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Truquer, créer, innover. Les effets spéciaux en France
Hamus-Vallée Réjane ; Pisano Giusy ; Renouard Caro
PU SEPTENTRION
29,00 €
Épuisé
EAN :9782757440285
Depuis son invention, le cinéma français ne cesse de truquer, créer, innover et repousse toutes les frontières économiques, esthétiques, logistiques, narratives à force d'effets spéciaux. En prolongeant les trucs de la photographie, de la féerie théâtrale et de la prestidigitation, les pionniers comme Georges Méliès ont attiré la lumière sur eux. Des milliers d'artistes et techniciens ont ensuite oeuvré dans l'ombre, nourrissant, par leurs trouvailles, les images cinématographiques françaises, tout au long de son histoire. Au gré des inventions, des modes, des contextes socio-économiques, les truqueurs ont accompagné le cinéma et l'audiovisuel français d'un siècle à un autre, entre artisanat, bricolage et industrie. En croisant les regards (historiens, juristes, artistes, spécialistes en esthétique...), cet ouvrage lève le voile sur l'art trompeur singulier que constituent les effets spéciaux français, d'hier à aujourd'hui.
Résumé : Les effets spéciaux, au cinéma, permettent de montrer à l'écran tout ce que l'on ne peut pas filmer directement : animaux disparus, tempêtes, foules immenses, décors inaccessibles... A l'aide de trucages parfois très simples, on peut créer des mondes et des personnages imaginaires, s'évader vers des planètes éloignées ou dédoubler des personnages à l'infini. Entre ce que l'on voit à l'écran et les procédés qui permettent d'obtenir une séquence, même très peu spectaculaires, il y a des idées, des techniciens, du bricolage et des ordinateurs. Que de travail pour bluffer les spectateurs !
Tout programme télévisé possède un générique qui indique au public que son émission commence. Employant de nombreuses techniques, le générique est devenu, au fil des décennies, un carrefour d'expérimentations graphiques et sonores, tout en constituant un territoire de stratégies narratives, commerciales et, bien sûr, esthétiques.
Présent depuis les débuts du cinématographe et traversant toute l'histoire du cinéma, le Matte Painting permet de combiner en un même plan large un décor réel et son prolongement sous forme d'une peinture, qu'elle soit réalisée avec des pinceaux sur du verre ou créée numériquement. Son agencement avec d'autres plans est si parfait que le spectateur en est rarement conscient. L'illusion est ainsi complète pour le serment du Jeu de paume de Napoléon d'Abel Gance (1927), la façade de l'Inquirer de Citizen Kane d'Orson Welles (1940), la visite d'un musée est-berlinois du Rideau déchiré d'Alfred Hitchcock (1965), la forêt du Retour du Jedi (Richard Marquand, 1983) ou celle d'Avatar (James Cameron, 2008)... Cet ouvrage propose une histoire de cette technique, de ses ancêtres directs à ses différentes technologies cinématographiques. Il analyse la façon dont les matte painters ont cherché et cherchent toujours à introduire ce décor truqué en harmonie avec l'esthétique de la mise en scène. Ainsi, par l'étude du Matte Painting, c'est le rôle des effets spéciaux au cinéma qui est questionné, au moment où le numérique renouvelle les enjeux même de l'illusion cinématographique.
Le goof au cinéma, c'est le reflet d'un caméraman, une arme qui passe d'une main à l'autre, une cigarette qui change soudain de taille ou un gobelet de café contemporain sur une table médiévale. C'est une anomalie négligeable, mais formidablement révélatrice de nos attentes techniques et esthétiques sur la fiction. Si les chasseurs de goofs existent dès la naissance du cinématographe, le triple avènement de la culture geek, d'internet et de la vidéo domestique a donné à cette forme de cinéphilie une dimension planétaire. Que dévoile cet engouement pour le détail, a priori insignifiant, tant du point de vue des spectateurs que des professionnels du film ? Qu'attend-on d'une fiction où tout est faux, et où pourtant le moindre anachronisme déchaîne les passions des amateurs et des spécialistes ? En quoi le goof et les tensions qu'il cristallise, mettent en relief les enjeux du pacte fictionnel et de ses mutations, à l'ère du numérique ?
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.