Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mes loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789). Volume 2
Hardy Siméon-Prosper
HERMANN
67,30 €
Épuisé
EAN :9782705683979
PrésentationUN JANSÉNISTE FACE AU COUP MAUPEOULa brève période couverte par le présent volume du Journal de Hardy constitue une charnière dans l'histoire longue de la monarchie française. Les réformes mises brusquement en oeuvre par le chancelier Maupeou sont la première et dernière tentative programmatique de rénovation du coeur du système: l'administration de la justice. Elles débutent par l'exil des magistrats du parlement de Paris à la fin du mois de janvier 1771 pour cause de remontrances intempestives dans l'affaire de Bretagne. Le procédé est devenu routinier depuis que le Parlement a retrouvé son droit de remontrances en 1715. Dès février pourtant, cette crise jusque là classique devient à proprement parler un coup d'État: la monarchie installe progressivement de nouvelles institutions en rayant les précédentes de la carte, alors qu'elle pratiquait autrefois sans scrupule leur empilement. Des conseils supérieurs remplacent les anciens bailliages dans le ressort du parlement de Paris, lui-même profondément amoindri dans ses prérogatives, tout comme les parlements provinciaux. Elle manifeste ainsi sa déliaison radicale d'avec la nécessité d'un fondement historique: «la monarchie n'a plus alors besoin de légitimation historique, son existence suffit à prouver ses droits.» Plus qu'une réforme technique aux conséquences limitées pour les justiciables (les procédures restent identiques, les frais ne baissent guère), il s'agit d'«une révolution sociale» attaquant les principes mêmes qui régissaient les offices royaux. La vénalité légale, une norme qui fondait l'accord entre le roi et les élites, est supprimée pour la plupart des nouvelles charges, rendant impossible leur appropriation adperpetuum par les titulaires. Il est du reste significatif que des rumeurs plus ou moins fondées prédisent alors la liquidation d'autres types d'offices (huissiers, notaires, etc.). Cette réforme élaborée pour mettre fin aux affrontements récurrents entre les parlements et le Conseil du roi et assurer la victoire du clan de Maupeou à la cour, remet ainsi en cause la définition du magistrat d'Ancien Régime, emportant avec elle la notion même de noblesse de robe définie par son lien privilégié à l'État.Le témoignage d'un «Parisien, élevé dans les anciens principes, mais depuis trente ans mêlé par goût aux agitations du siècle, un représentant de ces classes moyennes», comme l'écrivait Aubertin en 1871, peut servir à illustrer les réactions de la bourgeoisie marchande. L'effondrement du Parlement, une structure perçue comme anhistorique, ancrée dans un passé monarchique immémorial, provoque chez les Parisiens un immense désarroi. La révolution opérée par Maupeou ébranle tout spécialement l'univers quotidien d'Hardy en brouillant ses principales références institutionnelles. La masse de son écriture et son avidité à recueillir la moindre pièce «du genre de celles qui manifestent les dispositions du public dans tous les événemens qui peuvent intéresser le bien commun» (19 mars 1771) traduisent cet affolement. C'est que ces bouleversements politiques heurtent de plein fouet le libraire désormais parvenu à l'âge des responsabilités civiques - il a 42 ans en 1771 -, aussi bien dans ses convictions personnelles que dans son identité sociale.Prendre toute la mesure de ce choc nécessite pourtant de s'attarder un peu sur la culture religieuse du personnage. Hardy s'inscrit dans un monde profondément imprégné par un jansénisme qui n'est pas seulement synonyme de rigorisme mais correspond à une spiritualité vivante, dans laquelle la transcendance divine a conservé toute sa place. Le jansénisme forme surtout, à mon sens, la toile de fond de la socialisation des bourgeois parisiens nés, comme Hardy, vers 1730. Une fois retombée la première vague de contestation d'origine ecclésiastique et parlementaire (1713-1730), l'intensité de la querelle a rebondi grâce aux miracles du diacre Paris (1727-1740 environ), que les élites bourgeoises de la capitale se sont largement appropriés. Elle explique l'attention soutenue qu'Hardy porte aux affaires ecclésiastiques, dans sa paroisse comme à Rome. La coloration partisane s'y détache nettement par le choix des faits et la tournure polémique du commentaire qui trahit une hostilité viscérale à la bulle Unigenitus et aux jésuites, et une foi inébranlable dans la vérité des miracles du diacre Paris. Le jansénisme ne se réduit cependant pas aux ratiocinations d'un conservateur aigri, mais constitue la clef de son insertion sociale, familiale et professionnelle. Hardy est en effet étroitement lié au monde des militants jansénistes qu'il côtoie quotidiennement dans son entourage professionnel et amical, celui des rédacteurs et éditeurs du journal janséniste clandestin les Nouvelles ecclésiastiques.(...)
