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Etre la montagne. Le secret d'une expérience ontérieure
Hammacher Abraham-M ; Spies Werner
CERCLE D'ART
23,00 €
Épuisé
EAN :9782702207482
Ce qui nous bouleverse au plus profond, c'est qu'Abraham M. Hammacher, ce merveilleux ami, ait consacré son dernier texte à un thème des plus sublimes, la montagne. Le parcours d'une vie, qui a conduit Bram, l'écrivain et directeur de musée inoubliable, jusque sur les hauteurs vertigineuses de sa propre existence, trouve dans cette réflexion sur la constellation triangulaire formée par Pétrarque, Cézanne et Moïse, une conclusion mythique fascinante. Le mont Ventoux, la montagne Sainte-Victoire et le mont Sinaï sont les trois étapes abordées. II ne s'agit aucunement ici d'excursions touristiques, mais d'expériences d'éveil pénétrantes, qui ont toujours quelque chose à voir avec la littérature, avec l'art et la religion. Ce dont il est question dans ce texte, c'est d'" Être la Montagne ", d'une transsubstantiation qui proclame que dans ces moments d'intensité vécue, tout calcul, toute spéculation est aussitôt frappée de nullité. Le " moi " s'anéantit dans l'objet, dans la rencontre. Werner SPIES (Extrait de la préface)
Plongez au coeur de la rénovation spectaculaire du Grand Palais ! Sindbad Hammache est allé à la rencontre des principaux acteurs et artisans de ce chantier colossal, pour faire découvrir les coulisses du monument. Il relit ainsi son architecture, ses décors, ses nouveaux aménagements, en témoin privilégié de la restauration complète, à travers des images inédites qui rendent hommage aux savoir-faire d'exception qui ont été mobilisés. Lieu de vie et de découverte où la tradition rencontre les défis contemporains, le Grand Palais est plus que jamais un Grand Palais où tout se fête, dans le sens de la transmission et du partage. Comme le rappelle Simon Texier, l'éclectisme a présidé à sa conception initiale. Plus que jamais, il se reflète aujourd'hui dans ces espaces pensés pour accueillir grandes expositions, événements, performances et spectacles, et faire de ce Grand Palais réinventé une destination incontournable.
Jean Pierre Raynaud appartient aux générations peu nombreuses nées autour de 1930 : après la fin de la Seconde Guerre mondiale, elles se sont manifestées lentement, sans programme commun, en Amérique comme en Europe et ont tenté de surmonter les problèmes posés dans la première moitié du XXe siècle. Individu singulier, Jean Pierre Raynaud (1939), sans être fermé à ce qui se passait autour de lui, a toujours été obstinément fidèle à cette singularité. Créateur d'objets, il a atteint, au terme d'un processus sensitif, esthétique et psychique, à une profondeur, à une puissance évocatrice, dont l'auteur a voulu mettre en relief quelques aspects, de façon à la fois critique et analytique, sans se limiter à la biographie, ni à une description conçue en termes d'histoire de l'art. L'?uvre est vue dans un contexte nouveau. Une lumière nouvelle est jetée sur le moment de son surgissement et le mystère qui entoure ce moment. Au-delà, des affinités plus risquées sont suggérées avec d'autres disciplines : littérature, poésie, musique. En contact toujours très étroit avec l'artiste et l'auteur du livre, l'éditeur a doté l'ouvrage d'une suite très riche d'illustrations pour atteindre à l'équilibre de l'image et du mot.
Fille: dans ces quelques pages, serrées et vibrantes, une mère, Rahel Hutmacher, face à sa fille, en une sorte de huis clos. Mais huis clos qui est ouvert sur la nature, traversé par les vents et la neige, envahi par tout un bestiaire mouvant. Ce "monde" est, réellement et apparemment, celui du conte. Et Rahel Hutmacher ne se prive pas de jouer à la sorcière. Cependant, de même qu'une sorcière n'est pas que méchante, qu'elle détient des savoirs, pouvoirs et secrets transmissibles, de même, le conte "de fées", déjà dans la tradition, n'est pas qu'idyllique. Et si Rahel Hutmacher s'entend merveilleusement à jouer du merveilleux, c'est pour nous faire entendre, comme par antiphrase, de quelles tensions, de quelles inquiétudes, voire de quelles violences la relation mère-fille, immémoriale et ultramoderne, est tissée, jusqu'au déchirement. Dans cette prose, tout est bref: le livre entier, chacun de ses chapitres qui sont autant de poèmes en prose, chaque phrase, chaque mot. Ce que le lecteur retiendra sans doute au terme, c'est un certain rythme, unique, inimitable, comme une respiration haletante d'attention et d'inquiétude. C'est donc à une enfilade de variations musicales sur quelques motifs désespérément obstinés que nous sommes invités. C.B.