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Les guerres civiles à Rome. Tome 3
APPIEN/TORRENS
BELLES LETTRES
31,01 €
Épuisé
EAN :9782251339399
César est mort assassiné, mais la république romaine est blessée, elle ne parvient pas à guérir des maux qui la gangrènent: la lutte pour s'arracher ses riches dépouilles reprend de plus belle. Antoine se montre l'homme fort du printemps 44: il écarte en douceur les meurtriers de César, écrase brutalement les césariens extrémistes de la plèbe romaine, amadoue le sénat et flatte les militaires. Mais Octave arrive à Rome et bouleverse la donne: César a fait de lui l'héritier de son nom et de sa fortune, et ce jeune homme de dix-huit ans exploite ces avantages pour conquérir le soutien de la plèbe romaine, désireuse de venger le dictateur. Il réussit en quelques mois à ébranler la suprématie d'Antoine. C'est alors que le sénat, entraîné par Cicéron, se laisse tenter par un coup audacieux: s'allier avec le jeune héritier de César pour éliminer Antoine. Mais il perd la partie au moment où il pense l'avoir gagnée: après la victoire sur Antoine, le petit jeune homme que le sénat croyait manipuler à sa guise devient le principal acteur de son ultime et pitoyable déroute. Le sénat mis au pas, Octave ne peut que se réconcilier provisoirement avec les autres chefs césariens pour éliminer leurs ennemis communs à Rome puis en Orient, où Brutus et Cassius ont rassemblé des forces considérables. Appien est le seul historien antique à relater de façon aussi détaillée les événements complexes de cette année décisive, dans un récit à la fois concis et vivant suggérant une vision synthétique claire - et, en cela même, parfois discutable - des derniers mois de la République Romaine.
Résumé : Appien (95-165 après J-C) écrivit, en grec, une Histoire romaine en 24 livres allant des origines de la conquête romaine jusqu'au règne d'Antonin le pieux, son contemporain. Pour embrasser un sujet aussi étendu, Appien organise son récit non suivant la chronologie mais suivant la géographie, ou selon ses propres termes, kata ethnos, par nation. Une telle méthode, synthétique, permet en outre d'envisager de mêmes événements sous différents points de vue, comme l'atteste le Livre Syriaque dont nombre de sujets sont aussi traités dans le Livre Mithridatique. Appien y traite d'Antiochos le grand, de ses ambitions de conquête, des luttes contre les troupes romaines de Scipion l'"Asiatique", avant de se consacrer au royaume de Syrie depuis sa fondation par Séleucos jusqu'à son déclin, consommé par la transformation en province romaine. Riche en récits de bataille, en complots, en rebondissements, voire en prodiges, ce Livre Syriaque est aussi instructif que passionnant. Ce volume, le VIe de notre édition d'Appien, présente le onzième livre de l'Histoire Romaine. Celui-ci est précédé d'une notice informée et exhaustive, situant le livre XI dans l'économie générale de l'oeuvre tout en interrogeant le contexte spécifique de sa rédaction. Un plan permettant de circuler aisément dans un texte parfois dense est proposé, tandis que la chronologie est discutée. Les événements sont mis en perspective avec les autres récits qui nous en sont parvenus, notamment ceux de Tite-Live. L'histoire de la tradition manuscrite fait l'objet d'une analyse détaillée. Des notes éclairent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. Texte établi et traduit par Paul Goukowsky.
Une grande partie de l'oeuvre d'Appien, considérable au départ, étant perdue, la première partie de l'ouvrage tente d'expliquer dans quelles conditions et pour quelles raisons des livres entiers ont disparu ou n'ont été conservés qu'à l'état de fragments. Par un heureux hasard, la Préface de l'Histoire Romaine est parvenue intacte jusqu'à nous et ce texte essentiel est présenté, traduit et commenté. Appien voulait exposer au lecteur le lent processus qui avait conduit à la création de l'empire romain en relatant les péripéties de la conquête de chacune des provinces, et tout particulièrement de l'Egypte, sa patrie. Par la même occasion, il était amené à traiter des guerres civiles, au terme desquelles les Romains avaient abandonné le régime républicain et adopté une monarchie donnant satisfaction aux notables provinciaux. Les cinq premiers livres, partant de l'époque des rois, sont malheureusement perdus, mais des fragments ou des résumés permettent d'en deviner l'architecture.
Résumé : Le récit se divise en deux grandes parties. La première couvre la période allant des lendemains de Philippes jusqu'à la conclusion de la paix de Baïes (novembre 42-39 avant J-C). Ces années furent marquées par la guerre de Pérouse, qui opposa le jeune César à Lucius Antonius, frère d'Antoine (II, 4 - LXXVI, 324). La seconde période, allant de la rupture de cette paix jusqu'à la mort de Sextus Pompée (39-35 avant J-C), est centrée sur la guerre de Sicile, qui opposa César au dernier fils du Grand Pompée (LXXVII, 325 - CXLIV, 600). Dans une conclusion tout aussi brève (CXLV, 602), Appien rappelle que les guerres menées ensuite par le jeune César en Illyrie avaient été traitées séparément dans le livre Illyrien, appendice du Livre Macédonien. Le Livre V étant le dernier de la série des Guerres Civiles, Appien prend soin d'avertir son lecteur de l'approche du dénouement. La bataille d'Actium est annoncée à plusieurs reprises. Ainsi, à la fin de la guerre de Sicile, les ambassadeurs de Sextus Pompée conseillent à Antoine d'accepter les services du vaincu, en faisant valoir qu'il disposera ainsi d'un "parti suffisamment puissant pour la guerre à venir, laquelle était imminente". Négociant avec Furnius les conditions de sa reddition, Pompée expliquait lui-même que, si Antoine faisait l'erreur de le combattre, c'était qu'il "ne prévoyait pas la guerre qui le menaçait". Dès la préface, Appien suggérait d'ailleurs les conséquences désastreuses de la rupture en qualifiant de fatale la passion d'Antoine pour Cléopâtre. Par de telles prolepses, le livre V annonce et prépare les Egyptiaques, livres perdus dans lesquels étaient relatées les opérations qui avaient abouti à la réduction de l'Egypte en province romaine et à l'instauration de la monarchie. L'ensemble du livre V est placé sous le signe du Destin. Maintenu dans l'attente du combat final entre César et Antoine, le lecteur voit les triumvirs conclure entre eux des accords éphémères et assiste à l'agitation inutile de personnages en sursis. Pour Appien, l'Histoire est un processus linéaire dans lequel les événements s'enchaînent et s'orientent vers un résultat prédéterminé par le Destin : le retour de la monarchie, annoncé par les devins étrusques dès l'époque de Sylla, approche enfin et le jeune César, quoi qu'il fasse, en sera l'instrument, la fin concomitante de la monarchie des Lagides, la dernière héritière d'Alexandre, confirmant sans doute que l'Empire du monde était définitivement passé des Macédoniens aux Romains. Ancienne élève de Paul Goukowsky, éditeur de sept tomes de l'Histoire romaine publiés à dans la CUF, Maud Etienne-Duplessis est membre de l'équipe de recherches Hiscant-Ma (Histoires et cultures de l'Antiquité et du Moyen Age) de l'université Nancy-II.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.