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Les travailleurs frontaliers en Europe. Mobilités et mobilisations transnationales
Hamman Philippe ; Blanc Maurice
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296004313
Produit d'une structure du marché du travail qui ne se limite pas aux cadres étatiques, le travailleur frontalier se définit par sa résidence et son activité dans deux espaces nationaux différents, entre lesquels il se déplace quotidiennement. Sa situation est liée à des accords binationaux et, de plus en plus, à la réglementation communautaire. Pourtant, la protection sociale, les régimes de chômage, invalidité, retraite, ou encore la fiscalité, ne coïncident pas pleinement entre les différents Etats. Les espaces frontaliers de la France de l'Est constituent un terrain exemplaire : ils offrent des comparaisons à la fois au sein de l'Union Européenne - vis-à-vis de la Belgique, du Luxembourg et de l'Allemagne -, mais aussi par rapport à la Suisse. Grâce à une enquête sociologique auprès des représentants de la main d'oeuvre transfrontalière en Europe, cet ouvrage analyse les conditions variables d'accès de groupes associatifs au champ décisionnel national et européen. La défense des travailleurs frontaliers apparaît de prime abord comme une cause illégitime, confrontée à une image négative de profiteurs et de corporatisme. C'est par la production d'une expertise militante mobilisant le droit communautaire que les porte-parole entreprennent de contourner ces obstacles, à travers des compétences et des savoir-faire valorisés dans le nouvel espace politique européen. Cela suppose en particulier une professionnalisation des pratiques, passant par toute une formation pour ces acteurs "de terrain".
Cet ouvrage propose une contribution importante à la problématique des espaces-frontières d'un point de vue sociologique, sans négliger les connaissances urbanistiques et géographiques. A partir des espaces de la France de l'Est, mis en rapport avec des territoires frontaliers de pays voisins - Belgique, Luxembourg, Allemagne et Suisse -, il éclaire les changements actuels des échelles de pertinence de l'action publique, en liaison avec les enjeux de frontière et de dynamiques interculturelles. A travers une pensée des échelles, l'auteur s'intéresse en particulier aux modes de coopération urbaine inter-locale et régionale, dans leurs rapports à l'Etat ainsi qu'aux processus d'européanisation, en mobilisant une double approche comparative: les politiques de coopération urbaine transfrontalière en Europe, spécialement à partir du terrain France-Allemagne (Eurorégions, Eurodistricts), le façonnage des territoires et les médiations dans les espaces frontaliers; la problématique de l'aménagement et du développement socio-économique transfrontaliers, à travers les mobilités de travail et de résidence des travailleurs frontaliers en Europe, et leur prise en charge collective, entre institutions publiques, syndicats et associations. Ce parcours analytique associe de façon originale la part de l'institutionnel avec celle de la quotidienneté des pratiques et débouche sur une complexification de ce que recouvrent les frontières et leur consistance propre, bien au-delà des perceptions courantes de la frontière-ligne ou de la frontière-zone.
Panorama à la fois conceptuel et empirique des questions liées à la gouvernance de l'environnement et de la durabilité. Cet ouvrage propose une analyse synthétique de la gouvernance du développement durable et de la durabilité avec, en fil rouge, la question suivante : la gouvernance de la durabilité emporte-t-elle une vision hiérarchique ou non hiérarchique des jeux d'acteurs qui la caractérisent ?
Un certain nombre de politiques environnementales se sont développées ces dernières années à l'échelle urbaine : énergie, logement, transports, nature en ville, etc. Les habitants sont directement interpellés à travers leurs gestes courants, leurs modes de vie et d'habiter. Diverses initiatives dites éco-citoyennes ont émergé autour du bâti, de l'aménagement d'espaces collectifs, des modes de mobilité (covoiturage...), ainsi que de pratiques qualifiées d'" éco-gestes " (ressource en eau, jardins potagers, etc.). Les sciences sociales font néanmoins état d'une capacité de mobilisation inégale entre les groupes sociaux. Là où une " écologie de l'abondance " ou " de standing " se manifeste dans des écoconstructions " performantes " mais réservées à des catégories aisées, des pratiques moins ostentatoires mais bien réelles peuvent se concrétiser dans une " écologie populaire ". Ce dossier d'Espaces et sociétés renouvelle les débats en pensant la " durabilité " dans la fabrique des territoires, à partir des couronnes urbaines périphériques qui se caractérisent par une forte hétérogénéité des classes moyennes et populaires, qu'il s'agisse d'espaces périurbains non-agglomérés, de grands ensembles de banlieue et même d'espaces périphériques de villes-centres. Ces espaces révèlent un dynamisme sans cesse renouvelé d'engagements écologiques au quotidien, fruits d'initiatives citoyennes, en marge du discours dominant des politiques publiques, et de réappropriations de politiques impulsées " par le haut ".
Destiné à un large public, l'ouvrage offre une synthèse des connaissances en sciences sociales sur les coopératives énergétiques citoyennes et met au débat la prise en compte à la fois collective, territoriale et individuelle des questions écologiques, en se fondant sur des expériences concrètes et leur restitution, vivante et distanciée, à partir d'observations et de propos d'acteurs.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.