Volume dirigé par Pascal Bastien, Sabine Juratic et Daniel RocheTexte établi par Pascal Bastien, Sabine Juratic, Annick Mellerio et Gaël RideauPrésentation de Daniel Roche et Pascal BastienLe portrait de Paris au XVIIIe siècle: c'est ce que nous offre Siméon-Prosper Hardy, libraire de la rue Saint-Jacques, à travers le «Journal» qu'il rédigea quotidiennement pendant plus d'un quart de siècle.«Mes Loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789)» constitue sans doute l'une des sources les plus riches que la littérature de témoignage nous ait laissée du XVIIIe siècle. Par son volume et par son organisation où entrent mêlés documents, extraits, racontars et observations personnelles, il prend place dans la lignée des grands journaux et mémoires d'Ancien Régime. Particulièrement riche pour l'histoire des institutions, de la vie politique, de la société urbaine, de la culture et de la sensibilité avec ses troubles, ses émotions, ses loisirs et ses divertissements, il ouvre au chercheur tout ce que les jours ont pu offrir à l'oeil et à l'oreille d'un petit bourgeois parisien pendant les trente dernières années de l'Ancien Régime.Irrégulière entre 1753 et 1765, la plume de Hardy devient plus vive à partir de 1766; et jusqu'aux premiers mois de la Révolution française, c'est une biographie de Paris saisie au jour le jour qu'elle nous offre, en une «histoire du temps présent» généreusement confiée à la postérité.«Mes Loisirs» connaissent, pour la première fois, une édition intégrale et annotée en 12 volumes.www.journaldehardy.org
Publiés pour la première fois en Allemagne en 1961, Les Cahiers du comte Kessler débutent en 1918 et s?achèvent en 1937. Œuvre d?un diplomate et d?un grand amateur d?art, cet ouvrage constitue un document exceptionnel de l?histoire politique et intellectuelle de l?Allemagne de l?entre-deux guerres. Témoin des dernières heures de la guerre de 1914 et des balbutiements du Reich, fin commentateur politique, Kessler rend également compte de plusieurs de ses entretiens avec nombre d?artistes et de scientifiques célèbres. Ainsi rencontre-t-on Cocteau et Radiguet à Paris lors d?un déjeuner au B?uf sur le toit, Hofmannsthal à Weimar, Thomas Mann, André Gide et Albert Einstein à Berlin.A la faveur de ces Carnets, on assiste également aux confessions de Kessler lorsqu?il apprend le décès de la célèbre danseuse Isadora Duncan, ou encore après la mort de son vieil ami Hofmannsthal. Commentateur politique et artistique, Kessler se fait aussi le rapporteur d?anecdotes passionnantes qui ont le charme de l?intimité des grands hommes: Albert Einstein expliquant les raisons qui le poussent à croire en l?existence de dieu lors d?un diner chez Kessler, le désespoir de Stresemann face à la candidature de Hindenburg.Les Cahiers de celui dont Julien Green disait qu?il avait été cet « allemand d?autrefois, courtois et instruit » révèlent l?horreur et le merveilleux de cette période de l?Histoire où les pires brutes entreprennent la destruction de l?intelligence européenne.
