Guerre mondiale. Elle insiste sur la complexité de la pensée de l'Alexandrin, qu'il ne faut pas juger à la lumière de l'orthodoxie définie bien après lui, au moment du concile de Nicée (325). Elle montre que la christologie et la sotériologie d'Origène sont originales, en ce qu'elles insistent sur la fonction pédagogique et révélatrice assumée par le Fils incarné qui permet à l'homme d'accéder à la connaissance du Père. Le livre de Marguerite Harl est précédé d'un avertissement et suivi d'une postface, rédigés par trois de ses collaborateurs. La postface propose une courte biographie de l'auteur, donne la liste de ses travaux scientifiques et retrace la manière dont son étude a été accueillie depuis 1958 jusqu'à aujourd'hui. Elle publie trois lettres inédites d'Henri de Lubac à Marguerite Harl.
Au IIIe siècle av. J.-C., à Alexandrie, la Bible est traduite en grec. Cette traduction de la Torah remplit " cinq rouleaux " - le pentateuque en grec. La légende l'attribue à soixante-dix traducteurs, ou soixante-douze : six anciens de chaque tribu. Ces " Septante " sont les représentants d'une double culture : maîtres dans les études hébraïques, ils sont aussi familiers des lettres grecques. C'est en soi un événement extraordinaire. Destinée à présenter le judaïsme aux non-Juifs et à le légitimer par son ancienneté, cette version grecque est d'abord lue par les Juifs de la diaspora hellénophone. Ainsi Paul, un Juif de Cilicie, l'utilise dans ses épîtres, bien qu'il ait été formé à Jérusalem ; de même, dans les autres livres du Nouveau Testament, les citations de l'Ancien Testament sont, pour la plupart, conformes au texte de la Septante. Peut-être utilisée dans les " maisons de prière " où avaient lieu les assemblées des Juifs, la Septante eut une influence considérable et fut reçue par le christianisme ancien comme " divinement inspirée ".
Biographie de l'auteur Marguerite Harl est agrégée des lettres classiques. Auteurs d'ouvrages sur Philon, Clément d'Alexandrie, Origène, de traductions et de livres autour de la Septante, elle a fondé et anime toujours la collection " La Bible d'Alexandrie " aux Editions du Cerf.
La Philocalie d'Origène est un recueil de textes du grand exégète alexandrin, constitué par ses admirateurs cappadociens à la fin du IVe siècle. Leur objet principal était de diffuser les idées d'Origène sur l'inspiration divine des Ecritures et les règles de leur interprétation. On a la surprise d'y découvrir qu'Origène souligne fortement les difficultés du texte biblique : ses " pierres d'achoppement ", son " obscurité ". Il recommande à l'interprète de situer le moindre détail du texte dans la cohérence d'ensemble de ce qui forme " un seul livre ". En joignant aux chapitres de la Philocalie la Lettre d'Origène à Africanus sur l'histoire de Suzanne, qui traite du " canon " des Ecritures, ce volume regroupe des textes qui n'avaient pas trouvé leur place dans d'autres volumes de la Collection.