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Une histoire du rap en France
Hammou Karim ; Becker Howard S.
LA DECOUVERTE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782707181985
Lorsque rap et hip-hop apparaissent en France au tournant des années 1980, nombreux sont ceux qui n'y voient qu'un phénomène éphémère. Trente ans plus tard, ce genre musical est non seulement bien vivant, mais il fait durablement partie des industries musicales, et la scène rap française est même l'une des plus visibles au niveau international. Comment le rap est-il né en France et comment. s'est-il développé ? Qui a tiré profit de la commercialisation de ses chansons ? Pourquoi ce genre musical est-il si étroitement associé aux banlieues ? Qui sont les artistes qui l'ont promu, et en s'appuyant sur quelles ressources ? Pourquoi continue-t-il régulièrement à déchaîner les passions ? Émaillé de nombreux entretiens réalisés auprès de rappeurs, de DJ, d'animateurs, de professionnels de l'industrie du disque, etc, ce livre décrit continent l'émergence et l'inscription durable du rap en France ont été possibles. En s'intéressant aux artistes, mais aussi amateurs, en circulant des MJC des quartiers populaires aux bancs de l'Assemblée nationale, eu observant les plateaux de télévision et les radios locales, Karim Hammou montre comment s'est imposée en France une nouvelle spécialité artistique, fondée sur une forme d'interprétation originale, ni parlée ni chantée : rappée.
L'ouvrage est une introduction pédagogique au tracé et à l'exploitation des diagrammes figurant dans les différents enseignements de chimie inorganique de licence, des classes préparatoires et des BTS et IUT. Chaque chapitre porte sur des diagrammes propres à une thématique bien définie : structure de la matière, équilibre des phases, acido-basicité, oxydoréduction... Les différents chapitres peuvent être abordés de manière indépendante. Le tracé d'un diagramme est effectué de manière progressive en mentionnant les hypothèses introduites. Les réactions chimiques ainsi que les relations permettant le tracé sont écrites de manière systématique. Une attention particulière est accordée à la définition des domaines d'existence ou de prédominance des espèces chimiques appartenant au système étudié et à la signification des frontières séparant ces domaines. Les paramètres influant sur le déplacement de ces frontières sont également évoqués. Des exercices corrigés complètent chaque chapitre. Ils portent aussi bien sur le tracé que sur la lecture des diagrammes.
Bastin-Hammou Malika ; Fonio Filippo ; Paré-Rey Pa
En quoi les pratiques théâtrales et, plus généralement, l'oralisation peuvent-elles contribuer à l'apprentissage des langues et cultures de l'Antiquité? Cet ouvrage propose d'en faire état, en adoptant tout d'abord une perspective historique analysant des usages anciens pour présenter ensuite des expérimentations pédagogiques contemporaines diverses. Le volume aborde également les problèmes spécifiques à focalisation et pose la question de la prononciation restituée du latin, avant d'exposer deux exemples d'immersion en grec ancien. La dernière étape est celle du passage à la scène des langues et des cultures de l'Antiquité. La réflexion aborde conjointement, tout au long de ces pages, les volets linguistiques et culturels. Les enseignants comme les praticiens de théâtre trouveront également de très nombreuses ressources, dans le livre et en ligne : photos, vidéos, témoignages, séquences pédagogiques illustrant ou complétant le propos. Ainsi, Fabula agitur constitue une synthèse critique en même temps qu'une invitation au renouvellement des pratiques d'enseignement des langues anciennes.
Karim Hammou est sociologue, membre associé au Centre Norbert Elias (Marseille). Ses recherches actuelles portent sur les rapports de pouvoir dans les industries musicales.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.