Hardy Siméon-Prosper ; Bastien Pascal ; Juratic Sa
Homme du livre très certainement, Siméon-Prosper Hardy (1726-1806) fut aussi un homme de la rue. Marcheur infatigable au regard acéré et à l'oreille attentive, il observait, écoutait, lisait, annotait et échangeait : au final, cette plume compulsive produisit un immense journal autographe rapportant tout à la fois les grandes préoccupations politiques du siècle et les soubresauts les plus singuliers du quotidien - à un moment où, du reste, le quotidien constituait aussi une grande préoccupation politique. Publié pour la première fois dans son intégralité, le Journal de Hardy peut désormais être compris dans la cohérence d'un véritable projet d'écriture. Consulté par fragments, le Journal révèle des bruits et des rumeurs ; embrassé dans son ensemble, il révèle avec une extraordinaire acuité une ville en crise, bouillonnante et inquiète, prise entre la banalité des jours qui se suivent et la fragilité des vies qui passent. Chaque volume présente une analyse thématique du manuscrit capable de rendre compte de la richesse du Journal en croisant constamment l'événement avec le siècle, et la nouvelle avec l'Histoire. Après avoir exploré le projet d'écriture de Hardy (volume 1), sa sensibilité et ses sociabilités jansénistes (volume 2), sa conscience politique (volume 3), sa conception de l'ordre urbain (volume 4), sa position de libraire et d'homme du livre (volume 5) et son appréhension de l'espace parisien (volume 6), le présent volume interroge la façon dont ce petit notable parisien consomma la rumeur et le bruit public pour fonder un système d'informations complexe et cohérent.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Dernière reine de France, Marie-Antoinette est l'une des femmes françaises les plus connues au monde. Impopulaire de son vivant, adulée aujourd'hui pour son côté furieusement moderne, elle reste l'un des personnages les plus controversés de l'Histoire. "Auguste infortunée" selon Mme de Staël, son destin extraordinaire et sa dignité dans les épreuves ont fait d'elle une héroïne. Jamais reine n'a suscité autant de chansons, pamphlets, témoignages, poèmes, romans, films et expositions. De Mme Campan à Mme de Lamballe en passant par le Prince de Ligne, tous les proches ont écrit pour perpétuer sa mémoire. Les écrivains et essayistes Jules Michelet, Alphonse de Lamartine, Léon Bloy, Victor Hugo, Jean Chalon, Stefan Zweig, les frères Goncourt se sont penchés sur sa vérité. Alexandre Dumas, André Chénier, Heinrich Heine, Fabre d'Eglantine, Chantal Thomas, et bien d'autres, en ont fait une source d'inspiration...
Résumé : Il faut près de deux ans, entre mai 1794 et mars 1796, pour que la France tourne la page de l'insurrection vendéenne. Alors que se poursuit la "guerre sans miséricorde", les premiers pourparlers de paix sont initiés dès le printemps 1794. Cette pacification militaire et politique est un processus complexe qui conduit Républicains et Vendéens à mettre fin à un conflit particulièrement violent et meurtrier. Un tel acte de concorde, qui suppose la réintégration de la Vendée dans le cadre national, ne peut se concevoir sans compromis. Combattants et civils doivent accepter les conditions d'une paix singulière, afin de permettre la reconstruction économique, sociale et morale d'un territoire ravagé. L'histoire de France offre peu d'exemples de pacification d'une guerre civile. A partir de sources souvent inédites, Anne Rolland-Boulestreau explore l'aventure de la jeune République française en quête d'une paix nécessaire en Vendée.
Dans cette fresque, Elisabeth Badinter, observatrice de l'évolution des moeurs et des mentalités, éclaire de façon inédite la société des Lumières, cette "tribu" intellectuelle qui inaugure les Temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Les savants et philosophes qui jusque-là constituaient la République des Lettres travaillaient le plus souvent en vase clos. Assujettis aux institutions, ils n'échangeaient qu'entre eux et pour leur seul profit. Avec l'émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d'une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois "passions" successives qui suscitent rivalités et surenchères au prix d'affrontements parfois terribles. La première de ces passions est le désir de gloire, et à travers lui l'apparition d'une nouvelle figure incarnée par d'Alembert, codirecteur de l'Encyclopédie avec Diderot : celle du philosophe soucieux de s'imposer comme le meilleur, qui aspire tout à la fois à séduire l'opinion et à s'attirer la reconnaissance de ses pairs. C'est ce même d'Alembert qui introduit une deuxième passion : l'exigence de dignité. Ayant conquis notoriété et autonomie aux yeux de leurs contemporains, les encyclopédistes, conscients du savoir dont ils sont les détenteurs, appellent désormais au respect de leur indépendance et se refusent à toute concession à une autorité extérieure. C'est alors qu'on assiste à la naissance et à l'affirmation de leur troisième grande passion : la volonté de pouvoir, représentée par Voltaire avec un courage qui force l'admiration. Autour de lui se forme un vrai parti politique, le parti des philosophes, qui modèle peu à peu la pensée de la bourgeoisie et prépare l'avènement de la Révolution au nom de la justice, de la liberté et de l'égalité entre les hommes. Dans cette étude de grande ampleur, Elisabeth Badinter fournit autant de clés pour comprendre et décrypter l'histoire d'un monde intellectuel dont l'influence sur celui d'aujourd'hui est loin d'être dissipée.
La monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.