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Levinas à Jérusalem
Hansel Joëlle
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782252036419
Seize universitaires américains, européens et israéliens, réunis en 2002 à Jérusalem à l'initiative de Joëlle Hansel, Shalom Rosenberg, Richard A. Cohen et Ami Bouganim, interrogent l'ensemble de l'oeuvre d'Emmanuel Levinas (1906-1995): ses écrits philosophiques, études phénoménologiques, essais sur le judaïsme, lectures talmudiques, commentaires de textes littéraires ou poétiques, réflexions sur des questions d'actualité, prises de position à l'égard de courants ou d'idéologies contemporains (structuralisme, psychanalyse, marxisme, ethnologie, science des religions...) et textes sur l'art. Des questions majeures servent de trait d'union entre ces études: la relation de Levinas à Husserl et Heidegger; le problème de la subjectivité; intersubjectivité et altérité; le Tiers, la justice et l'Etat; le sionisme et l'Etat d'Israël; théologie et religion; l'herméneutique talmudique de Levinas; sa conception du judaïsme. Biographie de l'auteur Joëlle Hansel, ancienne élève de l'École normale supérieure, enseigne la philosophie à l'Université hébraïque de Jérusalem; elle est membre fondateur du Centre Raïssa et Emmanuel Levinas (MOFET, Jérusalem) et de la Société internationale de recherches Emmanuel Levinas (SIREL, Paris).
La notion d'altérité est au coeur de la philosophie d'Emmanuel Levinas, il a ouvert une voie originale en faisant de l'éthique la philosophie première. En concevant la responsabilité pour autrui comme la structure même de la subjectivité, il a élaboré une approche nouvelle du temps, de la liberté ou du langage, exposée dans son oeuvre philosophique et présente dans ses Lectures talmudiques et ses essais sur le judaïsme. Cet ouvrage retrace la genèse et le développement de son éthique
Hansel Boris ; Debbasch Anne ; Debbasch Caroline ;
Un guide conçu pour vous reconnecter à l'essentiel : votre bien-être, votre plaisir, et une nutrition qui vous correspond vraiment. Si manger est un plaisir, c'est aussi un acte de santé qui correspond à une spécialité médicale trop souvent galvaudée : la nutrition. Tout cela peut être source de confusion : injonctions, conseils contradictoires, idées reçues... Ce livre a été écrit pour vous aider à redevenir acteur de vos choix alimentaires. Ni dogmes ni recettes miracles, mais des repères simples et fiables pour comprendre ce qui fonctionne pour vous. Faut-il manger trois repas par jour ? Sauter le petit déjeuner si vous n'avez pas faim ? Réellement éviter les desserts ? Ce livre vous apporte des réponses concrètes, basées sur la médecine et la science, pour retrouver confiance en vos sensations et vos décisions.
Totalité et infini (1961), oeuvre majeure d'Emmanuel Levinas, est l'exposé de l'éthique de l'altérité qui a fait de lui l'une des figures les plus marquantes de la philosophie du XXe siècle. Dans la trace de lectures multiples (Husserl, Heidegger, Descartes, Platon ou encore Rosenzweig), il y déploie une philosophie éthique qui se départit de tout fondement ontologique. Si Totalité et infini est bien une "oeuvre de ruptures", c'est qu'elle se donne pour projet de rompre avec l'histoire de la philosophie qui donne le primat au même et à la totalité. Penser l'existence, l'advenue au monde et sa signification, à partir de la présence d'autrui, tel est l'ambitieux projet d'Emmanuel Levinas. Ne plus inscrire le "Je" comme fondement de la pensée, tel est son geste révolutionnaire. La relance du motif fondamental de l'"il y a", les gestes de rupture avec la figure de la totalité et certaines traditions de la phénoménologie, de l'épistémologie, voire de la philosophie analytique, l'actualité de l'oeuvre et l'apport pratique de Totalité et infini à l'interprétation du monde contemporain (justice, politique, éducation), le dialogue entre Totalité et infini et des pensées qui ont nourri ou qui ont croisé certains motifs de la pensée de Levinas - Henri Bergson, René Girard, Maurice Blanchot : tels sont les enjeux explorés dans ce livre.
Vladimir Jankélévitch (1903-1985), fils d'un médecin russe qui a traduit Freud, Hegel et Schelling en français, est un métaphysicien novateur, un philosophe de l'art et de la morale. Philosophe engagé, il est un peu oublié aujourd hui, et son oeuvre, pourtant très étendue (du Bergson au Paradoxe de la Morale, en passant par L'Odyssée de la conscience dans la dernière philosophie de Schelling) mérite largement qu'on s'intéresse à elle, notamment en raison du « besoin » de morale qui se fait sentir en ce début de XXIe siècle.Cet ouvrage s'inscrit dans ce renouveau des études jankélévitchiennes. Il a l'ambition de contribuer à faire reconnaître, au-delà du cercle des spécialistes, la grandeur et la créativité d'une philosophie un peu en marge. Son idée directrice tient dans le paradoxe d'une pensée qui exalte l'intangible et l'ineffable (le « charme », le « je-ne-sais-quoi » et le « presque rien »), tout en étant une philosophie du Faire et de l'obligation morale.Il comprend cinq parties. Après une introduction générale et une biographie de Jankélévitch, il traite successivement de sa « manière » de philosopher, de sa métaphysique, de sa morale, de son esthétique et de ses engagements. Il situe son oeuvre dans le contexte des courants propres à la philosophie du XXe siècle: le bergsonisme; le retour « vers le concret » prôné par Jean Wahl; la renaissance de l'ontologie (Heidegger mais aussi, en France: Louis Lavelle, Gabriel Marcel, Emmanuel Levinas...); le renouveau de la morale dont il a été l'artisan, avec Emmanuel Levinas.À partir des écrits d avant-guerre de Jankélévitch, il décrit également la manière dont s'est opérée la genèse de sa pensée, et dont s'est constitué le noyau de sa métaphysique et de sa morale.Exclu en décembre 1940 de l'enseignement supérieur par le Statut des juifs promulgué par le gouvernement de Vichy, Jankélévitch a été témoin des horreurs nazies. La dernière partie de l'ouvrage propose l'examen de sa conception du fait d'être juif, et insiste sur deux points: la distinction tout à fait originale faite entre le racisme et l'antisémitisme; la lutte incessante contre l'oubli de la Shoah et la prescription des crimes nazis. Sont confrontées à ce propos les vues développées dans ses écrits philosophiques le traité sur Le Pardon et dans ses textes militants L'Imprescriptible en montrant leur profonde unité.Cet ouvrage comporte également un index des noms propres et des notions, un glossaire et une bibliographie.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.