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Les Pères de l'Eglise. Nouvelle édition revue et augmentée
Hamman Adalbert-Gautier ; Bady Guillaume
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204083317
Les Pères de l'Église sont ces écrivains chrétiens - théologiens, mystiques, moines, prêtres, évêques, laïcs, martyrs - des huit premiers siècles apr. j.-C., qui ont donné forme à la prière, à la liturgie, à la doctrine, à la spiritualité et aux institutions de l'Église. Ils ont écrit en grec, en latin ou en syriaque et ont été les artisans de l'évangélisation des peuples du Bassin méditerranéen.L'époque des Pères ne fut pas un "âge d'or" par rapport auquel les siècles qui ont suivi seraient en décadence, car peu de temps furent plus troublés, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'Église.Il ne faudrait pas non plus vouloir transposer tels quels leurs enseignements aujourd'hui: la société, la culture, la langue, la mentalité, tout a changé.Cependant tous les renouveaux qui ont marqué la vie de l'Église au long des siècles ont puisé leurs ferments dans leurs oeuvres: leur lecture est vitale, elle est un vrai retour aux sources.Si la distance qui nous sépare des Pères est grande, elle est loin d'être infranchissable. Précisément, ce guide se propose d'aider à rencontrer ces aînés dans la foi, et de découvrir qu'ils sont frères en même temps que pères."Pour voir clair aujourd'hui, il faut interroger la Tradition qui vient des apôtres" (Irénée de Lyon, IIe siècle).'Etre fidèle à la Tradition, ce n'est point répéter et transmettre littéralement des thèses de théologie, c'est bien plutôt imiter de nos Pères dans la foi l'attitude de réflexion intime et l'effort de création audacieuse, préludes nécessaires de la véritable fidélité spirituelle "(Hans Urs von Balthasar, XXe siècle). Biographie de l'auteur A.-G. Hamman (1910-2000), religieux franciscain et prêtre, a longtemps enseigné la patrologie à Rome. Fondateur de l'Association Migne et des collections" lchtus "et" Les Pères dans la foi ", il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les Pères, dont Prières des premiers chrétiens.Guillaume Bady (né en 1973) est chargé de recherches au CNRS à l'institut des Sources chrétiennes et chargé de cours à l'Institut catholique de Paris. Membre de l'Association Migne, il coordonne le cours de patrologie" Nos Racines "."
Résumé : Depuis 1967, le présent essai, devenu classique a initié de nouveaux lecteurs au patrimoine chrétien, riche mais jusqu'alors souvent difficile à se procurer en librairie. De nombreuses traductions de ce livre ont été faites à travers le monde jusqu'au Japon. Il fallait mettre à jour cet ouvrage : la nouvelle mouture des Pères de l'Église, rajeunie, enrichie. veut continuer cette mission d'éveil, de pédagogie, de découverte spirituelle, en liaison avec la collection " Pères dans la Foi ". Écrit par un spécialiste sensible aux apports d'un public élargi, ce livre permet de lire l'histoire chrétienne au présent, de découvrir pour chaque auteur l'homme, l'écrivain, les grandes orientations de sa pensée, qui introduisent à la lecture et à l'étude d'?uvres incomparables, qui ont résisté au temps. On trouvera dans cette édition, outre la galerie de 20 portraits, un lexique des Pères de l'Église ainsi qu'une initiation pédagogique à la lecture et à l'étude de ces Pères.
Collection : Lettres chrétiennes 1 Voici un dossier presque exhaustif de l'Eglise ancienne sur un sujet vital pour tous les chrétiens de l'Orient comme de l'Occident. Pour tous le baptême est le sacrement qui constitue et forge le peuple de Dieu, comme l'expliquent les pasteurs : Ambroise, Basile, Augustin. Première édition dans la collection Ichtus (5) : 1962 Textes présentés par A. -G. Hamman
Ce recueil de trente-trois études est le reflet d'une recherche et d'un enseignement théologiques, qu'anime le souci permanent d'une étude de tout l'environnement pour découvrir les questions que l'époque des origines du christianisme posait à la conscience et à la réflexion du croyant. Le théologien met ici en lumière le témoignage de la foi des premiers siècles chrétiens. Que représentent nos diverses recherches en terre souvent inexplorée, que représente finalement une vie de travail face à tant de domaines à défricher ? Une goutte d'eau au bord de la coupe ! Les jeunes chercheurs qui prennent la relève peuvent se rassurer : de beaux jours leur sont encore promis. A. -G. Hamman. Le père A. -G. Hamman, fanciscain, d'origine lorraine, a consacré une grande partie de sa carrière à l'enseignement théologique. Tour à tour, il fut professeur dans les scolasticats de son Ordre : Le Tourette, Metz, Paris, puis aux universités de Montréal et de Québec, enfin à l'Institut patristique de Rome. Parmis ses nombreux travaux, il suffit de citer la publication du Supplément à la Patrologie latine de Migne en cinq volumes. Il est l'un des meilleurs connaisseurs de l'Antiquité chrétienne.
Etrange aventure que celle de Jacques-Paul Migne, né à Saint-Flour, mort à Paris, en 1875, dont nous commémorons le centenaire : un Cantalien devenu parisien, un curé de village, le plus grand éditeur de son siècle, un homme de culture ordinaire dont le nom s'identifie presque avec les chefs-d'oeuvre qu'il a publiés. A. Hamman situe et raconte cette étrange odyssée ; il brosse le tableau religieux du XIXe siècle et la physionomie haute en couleur de son héros. Ce qui pour nous met l'histoire au présent. Migne est connu dans le monde entier comme éditeur de la Patrologie. C'est le centre du livre. L'auteur en décrit la préhistoire, la genèse et le rayonnement. Rétrospective sur l'édition des Pères de l'Eglise, depuis les manuscrits jusqu'aux premières éditions, l'étude présente une véritable initiation aux nombreuses questions que tout esprit curieux ou informé peut et doit se poser. A. -G. HAMMAN, continuateur de la Patrologie de Migne, enseigne à l'Institut patristique de Rome. Par ses diverses publications, il s'est affirmé comme un des meilleurs connaisseurs des· premiers siècles chrétiens. L'auteur du Guide pratique des Pères de l'Eglise n'a rien perdu de sa verve, informe avec humour, instruit sans fatigue. Il nous avait peint les portraits des Pères ; il nous découvre aujourd'hui l'histoire passionnante de leurs oeuvres.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.