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Les dieux de la brousse ne sont pas invulnérables
Hane Ibrahima
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782140204159
Cette fiction romanesque se passe au temps où l'empire français dominait une partie du monde. En 1914, la richissime comtesse, Viviane de Villeneuve, accompagnée de sa cour et de son amie la femme du gouverneur général de l'A.O.F débarque à Dakar. Sa présence met à nu la face cachée de l'administration coloniale : ses excès et ses cruautés planifiées. C'est l'occasion de ressortir des oubliettes de l'histoire la mission Voulet-Chanoine, de triste mémoire, que les autorités françaises jusqu'à nos jours occultent volontairement dans leurs chroniques sur l'Afrique. Il faut dire que cette parenthèse du passé n'est pas en leur honneur. Devant se marier avec le prince allemand, Ludwig de Hesse, la comtesse quitte l'Afrique pour tomber dans une Europe en plein préparatif de guerre... Ce roman historique, passionnant par ses révélations inattendues est aussi animé de figures inoubliables. Le gouverneur général William-Ponty, considéré comme le meilleur administrateur colonial en termes de réalisation. Mamadel Ba, le taciturne spahi, tireur d'élite, garde en mémoire les tueries du chemin des dames. Le bel Amadou Ba qui finira la guerre de façon tragique dans l'armée d'occupation française en Rhénanie (Allemagne). Ce roman ne se résume pas, il se lit.
Demba Dia est le directeur général adjoint d'une banque d'Etat. Puissant, craint et respecté, il est intransigeant aussi bien dans son travail que dans sa vie. Mais, du jour au lendemain, tout change. A la suite d'une cabale politicienne, il est éjecté sans ménagement de la banque. Il se retrouve seul devant sa famille qu'il avait presque sacrifiée sur l'autel de ses ambitions. La solitude, l'amertume, la maladie s'invitent. Ce roman est avant tout une critique sévère de la société sénégalaise, voire de toutes les sociétés africaines d'après-indépendance.
Victime d'une grave injustice dans une structure administrative, Seyni Sène ne trouve d'autre solution pour apaiser sa colère et sa déception que de vandaliser les limousines des ministres. Battu à mort par la police, il est jugé hâtivement et jeté dans une prison située en pleine forêt casamançaise. En butte à la férocité inhumaine des matons et à leurs déviations sexuelles inénarrables, il y vit l'enfer avant de s'évader. Son errance le conduit successivement dans la maison d'une politicienne sans scrupules et dans la ville d'un puissant chef religieux au charisme exceptionnel. Pour finir, il se lance dans la recherche d'un amour perdu dans une région en guerre. L'auteur nous invite à découvrir la nouvelle Afrique après les indépendances avec les excès et impérities de nos dirigeants actuels. C'est aussi une plongée dans la nébuleuse des confréries islamiques d'Afrique. Il est difficile de lire Errance sans penser à Rose cette jeune femme qui se bat pour sa survie...
Ce manuscrit débute avec le glissement des sociétés traditionnelles vers la modernité. Il porte sur les peuples premiers, les états de conscience modifiés et la transformation intérieure comme nouvelle base possible de la société post-moderne. Il touche à l'évolution personnelle, sociétale et à la sagesse, allant des philosophies orientales au chamanisme. Cet ouvrage offre un arrêt, une pause dans ce temps que l'Homme a morcelé pour porter un regard global sur notre humanité et la période de modernité qu'il expérimente. Dans l'interdisciplinaire, il s'intéresse aux récits de la création du monde, aux mythes et narrations que les femmes et les hommes ont véhiculés au cours de l'histoire. Comment l'humain a-t-il glissé ? Comment l'hubris s'est-il installé pour prendre les commandes ? Alors que de nombreux peuples ont succombé à l'appel séduisant de la modernité, d'autres sont restés vigilants à ta continuité de la tradition ancestrale. Les états de conscience élargis permettent de dépasser l'identification à l'esprit rationnel et mènent à une vision du monde dans laquelle tous les membres du système sont en interconnexion permanente. Et si... la transformation intérieure était une voie de sagesse pour remettre de l'ordre, avec l'intention de retrouver un équilibre avec le vivant dans sa globalité ?
Depuis son Indépendance en 1960, après deux siècles d'appartenance à l'Afrique occidentale française (AOF), et après avoir été l'un des principaux points d'embarquement de la traite négrière à Gorée et à Saint-Louis, le Sénégal a fait entendre sa voix comme peu de pays africains. Que l'on songe à la place occupée par Léopold Sédar Senghor : poète, chef de l'Etat de 1960 à 1980, membre de l'Académie française. Au travers d'un homme qui a montré la voie et qui disait : "La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture", c'est le destin d'un peuple qui a été tracé. Outre Senghor, Cheikh Hamidou Kane, Sembene Ousmane, Boris Boubacar Diop, une spécificité de la littérature sénégalaise est la place qu'y occupent les femmes : Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Fatou Diome, Ken Bugul, Khadi Hane, Nafissatou Dia Diouf... Francophone et féminine, elle se présente, consciente de son passé, attachée à des traditions multiséculaires, mais aussi moderne, ouverte sur le monde, et nouant des liens subtils avec l'Amérique où vivent tant de descendants du commerce triangulaire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.