Aujourd'hui un enfant nouveau né sur quarante est un jumeau, que ces jumeaux soient fraternels, provenant de deux ovocytes différents avec des génomes distincts oubien identiques lorsqu'ils proviennent d'un seul ovocyte ayant le même génome. Mais le développement des jumeaux fraternels ou identiques suivra-t-il le même rythme que celui des singuliers ? Les jumeaux identiques le sont-ils vraiment ? Ont-ils des différences physiologiques ou psychologiques ? Partagent-ils nécessairement les mêmes maladies ? Quel rôle jouent les parents de jumeaux ? Cette étude sur les jumeaux du point de vue physiologique, anthropologique et sociologique se complète par des témoignages des jumeaux eux-mêmes. C'est toujours un bonheur d'être et d'avoir un jumeau, disent-ils.
L'importance de l'oeuvre d'Olivier Messiaen n'a cessé de croître. Plus de quinze ans après sa mort, on peut mesurer l'empreinte qu'il laisse dans l'ensemble du XXe siècle - et au-delà. Dans un ouvrage paru en 1980, Harry Halbreich commentait avec science et admiration les différentes oeuvres de son "cher maître". Son étude se voit ici rééditée et poursuivie: il y traite les oeuvres composées après 1980, et en particulier les monumentaux Eclairs sur l'Au-delà..., Livre du Saint Sacrement et l'opéra Saint François d'Assise. Le détail des analyses s'accompagne d'une réflexion remarquablement riche sur tous les aspects de l'apport spécifique de Messiaen au langage musical. Le rôle du pédagogue et sa capacité d'éveiller les jeunes talents reçoit un hommage mérité. Une insistance particulière est mise sur le message théologique dont cette musique est l'expression. Le rayonnement de cette immense personnalité est ainsi célébré avec ferveur l'année du centenaire de sa naissance. Biographie de l'auteur Harry Halbreich, qui fit disciple d'Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris, est l'auteur d'Ouvrages sur Honegger; Debussy et de larges contributions aux Guides de la musique symphonique, de la musique de piano, de la musique de chambre (Fayard, Indispensables).
Halbreich-Euvrard Janine ; Shyman Carol ; Shahid L
Résumé : Quelles aspirations chez les cinéastes palestiniens, et chez leurs voisins israéliens ? Quel désespoir et quelle espérance les animent ? Quelles sont leurs craintes, et déjà sur l'utilité de leur travail ? Dix ans après son premier livre "Israéliens, Palestiniens, que peut le cinéma, Carnet de route", Janine EuvrardHalbreich est repartie, accompagnée cette fois de Carol Shyman, en Palestine et en Israël. Comme un carnet de route, l'ouvrage donne la parole à une vingtaine de cinéastes palestiniens et israéliens. A travers les premiers, il laisse entendre le désespoir et le manque d'avenir de toute une société palestinienne désabusée et dégoutée souvent par des gouvernants qui l'ont abandonnée. Du côté israélien, il témoigne de la lassitude, du désespoir de certains militants face à une dérive de plus en plus droitière de la société, du ras-le-bol de beaucoup de ne pas vivre une vie normale, de la montée d'un racisme de plus en plus palpable dans les commentaires de certains. Au cours de ce "road movie", dans les chambres d'hôtes, les restaurants, les transports, les auteurs cinéphiles racontent les retrouvailles avec certains de leurs intimes, revus après des années, retrouvailles douloureuses parfois. Deux articles de fond sur l'histoire des cinémas israélien et palestinien, confiés à la chercheuse Yael Munk et Laure Fourest, complètent l'exploration.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.