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Et si... l'extérieur était le reflet de l'intérieur ? Une écologie globale
Hane Laurence
BALLAND
22,00 €
Épuisé
EAN :9782940515950
Ce manuscrit débute avec le glissement des sociétés traditionnelles vers la modernité. Il porte sur les peuples premiers, les états de conscience modifiés et la transformation intérieure comme nouvelle base possible de la société post-moderne. Il touche à l'évolution personnelle, sociétale et à la sagesse, allant des philosophies orientales au chamanisme. Cet ouvrage offre un arrêt, une pause dans ce temps que l'Homme a morcelé pour porter un regard global sur notre humanité et la période de modernité qu'il expérimente. Dans l'interdisciplinaire, il s'intéresse aux récits de la création du monde, aux mythes et narrations que les femmes et les hommes ont véhiculés au cours de l'histoire. Comment l'humain a-t-il glissé ? Comment l'hubris s'est-il installé pour prendre les commandes ? Alors que de nombreux peuples ont succombé à l'appel séduisant de la modernité, d'autres sont restés vigilants à ta continuité de la tradition ancestrale. Les états de conscience élargis permettent de dépasser l'identification à l'esprit rationnel et mènent à une vision du monde dans laquelle tous les membres du système sont en interconnexion permanente. Et si... la transformation intérieure était une voie de sagesse pour remettre de l'ordre, avec l'intention de retrouver un équilibre avec le vivant dans sa globalité ?
La crise sanitaire à coronavirus a certes mis à nu la globalisation des risques, la fragilisation des systèmes de santé, la forte dépendance de la gouvernance sanitaire en Afrique à la coopération internationale, mais elle est surtout révélatrice d'inégalités structurelles majeures entre les pays à ressources limitées et le reste du monde. Bien que les sombres prédictions sur les conséquences de la pandémie sur les pays africains ne se soient pas réalisées, l'inéquité vaccinale à laquelle nous assistons permet de réinterroger la place de ce continent dans les Relations internationales. Ainsi, dans ce deuxième numéro de la RISES, les différents auteurs ont pu, du point de vue de leurs disciplines, analyser les effets du COVID-19 sur les coopérations bi et multilatérales, sur la gouvernance sanitaire en privilégiant l'entrée par le vaccin comme objet biopolitique. Ils ont surtout montré la nécessité pour l'Afrique d'investir davantage de ressources dans la recherche scientifique et de se positionner, en s'appuyant sur ses propres expériences épidémiques, dans la production de savoirs et le choix de stratégies thérapeutiques décomplexées et autonomes.
Sénégal. Depuis son Indépendance en 1960, après deux siècles d'appartenance à l'Afrique occidentale française (AOF), et après avoir été l'un des principaux points d'embarquement de la traite négrière à Gorée et à Saint-Louis, le Sénégal a fait entendre sa voix comme peu de pays africains. Que l'on songe à la place occupée par Léopold Sédar Senghor: poète, chef de l'Etat de 1960 à 1980, membre de l'Académie française. Au travers d'un homme qui a montré la voie et qui disait : " La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fard, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ", c'est le destin d'un peuple qui a été tracé. Outre Senghor, Cheikh Hamidou Kane, Sembene Ousmane, Boris Boubacar Diop, une spécificité de la littérature sénégalaise est la place qu'y occupent les femmes: Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Fatou Diome, Ken Bugul. Khadi Flane, Nafissatou Dia Diouf... Francophone et féminine, elle se présente, consciente de son passé, attachée à des traditions multiséculaires, mais aussi moderne, ouverte sur le monde, et nouant des liens subtils avec l'Amérique où vivent tant de descendants du commerce triangulaire.
Charlier Jean-Emile ; Hane Fatoumata ; Goudiaby Je
A l'apparition de la Covid-19, les organisations internationales ont recommandé aux chefs d'Etat africains de fermer leurs écoles. Il leur a aussi été demandé de garantir la continuité pédagogique. Les prescriptions internationales ont d'abord été prises très au sérieux, puis les familles, les enseignants et les élèves ont commencé à résister à des consignes qui paraissaient inadaptées à l'Afrique. Les contributions réunies dans cet ouvrage décrivent l'affirmation progressive de ces résistances. Elles mettent en lumière la sensibilité des établissements aux perturbations qu'ils ont subies. Elles montrent que les décisions prises au cours de la pandémie n'ont jamais été dictées par le seul souci de gérer le risque sanitaire. La gestion de la Covid-19 dans l'enseignement africain conduit à s'interroger sur la place des organisations internationales, de la communauté éducative et des autorités locales dans la construction d'un système éducatif résilient. Il ne s'agit pas seulement d'ajuster l'offre et la demande d'éducation, mais aussi de construire un système de gouvernance qui tire le meilleur profit des interventions de chaque partenaire, du local au mondial.
Cette fiction romanesque se passe au temps où l'empire français dominait une partie du monde. En 1914, la richissime comtesse, Viviane de Villeneuve, accompagnée de sa cour et de son amie la femme du gouverneur général de l'A.O.F débarque à Dakar. Sa présence met à nu la face cachée de l'administration coloniale : ses excès et ses cruautés planifiées. C'est l'occasion de ressortir des oubliettes de l'histoire la mission Voulet-Chanoine, de triste mémoire, que les autorités françaises jusqu'à nos jours occultent volontairement dans leurs chroniques sur l'Afrique. Il faut dire que cette parenthèse du passé n'est pas en leur honneur. Devant se marier avec le prince allemand, Ludwig de Hesse, la comtesse quitte l'Afrique pour tomber dans une Europe en plein préparatif de guerre... Ce roman historique, passionnant par ses révélations inattendues est aussi animé de figures inoubliables. Le gouverneur général William-Ponty, considéré comme le meilleur administrateur colonial en termes de réalisation. Mamadel Ba, le taciturne spahi, tireur d'élite, garde en mémoire les tueries du chemin des dames. Le bel Amadou Ba qui finira la guerre de façon tragique dans l'armée d'occupation française en Rhénanie (Allemagne). Ce roman ne se résume pas, il se lit.
