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Le tramway dans la ville. Le projet urbain négocié à l'aune des déplacements
Hamman Philippe ; Rudolf Florence
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753512870
Cet ouvrage collectif aborde les réalisations de tramway et leur négociation comme un analyseur du projet urbain et de la fabrique de la ville, à l'aune de la problématique des déplacements. S'appuyant notamment sur les exemples des agglomérations de Strasbourg et de Montpellier, et ouvrant des pistes de comparaisons plus larges (Metz, Grenoble, Bâle), il rassemble les contributions de spécialistes reconnus du sujet et de jeunes chercheurs. Tous enquêtent les interfaces entre transports et urbanisme sans se limiter à une entrée unique. Ils privilégient au contraire les croisements disciplinaires, les variations d'échelles et de focales, ainsi que les questionnements transversaux, entre politique de la ville et développement durable urbain, ségrégation et participation, etc. Ces analyses riches et approfondies intéresseront les spécialistes de la question tant du côté de la recherche et de l'enseignement que de celui des acteurs et des opérateurs: ministères, collectivités territoriales, experts et professionnels de la ville, grands groupes. Le citoyen curieux de décoder son environnement quotidien et son façonnage par les politiques locales et leurs modes de communication s'y plongera également avec intérêt.
Résumé : L'ouvrage offre un état des lieux, à la fois large et synthétique, rétrospectif, d'actualité et prospectif, des rapports complexes entre rural, environnement et nature en promouvant un regard ancré dans les sciences sociales dont la sociologie et la géographie sociale. L'ouvrage remet en question aussi bien une vision passéiste du rural (vu en soi comme conservatoire de traditions, de la nature, etc.) que la tentation de fin de l'histoire où le rural serait dissout dans un urbain généralisé. Il renouvelle ainsi conjointement les études rurales et d'environnement françaises à l'heure des appels au "développement durable".
Produit d'une structure du marché du travail qui ne se limite pas aux cadres étatiques, le travailleur frontalier se définit par sa résidence et son activité dans deux espaces nationaux différents, entre lesquels il se déplace quotidiennement. Sa situation est liée à des accords binationaux et, de plus en plus, à la réglementation communautaire. Pourtant, la protection sociale, les régimes de chômage, invalidité, retraite, ou encore la fiscalité, ne coïncident pas pleinement entre les différents Etats. Les espaces frontaliers de la France de l'Est constituent un terrain exemplaire : ils offrent des comparaisons à la fois au sein de l'Union Européenne - vis-à-vis de la Belgique, du Luxembourg et de l'Allemagne -, mais aussi par rapport à la Suisse. Grâce à une enquête sociologique auprès des représentants de la main d'oeuvre transfrontalière en Europe, cet ouvrage analyse les conditions variables d'accès de groupes associatifs au champ décisionnel national et européen. La défense des travailleurs frontaliers apparaît de prime abord comme une cause illégitime, confrontée à une image négative de profiteurs et de corporatisme. C'est par la production d'une expertise militante mobilisant le droit communautaire que les porte-parole entreprennent de contourner ces obstacles, à travers des compétences et des savoir-faire valorisés dans le nouvel espace politique européen. Cela suppose en particulier une professionnalisation des pratiques, passant par toute une formation pour ces acteurs "de terrain".
Comment les enjeux transfrontaliers rencontrent-ils la question métropolitaine ? En se penchant notamment sur les aires urbaines de Lille, Nice et Strasbourg, cet ouvrage montre la complexité qui est à la fois celle des échelles, où se superposent plus ou moins des frontières et des fonctions nationales, régionales et locales, et celle des usages qui en sont faits par une diversité d'acteurs. Ce croisement du métropolitain et du transfrontalier se repère aussi bien dans les dynamiques engagées que dans les domaines investis : économique et politique mais aussi écologique et quotidien. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme " Métropoles ".
Le développement durable connaît un grand succès. Mais cette notion est floue, fédérant des pratiques et des expériences diverses. L'ouvrage présente une analyse critique de la notion de développement durable urbain dans ses enjeux tant économiques qu'environnementaux et sociaux. Comment le penser aussi en lien avec le développement social des quartiers et des grands ensembles.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.