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Les hommes sont des icebergs
Hanot Pierre
BORD DE L EAU
16,30 €
Épuisé
EAN :9782915651515
Paris. Résistant verres après verres contre la dictature de la santé et la prohibition, une bande de paumés défie le nouveau pouvoir en place. Action Directe chez les poivrots, l'alcool au bout du fusil, rouler bourré, l'intoxication comme seule revendication terroriste. De l'ivresse festive à l'adduction de la violence, ce groupuscule de rebelles cédera aux pièges de la clandestinité pour basculer dans la fascination de l'autodestruction. Roman noir aux éclats de larmes, vertige de la descente aux enfers où fraternité imbibée et amours en désespérance se côtoient sans pudeur. Les Hommes sont des icebergs est aussi un polar interactif dont le même scénario est décliné au scalpel par trois personnages différents. Jeu de miroirs schizophrénique porté par une écriture de chair et de sang... Pierre Hanot a écrit un roman noir, un polar interactif fondé sur un concept original : la problématique des groupes terroristes clandestins transposée dans un rapport à l'alcool (escalade, culpabilité, rapport faussé à la réalité, adduction de la violence). Ce roman est un récit interactif décliné par trois personnages différents mis en lumière par une écriture rare, reconnue par les médias à travers Rock'n taules. L'écriture au couteau de Pierre Hanot, emportée parfois par des vagues de poésie et de flamboyance, se rapproche de celle d'Audiard dans la vérité des tons, des expressions et l'art des dialogues avec des personnages de chair et de sang... une écriture des tripes et du coeur.
Un homme pleure. Star de la scène rock alternative, il a tenté de concilier passion et famille, mais "sex, drugs and..." n'est pas un mythe, et la scène et sa folie de vivre ont tout emporté. Lorsque sa fille disparaît brutalement, ce père sombre dans un désir effréné de vengeance. Planter le monstre qui lui a pris son enfant, l'effacer, pour faire taire la douleur de n'avoir pas su la protéger. Il fonce et s'enfonce dans cette pulsion contradictoire où plus rien, quoi qu'on en dise, n'est ni blanc ni noir. Car il faut survivre à la perte de l'autre, et en porter la culpabilité. D'une écriture dense et musclée, au fil des souvenirs d'un père déchiré entre la rage d'aimer et celle de tuer, Pierre Hanot, chanteur guitariste, auteur remarqué de Rock'n taules (Le Bord de l'eau) et de romans noirs, nous entraîne dans les méandres de l'âme humaine.
De Plotin, on ne sait pas grand chose. Sinon, qu'il est pour beaucoup la figure marquante du néo-platonisme, d'une philosophie de l'âme contemplative héritée du Banquet: Plotin lui-même n'affirme-t-il pas dans les Ennéades ne se faire que "l'exégète de ces vieilles doctrines dont l'antiquité nous est témoignée par les écrits de Platon"? Pourtant, il marque un tournant dans l'histoire de la philosophie occidentale: avec lui, la philosophie ne vise plus la connaissance des choses, mais l'union avec l'Un créateur; les mots ne servent plus qu'à montrer sans l'exprimer ce qui la dépasse; désormais elle dit une expérience dans laquelle tout discours s'anéantit, dans laquelle la conscience du soi individuel disparaît pour laisser place au sentiment de joie et d'une présence inexprimable. Avec Plotin, l'Occident entre dans l'ère nouvelle de la mystique, qui marquera de son empreinte indélébile le christianisme naissant.
Dans la vie, il y a les vautours, les faisans et les pigeons, à nous les poulets de trier tout ça à la volière ! " Porté par l'écriture punchy de Pierre Hanot et joyeusement illustré par Yan Lindingre, ce truculent recueil de 13 nouvelles noires entrecroise les avatars de gendarmes, braqueurs, policiers de la BAC, dealers, membres du GIGN, ex-taulards, flics ou truands, gardiens d'une paix toute relative ou piètres losers. De Paris à Marseille, Toulouse à Bogota, Tokyo à Nîmes, n'est pas Rambo ni héros qui veut.
Après un début de carrière prometteur et un titre de champion de France, Eugène Criqui est mobilisé en 1914. Mars 1915, une balle explosive lui brise la mâchoire. Donné perdu pour son sport, il se voit greffer une plaque de fer censée lui consolider le bas du visage. Surmontant l'adversité, il décide dès 1917 de reprendre la boxe et au bout d'un parcours invraisemblable de courage et de volonté, il s'empare le 2 juin 1923 de la ceinture de champion du monde à New York, deuxième Français après Georges Carpentier à décrocher un tel titre.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.