Fort des incompréhensions dont j'ai été le témoin et des expériences bouleversantes que m'ont fait vivre les personnes souffrant de troubles cognitifs du type de la maladie d'Alzheimer, j'ai souhaité faire partager aux soignants, aux familles désemparées et à toute personne interpelée, ce que peut être cette affection pour le malade. C'est de l'intérieur que je vous propose de découvrir ce qu'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut vivre. Je vous invite à vivre quelque temps dans la peau d'Aloïs. Les feux de l'humanité, comme la mémoire, la compétence arithmétique, la reconnaissance des objets et des personnes, la capacité de tenir des discours articulés, l'intelligence gestuelle leur font progressivement défaut. Mais il existe toujours, jusqu'aux derniers instants, une manière de communiquer, de partager et de s'humaniser, de se personnifier l'un, l'autre.
Ces nouvelles retracent les rencontres et les aventures, parfois magiques, d'un officier engagé sur presque tous les continents. Ce tour du monde effectué sous l'uniforme depuis 30 ans au cours de simples missions ou d'opérations extérieures complexes, prend tout son sens à la lumière de son but premier : partager des histoires vécues, susciter des émotions, stimuler des envies d'aventures sur la glace, le sable ou la boue. Ces patrouilles lointaines, au-delà des distances parcourues et du temps écoulé, sont également intérieures invitant le lecteur à la réflexion et à l'introspection. Ces courts métrages littéraires trouvent leur source d'inspiration chez de nombreux écrivains voyageurs, particulièrement rêveurs. Alors, testez une vodka frappée à Moscou, une course en moto-taxi dans Kampala, faites l'ascension du Zugspitze, allez danser avec les crabes à Djibouti en compagnie de personnages hauts en couleur... et (re)découvrez que chaque homme est un magicien à sa façon. Témoin du monde, l'officier-voyageur a effectué une mue devenant chasseur d'histoires (extra)ordinaires au gré de ses rencontres.
Comment expliquer l'intérêt actuel de l'Iran pour te sud de l'Irak, le Yémen et la Syrie ? Celui-ci est incompréhensible si l'on ignore quel a été le moteur de ta puissance iranienne sur la longue durée. Le plateau iranien se présente comme un espace géographique aux contraintes naturelles suffisamment exigeantes pour que la vie ne puisse s'y développer que de façon circonscrite. Des îlots de culture originaux, favorisés par l'isolement relatif, ont pu naître dans cet espace très particulier. L'Iran s'est ainsi doté d'une puissance imaginative, spirituelle et militaire. Il lui est toutefois impossible de rayonner sur le Moyen-Orient en restent confiné sur le territoire isolé qu'il occupe. Sa puissance régionale ne devient effective qu'à La condition que le cerveau imaginatif persan, .sis sur te haut plateau, prenne possession du ventre babylonien, nombril de la puissance agricole puis maritime. Lorsque ce couplage du cerveau et du ventre devient effectif, l'Iran peut aber s'emparer d'un moteur secondaire situé sur la côte méditerranéenne. Celui-ci associe les riches provinces de Syrie et d'Egypte, sièges d'une agriculture florissante et portes sur une autre mer. A l'inverse, Lorsque les pôles iranien, babylonien et syrien sont dissociés, la puissance créatrice persane se détourne du champ politique pour se tourner vers la poésie ou l'innovation scientifique.
Le paradoxe de l'hospitalité formulé et assumé A quoi nous sert notre belle devise républicaine " Liberté, Egalité, Fraternité ", si nous n'avons pas, personnellement et collectivement, le sens de l'hospitalité ? Notre difficulté à accueillir ceux qui viennent de loin nous demander l'asile, l'écart entre ceux qui ont presque tout et ceux qui n'ont presque rien, la difficulté à transmettre notre langue et à poursuivre notre récit national prouvent qu'il y a urgence. Le règne de l'avoir (qui accapare et accumule) le dispute au règne de l'être (qui rayonne et se déploie). L'hospitalité, dans bon nombre de langues, notamment en français, latin et grec, évoque à la fois celui qui reçoit mais aussi celui qui est reçu. Notre livre souhaite non seulement formuler ce paradoxe mais aussi étudier certains textes, oeuvres ou auteurs qui, délibérément, en méditent la complexité : Péguy, Confucius, Voltaire, Nabbert, Popper, Primo Levi, Charles de Foucault, Louis Massignon.. Maintenir ce paradoxe dans notre esprit est essentiel si nous voulons harmoniser les formes émancipatrices de l'hospitalité : politesse, urbanité, aménité, civilité, citoyenneté, solidarité, charité, fraternité, humanité, amour et amitié. Lien entre toutes ces formes, l'hospitalité se situe aussi en amont et en aval de toute cette série. Une personne, mais aussi une civilisation, se jugent à la générosité universelle et inconditionnelle de leur hospitalité.