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Hans Werner Henze. La musique toujours recommencée
Torrens Philippe
MINERVE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782869311879
Alors que l'on s'apprête à fêter le centième anniversaire de sa naissance, le compositeur allemand Hans Werner Henze (1926-2012), dont le génie pour l'opéra a marqué la plupart des grandes scènes internationales, mérite d'être mieux connu du public français. Parmi les courants de la seconde moitié du XXe siècle, son itinéraire est plutôt singulier. Présent dès 1946 aux cours d'été de Darmstadt qui donneront naissance à l'avant-garde sérielle (Boulez, Stockhausen, Nono), il ne suivra pas cette tendance, préférant se frayer son propre chemin, où se rejoignent l'héritage de Schönberg et celui de Stravinsky. Il devient dès lors ce que Benjamin Britten a été pour la génération précédente : un compositeur peu enclin aux expérimentations radicales mais résolument moderne, tourné vers le lyrisme, et qui réinvente les formes classiques dans de nombreuses oeuvres, comme Le Prince de Hombourg (livret d'Ingeborg Bachmann d'après Kleist), Elégie pour de jeunes amants (livret de W. H. Auden et Chester Kallman), dans des ballets, comme Undine, chorégraphié par Frederick Ashton, Maratona di danza, spectacle conçu par Luchino Visconti, à quoi s'ajoutent dix symphonies, divers concertos, cinq quatuors à cordes et plusieurs partitions pour le cinéma (L'Honneur perdu de Katharina Blum de Volker Schlöndorff, L'Amour à mort d'Alain Resnais...). Sa création illustre son engagement social et politique - une constante dans sa vie d'homosexuel déclaré et d'ennemi de toutes les oppressions, après une jeunesse où il a fait la dure expérience du nazisme et de la guerre. Mais Henze initie en outre un public plus large à la musique de son temps en substituant aux habituels festivals des manifestations d'un type nouveau, associant étroitement la population locale, pratique imaginative qui ne peut que séduire le mélomane d'aujourd'hui.
L'oeuvre met en scène l'idée de l'exil de la mémoire, de la mémoire exilée. Ulysse traverse le temps mais est traversé par tous les crimes commis au nom du pouvoir, de l'argent, de la religion, comme une ronde incessante. Ulysse dans ses variations connaît une situation de solitude extrême, dans un monde qu'il a contribué à construire et qu'il aspire à faire renaître en se débarrassant de tout ce qui fait de lui un assassin. " Il était une fois un héros mythique qui arrive dans son humanité sans s'y attendre. "
César est mort assassiné, mais la république romaine est blessée, elle ne parvient pas à guérir des maux qui la gangrènent: la lutte pour s'arracher ses riches dépouilles reprend de plus belle. Antoine se montre l'homme fort du printemps 44: il écarte en douceur les meurtriers de César, écrase brutalement les césariens extrémistes de la plèbe romaine, amadoue le sénat et flatte les militaires. Mais Octave arrive à Rome et bouleverse la donne: César a fait de lui l'héritier de son nom et de sa fortune, et ce jeune homme de dix-huit ans exploite ces avantages pour conquérir le soutien de la plèbe romaine, désireuse de venger le dictateur. Il réussit en quelques mois à ébranler la suprématie d'Antoine. C'est alors que le sénat, entraîné par Cicéron, se laisse tenter par un coup audacieux: s'allier avec le jeune héritier de César pour éliminer Antoine. Mais il perd la partie au moment où il pense l'avoir gagnée: après la victoire sur Antoine, le petit jeune homme que le sénat croyait manipuler à sa guise devient le principal acteur de son ultime et pitoyable déroute. Le sénat mis au pas, Octave ne peut que se réconcilier provisoirement avec les autres chefs césariens pour éliminer leurs ennemis communs à Rome puis en Orient, où Brutus et Cassius ont rassemblé des forces considérables. Appien est le seul historien antique à relater de façon aussi détaillée les événements complexes de cette année décisive, dans un récit à la fois concis et vivant suggérant une vision synthétique claire - et, en cela même, parfois discutable - des derniers mois de la République Romaine.
La République romaine meurt, mais ne se rend pas vite: il faut à Appien les cinq livres des Guerres civiles pour raconter sa longue agonie. Le livre III se termine par la blessure mortelle qu'en août 43 lui inflige Octave, quand il force Rome à l'élire consul. Le livre IV s'ouvre sur ce qui ressemble à un coup de grâce, l'instauration du Triumvirat. Octave, Antoine et Lépide s'octroient tous les pouvoirs et procèdent à une nouvelle "proscription": la liste des individus à décapiter contre récompense est affichée et toute solidarité avec eux interdite. Contre les massacreurs, les proscrits inventent des cachettes, des moyens de fuir, ou bien meurent, parfois crânement. Le courage de leurs proches, voire de leurs esclaves, en sauve certains. Lâcheté, trahison et cruauté se donnent libre cours, mais la République vit encore. Sextus Pompée contrôle la Sicile et dirige une flotte. Brutus et Cassius, chefs du complot contre César, ont rassemblé des armées considérables et sont maîtres des riches provinces de l'Orient grec, alors que les triumvirs ne tirent rien de l'Italie et de l'Occident, exsangues. La lutte finale a lieu à l'automne 42, à Philippes, au nord de la Grèce. Appien évoque d'abord cette période de sang et de fureur par une longue suite de brefs tableaux retraçant le destin des proscrits, puis il peint une grande fresque de la confrontation finale, sans cacher où vont ses sympathies. Quand il écrit, la République est morte depuis deux cents ans, mais son souvenir alimente toujours la réflexion morale et politique.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.