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Le sens du travail. Chronique de la modernisation au guichet
Hanique Fabienne
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749203058
Depuis 1991, La Poste, comme la plupart des entreprises du secteur public, s'est engagée dans un vaste et profond processus de modernisation. Après avoir réformé le statut de l'entreprise, puis les règles de gestion des carrières, elle s'attache à conduire la " modernisation des agents ", pour transformer les postiers en " acteurs associés au changement ". Durant trois années, l'auteur a suivi une équipe de guichetiers d'un bureau de poste d'une petite ville tranquille de la banlieue parisienne. L'enjeu était d'observer, du point de vue des agents, la mise en ?uvre de la modernisation. Dans une démarche ethnographique, appuyée à une posture clinique, elle met au jour le quotidien de cette équipe et les effets de la modernisation. On assiste en direct à une lente décomposition des fonctionnements collectifs et à une transformation profonde du rapport subjectif au travail. Loin de la fameuse " résistance au changement ", cet ouvrage montre de l'intérieur la manière dont les agents, pour la plupart fonctionnaires, s'organisent entre eux (collectivement) et en eux (subjectivement) pour répondre aux exigences qui leur sont faites d'évoluer. L'histoire - avec ses protagonistes aux destins singuliers, ses " héros ", ses rebondissements... - qui se construit ici sous nos yeux est une véritable chronique d'une modernisation ordinaire, emblématique des transformations à l'?uvre dans les entreprises du secteur public. Mais au-delà du clivage public/privé, elle éclaire avec pertinence les questions que tout salarié se pose sur le sens de son activité dès lors que l'univers de son travail se trouve reconfiguré.
Gaulejac Vincent de ; Hanique Fabienne ; Roche Pie
La sociologie clinique connaît depuis maintenant deux décennies un développement important, en lien avec la montée toujours plus forte des préoccupations et des demandes sociales sur les dimensions subjectives de la condition humaine. Les sociologues se penchent désormais sur l'individu et son for intérieur pour tenter de trouver le sens de ses conduites. La démarche clinique devient incontournable en complément des méthodes plus classiques mal ajustées pour saisir la dimension existentielle des rapports sociaux. Les recherches les plus récentes en témoignent. Ce premier bilan des enjeux théoriques et méthodologiques de la sociologie clinique arrive donc à point nommé. Il permet de définir les contours d'une orientation à partir de son histoire, de son objet, en précisant ce qui spécifie sa pratique et, in fine, sa visée. S'inscrivant dans l'histoire des sciences sociales, la sociologie clinique nécessite toutefois une recomposition disciplinaire, une interrogation permanente sur les processus de subjectivation et les capacités des chercheurs à comprendre les phénomènes sociaux de l'intérieur en développant une subjectivité réflexive. Les auteurs montrent, dans cet ouvrage, les différentes facettes de la démarche clinique et les façons dont ils concilient les tensions entre distanciation et implication, neutralité et proximité, subjectivation et action, retenue et engagement, empathie et distance réflexive, compréhension et posture critique, position militante et position de chercheur. Se dessine ainsi une identité commune qui définit les caractéristiques de la sociologie clinique contemporaine. . . Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie et directeur du Laboratoire de changement social à l'université Paris 7, membre fondateur de l'Institut international de sociologie clinique. Fabienne Hanique, sociologue, maître de conférences à l'Université Paris 7, membre du Laboratoire de changement social. Pierre Roche, sociologue, chercheur au Céreq (Marseille), président du réseau thématique de sociologie clinique de l'Association française de sociologie, membre du Comité de rédaction de la Nouvelle revue de psychosociologie.
Résumé : C?est paradoxal !" : l'expression semble "s'être banalisée. Elle exprime la surprise, l'étonnement, la colère parfois, devant des situations jugées incohérentes, contradictoires, incompréhensibles. Quelques formules glanées ici et là illustrent cette inflation du paradoxal : "Je suis libre de travailler 24 heures sur 24", "Il faut faire plus avec moins", "Ici, il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions", "Je traite de plus en plus de travail en dehors de mon travail et inversement", "Plus on gagne du temps, moins on en a"... L'ouvrage analyse la genèse et la construction de cet "ordre paradoxal". Il explore les liens entre la financiarisation de l'économie, l'essor des nouvelles technologies et la domination d'une pensée positiviste et utilitariste. Il montre pourquoi les méthodes de management contemporain et les outils de gestion associés confrontent les travailleurs à des injonctions paradoxales permanentes, jusqu'à perdre le sens de ce qu'ils font. Enfin, cet ouvrage met au jour les diverses formes de résistance, mécanismes de dégagement ou réactions défensives mises en oeuvre par les individus. Pour certains, le paradoxe rend fou. Pour d'autres, il est un aiguillon, une invitation au dépassement, à l'invention de réponses nouvelles, individuelles et collectives.
Le capitalisme paradoxant L'injonction paradoxale plonge un individu dans un dilemme insoluble en lui imposant des exigences incompatibles : produire toujours plus avec moins de moyens, être autonome en obéissant aux règles, avoir l'esprit d'équipe dans un système hyper concurrentiel. La mutation vers un capitalisme financier exacerbe cette logique paradoxante et la propage dans toutes les organisations privées et publiques, marchandes et non marchandes. Les auteurs mettent au jour les origines du phénomène, au confluent de la "révolution" managériale, de la révolution numérique et de la financiarisation de l'économie. Ils analysent la difficulté de vivre dans un système paradoxant aux effets ravageurs pour la santé mentale. Ils proposent enfin des pistes pour combattre la folie que ce système génère. Vincent de Gaulejac Professeur émérite à l'université Paris-Diderot et président du Réseau international de sociologie clinique (RISC). Fabienne Hanique Professeure à l'université Paris-Diderot et chercheure au Laboratoire de changement social et politique.
Depuis un peu plus de trente-cinq ans, les sociologues cliniciens du Laboratoire de changement social et politique animent le séminaire "? Histoires de vie et choix théoriques ? " où des chercheur. es sont invité. e. s à élaborer autour de la question suivante : "? Quels rapports faites-vous entre votre histoire (personnelle, familiale, sociale) et vos choix théoriques, épistémologiques, méthodologiques ??? " Cet ouvrage regroupe les contributions de femmes et d'hommes nés pendant la Seconde Guerre mondiale ou dans l'immédiat après-guerre ? ; il interroge la pertinence de l'expression "? Génération 68 ? " dans la pratique des sciences sociales françaises. René Badache (sociologue, comédien intervenant), Geneviève Fraisse (philosophe, CRAL/EHESS), Olivier Frayssé (professeur en études anglophones, Sorbonne Université, HDEA), Vincent de Gaulejac (sociologue clinicien, Université Paris VII), Danièle Kergoat (sociologue, CNRS), Christian Laval (sociologue, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Sophiapol) et Annie Thébaud-Mony (sociologue, Inserm) offrent de répondre avec nuances à cette question.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.