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Les clous du fakir
Hanot Pierre
FAYARD
24,70 €
Épuisé
EAN :9782213643298
Un homme pleure. Star de la scène rock alternative, il a tenté de concilier passion et famille, mais "sex, drugs and..." n'est pas un mythe, et la scène et sa folie de vivre ont tout emporté. Lorsque sa fille disparaît brutalement, ce père sombre dans un désir effréné de vengeance. Planter le monstre qui lui a pris son enfant, l'effacer, pour faire taire la douleur de n'avoir pas su la protéger. Il fonce et s'enfonce dans cette pulsion contradictoire où plus rien, quoi qu'on en dise, n'est ni blanc ni noir. Car il faut survivre à la perte de l'autre, et en porter la culpabilité. D'une écriture dense et musclée, au fil des souvenirs d'un père déchiré entre la rage d'aimer et celle de tuer, Pierre Hanot, chanteur guitariste, auteur remarqué de Rock'n taules (Le Bord de l'eau) et de romans noirs, nous entraîne dans les méandres de l'âme humaine.
Résumé : En écrivant ses Pensées, Marc Aurèle bâtit en lui-même une citadelle inaccessible aux troubles des passions. Mais cette citadelle, où règne la sérénité, n'est pas une tour d'ivoire dans laquelle il se réfugierait en un égoïsme transcendant, elle est bien plutôt à la fois le haut lieu, d'où l'on accède à un immense champ de vision, et la base d'opérations qui permet d'agir au loin. Autrement dit, les Pensées sont le livre d'un homme d'action, qui cherche la sérénité, parce qu'elle est la condition indispensable de l'efficacité, et pour qui l'action humaine n'a de valeur profonde et durable que si elle s'insère dans la perspective du Tout de l'Univers et de la communauté de tous les hommes. Mais une telle attitude n'est autre que le stoïcisme lui-même, précisément sous la forme sous laquelle Epictète l'avait révélé à Marc Aurèle. Lorsque l'empereur s'efforce dans son livre de pratiquer trois disciplines fondamentales : voir la réalité telle qu'elle est, en se libérant de tout préjugé passionnel, accepter avec amour les événements tels qu'ils résultent du cours général de la Nature, agir au service de la communauté humaine, il ne fait rien d'autre que de s'exercer dans les trois parties de la philosophie telles qu'Epictète les avait définies. Les Pensées s'organisent autour de ce schéma ternaire. C'est pourquoi la présente introduction aux Pensées de Marc Aurèle pourra être lue en un certain sens comme une introduction au stoïcisme antique. N'y aurait-il pas finalement un stoïcisme éternel qui, à travers le temps et l'espace, serait l'une des attitudes possibles de la conscience humaine ? P.H.
Résumé : Bipolaire, Zoran vit d'amours passagères et de désillusions. Jusqu'au jour où il croit toucher le pactole en faisant main basse sur treize kilos de "Vendredi 13", une came nouvelle génération, la Rolls-Royce de la défonce... Poursuivi par une armada de motards néo-nazis qui veulent récupérer la poudre, coincé entre le marteau de la mafia et l'enclume des flics, Zoran apprendra à ses dépens qu'on ne jongle pas impunément avec la chance. Et que nul ne s'improvise dealer ni porte-flingue.
Paris. Résistant verres après verres contre la dictature de la santé et la prohibition, une bande de paumés défie le nouveau pouvoir en place. Action Directe chez les poivrots, l'alcool au bout du fusil, rouler bourré, l'intoxication comme seule revendication terroriste. De l'ivresse festive à l'adduction de la violence, ce groupuscule de rebelles cédera aux pièges de la clandestinité pour basculer dans la fascination de l'autodestruction. Roman noir aux éclats de larmes, vertige de la descente aux enfers où fraternité imbibée et amours en désespérance se côtoient sans pudeur. Les Hommes sont des icebergs est aussi un polar interactif dont le même scénario est décliné au scalpel par trois personnages différents. Jeu de miroirs schizophrénique porté par une écriture de chair et de sang... Pierre Hanot a écrit un roman noir, un polar interactif fondé sur un concept original : la problématique des groupes terroristes clandestins transposée dans un rapport à l'alcool (escalade, culpabilité, rapport faussé à la réalité, adduction de la violence). Ce roman est un récit interactif décliné par trois personnages différents mis en lumière par une écriture rare, reconnue par les médias à travers Rock'n taules. L'écriture au couteau de Pierre Hanot, emportée parfois par des vagues de poésie et de flamboyance, se rapproche de celle d'Audiard dans la vérité des tons, des expressions et l'art des dialogues avec des personnages de chair et de sang... une écriture des tripes et du coeur.
Dans la vie, il y a les vautours, les faisans et les pigeons, à nous les poulets de trier tout ça à la volière ! " Porté par l'écriture punchy de Pierre Hanot et joyeusement illustré par Yan Lindingre, ce truculent recueil de 13 nouvelles noires entrecroise les avatars de gendarmes, braqueurs, policiers de la BAC, dealers, membres du GIGN, ex-taulards, flics ou truands, gardiens d'une paix toute relative ou piètres losers. De Paris à Marseille, Toulouse à Bogota, Tokyo à Nîmes, n'est pas Rambo ni héros qui veut.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).