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Focalisation(s). Saillance dans les langues : lexique, syntaxe, prosodie
Cappeau Paul ; Hanote Sylvie
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753520998
Dans toutes les langues on observe parfois la nécessité de mettre en relief une information particulière à l'intérieur d'un énoncé, soit à des fins de mise en contraste, soit à des fins d'emphase. La notion de focalisation permet de rassembler un ensemble de procédés linguistiques qui concourent à ce but : procédés syntaxiques (clivage, antéposition, postposition), lexicologiques et morphologiques, ou encore intonatifs. Cette notion de focalisation, longtemps ignorée des dictionnaires de linguistique et des grammaires, est devenue depuis quelques années un concept descriptif précieux sous l'influence notamment des travaux de linguistique générale. L'originalité du présent volume tient à la diversité des contributions rassemblées qui offrent un large panorama au lecteur : la pluralité des approches théoriques permet des analyses et des éclairages multiples et la diversité des domaines explorés (prosodie, syntaxe, lexicologie et morphologie) élargit la gamme des opérations recensées. La prise en compte de plusieurs langues (anglais, français et grec) fait ressortir les procédés généraux inhérents aux contraintes que soulève toute langue et les modes d'organisation plus spécifiques à une langue en particulier, spécificités dont le traducteur doit tenir compte dans le passage d'une langue à une autre. La grande variété des données utilisées, orales, écrites, appartenant à des genres différents, produites par des locuteurs professionnels ou non, élargit le champ d'investigation et apporte de nombreux faits inédits. Les lecteurs trouveront dans ces pages l'analyse de certains choix opérés par les langues lorsqu'il convient de singulariser une information ainsi que la comparaison de différents outils langagiers mis au service de l'expression de la focalisation.
N'étant plus soumis au pouvoir d'un Dieu suprême créateur, l'homme peut tout faire car il a le dernier mot sur tout. Et pourtant cette liberté de l'homme aura révélé l'autre face tragique de la révolte contre l'idée d'un Dieu bon et puissant. Une révolte qui aura conduit au pire mal absolu : le meurtre de son semblable. La mort a donc perdu de son caractère naturel mais elle est devenue un fait imposé par l'homme à l'homme.
Aleksandrova Angelina ; Cappeau Paul ; Meyer Jean-
Evoquer la carrière et donner un aperçu des multiples domaines dans lesquels s'est exercé le talent de Catherine Schnedecker a nécessité de s'appuyer sur quelques mots clés et de faire appel à divers humains qui ont croisé (généralement avec bonheur) sa route. Les seize contributions rassemblées dans ce volume ont été disposées en trois parties qui reflètent des axes majeurs de la recherche de Catherine Schnedecker. Tout d'abord, la sémantique référentielle, illustrée par des études mettant en valeur l'intérêt d'une dimension diachronique dans la description de certaines formes, l'importance de la prise en compte des genres et une réflexion sur le discours scolaire. Ensuite, la sémantique lexicale, ici centrée sur les noms d'humains, permet de rassembler des études manifestant la richesse et la variété de ce champ de recherche, lequel conduit souvent à interroger et améliorer les critères d'analyse retenus. Enfin, la dernière partie est consacrée aux indices de la cohésion discursive, notamment à travers les marques de la structuration et de la progression du texte.
Si le principe démocratique reste pour l'auteur une énigme, vouloir l'appliquer tel que nous le connaissons au continent africain retourne à l'évidence d'une gageure presque insurmontable. Voilà une doctrine politique qui tamise et arbitre selon ses propres codes les dignités des hommes, qui, par élimination, dit qui dans un peuple doit mériter le respect et qui doit en être privé. La doctrine démocratique, dans les faits, est depuis des lustres tombée en disgrâce. Mais son péché caché est à demi pardonné quand on sait qu'il n'est point de mode de gouvernance qui puisse la suppléer ! Et si les nations africaines n'ont eu d'autres choix que de tenter d'épouser, depuis leur indépendance, ce mode de gouvernance, c'est bien parce qu'il était suffisamment opaque pour que chacun puisse s'en accommoder. Alain Cappeau tente ici de nous faire comprendre d'une manière très pédagogique en quoi le continent africain est une terre de négation des valeurs démocratiques, telles qu'elles existent dans l'inconscient collectif, et pourquoi et comment les nations africaines d'hier et d'aujourd'hui ont tiré et tirent encore leur autoritarisme exacerbé de leurs racines coloniales. Cet ouvrage est avant tout un questionnement quant à la nature de l'âme de deux modèles, celui d'une doctrine sociopolitique et celui d'un continent-nation, qui n'ont d'autre alternative que de s'approprier et de se tolérer l'un l'autre en s'acceptant pour la postérité, car la sagesse, dit-on, celle qui donne sens à la vie, commence par la traduction de l'impossible en possible.
Tyne Henry ; Bilger Mireille ; Cappeau Paul ; Guér
Cet ouvrage réunit des articles autour de différents questionnements que suscite la prise en compte de la variation en français aujourd'hui. Il apparaît plus que jamais que l'étude de la variation, ayant contribué à élargir le périmètre de la sociolinguistique, investit progressivement différents domaines et branches de la linguistique et de la linguistique appliquée. Organisé en six sections (Aborder la variation, Sociolinguistique historique, Contact des langues, Etudes du français parlé, Oral et écrit, Acquisition et enseignement), cet ouvrage a pour objectif de présenter différentes études portant sur la variation en relation avec les travaux de Françoise Gadet mais également dans une perspective plus large.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.