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Histoire romaine. Tome 6, Livre XI, Le livre syriaque, Edition bilingue français-grec ancien
APPIEN
BELLES LETTRES
85,00 €
Épuisé
EAN :9782251005393
Appien (95-165 après J-C) écrivit, en grec, une Histoire romaine en 24 livres allant des origines de la conquête romaine jusqu'au règne d'Antonin le pieux, son contemporain. Pour embrasser un sujet aussi étendu, Appien organise son récit non suivant la chronologie mais suivant la géographie, ou selon ses propres termes, kata ethnos, par nation. Une telle méthode, synthétique, permet en outre d'envisager de mêmes événements sous différents points de vue, comme l'atteste le Livre Syriaque dont nombre de sujets sont aussi traités dans le Livre Mithridatique. Appien y traite d'Antiochos le grand, de ses ambitions de conquête, des luttes contre les troupes romaines de Scipion l'"Asiatique", avant de se consacrer au royaume de Syrie depuis sa fondation par Séleucos jusqu'à son déclin, consommé par la transformation en province romaine. Riche en récits de bataille, en complots, en rebondissements, voire en prodiges, ce Livre Syriaque est aussi instructif que passionnant. Ce volume, le VIe de notre édition d'Appien, présente le onzième livre de l'Histoire Romaine. Celui-ci est précédé d'une notice informée et exhaustive, situant le livre XI dans l'économie générale de l'oeuvre tout en interrogeant le contexte spécifique de sa rédaction. Un plan permettant de circuler aisément dans un texte parfois dense est proposé, tandis que la chronologie est discutée. Les événements sont mis en perspective avec les autres récits qui nous en sont parvenus, notamment ceux de Tite-Live. L'histoire de la tradition manuscrite fait l'objet d'une analyse détaillée. Des notes éclairent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. Texte établi et traduit par Paul Goukowsky.
La République romaine meurt, mais ne se rend pas vite: il faut à Appien les cinq livres des Guerres civiles pour raconter sa longue agonie. Le livre III se termine par la blessure mortelle qu'en août 43 lui inflige Octave, quand il force Rome à l'élire consul. Le livre IV s'ouvre sur ce qui ressemble à un coup de grâce, l'instauration du Triumvirat. Octave, Antoine et Lépide s'octroient tous les pouvoirs et procèdent à une nouvelle "proscription": la liste des individus à décapiter contre récompense est affichée et toute solidarité avec eux interdite. Contre les massacreurs, les proscrits inventent des cachettes, des moyens de fuir, ou bien meurent, parfois crânement. Le courage de leurs proches, voire de leurs esclaves, en sauve certains. Lâcheté, trahison et cruauté se donnent libre cours, mais la République vit encore. Sextus Pompée contrôle la Sicile et dirige une flotte. Brutus et Cassius, chefs du complot contre César, ont rassemblé des armées considérables et sont maîtres des riches provinces de l'Orient grec, alors que les triumvirs ne tirent rien de l'Italie et de l'Occident, exsangues. La lutte finale a lieu à l'automne 42, à Philippes, au nord de la Grèce. Appien évoque d'abord cette période de sang et de fureur par une longue suite de brefs tableaux retraçant le destin des proscrits, puis il peint une grande fresque de la confrontation finale, sans cacher où vont ses sympathies. Quand il écrit, la République est morte depuis deux cents ans, mais son souvenir alimente toujours la réflexion morale et politique.
Résumé : Ce livre, le IVe de la série des Guerres Civiles, s'insère entre les livres III et V, déjà publiés dans la Collection des Universités de France. Il couvre moins de deux années (fin de 43 et 42 av. J.-C.), mais il s'agit d'une période particulièrement importante puisque, après la défaite et la mort de Brutus et de Cassius à Philippes, la constitution républicaine de Rome a reçu un coup fatal. Appien avait conscience de l'importance capitale de ce tournant tragique et il apporta à la rédaction de ce livre un soin particulier. Ce livre est particulièrement important du point de vue historique car c'est le récit le plus détaillé qui soit parvenu jusqu'à nous non seulement des événements survenus à Rome et en Italie, mais aussi de ceux qui se déroulèrent en Afrique, en Asie Mineure et en Syrie jusqu'à l'ultime confrontation aux confins de la Thrace et de la Macédoine. S'appuyant sur des sources contemporaines, dont l'Autobiographie d'Auguste, il relate avec une louable objectivité les agissements des protagonistes du conflit, soulignant les mérites des vaincus, mettant en valeur l'indomptable énergie d'Antoine et ne prêtant pas à Octavien, affaibli par la maladie, des exploits dont il était bien incapable. Pour bien faire comprendre au lecteur les motivations des uns et des autres, Appien a composé de nombreux discours qui permettent en particulier à Cassius de justifier son action et de clamer haut et fort que Brutus et lui ne se battent pas pour le pouvoir mais pour la défense des institutions républicaines. Antoine de son côté souligne qu'Octavien et lui ont reçu la mission de punir les assassins de César et qu'il doivent aller jusqu'au bout, malgré la difficulté de l'entreprise. Appien a même fait parler une dame romaine, Hortensia, qui défend les droits de ses compagnes auxquelles les Triumvirs ont imposé une contribution financière contraire à l'usage. Ces discours, d'excellente qualité, montrent qu'Appien avait reçu une solide formation rhétorique, et le fait qu'il ait préféré le barreau à l'enseignement ne lui a rien fait perdre de son savoir-faire. Ce livre se singularise également par l'importance accordée aux anecdotes, qui illustrent non seulement les horreurs de la proscription mais aussi les paradoxes de la condition humaine. Ces anecdotes, choisies parmi les plus extraordinaires, montrent la grandeur d'âme des uns, la vilenie des autres, certaines, comme le récit de la mort de Cicéron, méritant de figurer en bonne place dans une anthologie. Les destins individuels sont ainsi pris en compte dans la Grande Histoire, ce qui est rare. Si la terreur règne à Rome et en Italie, la situation n'est pas meilleure dans les territoires contrôlés par Brutus et Cassius. Appien insiste, peut-être à l'excès, sur les misères qui frappèrent ceux qui osèrent résister à leurs exigences. Les Rhodiens furent dépouillés de tous leurs biens, mais leur sort fut meilleur que celui des habitants de Xanthos, en Lycie, qui préférèrent le suicide collectif à la soumission. Là encore, Appien écrit de belles pages, empreintes de pathétique. Il s'agit donc d'un livre qui diffère sensiblement de ceux qui l'entourent, dans la mesure où l'auteur ne se contente pas de raconter sèchement l'histoire politique et militaire de la période qu'il traite. Il a également cherché à donner un sens aux événements, en faisant parler les acteurs principaux, et montrer l'atrocité d'une période aux cours de laquelle les Romains se battent les uns contre les autres tandis que leurs sujets, qu'ils prennent parti ou s'y refusent, doivent payer un lourd tribut et endurer les pires misères. Cet ouvrage très travaillé, avec de grands moments comme le suicide de Brutus, un "beau livre" méritait amplement d'être édité sur des bases nouvelles et traduit en langue française aussi exactement que possible. La Notice, comme il est de règle dans la C.U.F. , expose succinctement les principaux problèmes posés par ce texte parfois d'interprétation difficile, que viennent éclairer des Notes complémentaires.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français