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Dans la boucle imparfaite
Hamel Patrice
LABYRINTHES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782492895050
Tout reste à faire. La tâche est énorme et décourage. Car l'acuité sensible de notre mortelle condition fournit un ressort d'exigence qui motive nos actions nécessaires mais peut aussi bien les paralyser alors que le temps manque. Quand les heures s'écoulent à travers nos doigts tel du sable trop prompt que nous n'arrivons à retenir au point... de paraître d'inévitables velléitaires sinon capables de voir grain après grain le cours des choses inexorablement nous échapper sans que nous nous soyons donné les moyens d'accomplir un voyage à rebours afin de reconsidérer quelque peu les faits, ni d'éprouver ce qu'il en est de ces minutes à venir dont nous avons à peine entrevu l'hypothèse lorsqu'elles s' annoncent à l'horizon et s'évaporent aussitôt. Et si, précisément à cet instant, après tout ce temps passé dans l'attente, quand on se dit qu'il est trop tard bien trop tard, le moment était enfin venu. Aujourd'hui ou aucun autre jour. Oui, ce qui semblait impossible à réaliser s'enclenche désormais parfaitement. Je suis prêt.
Le souvenir de nos aïeux nous habite pendant toute notre vie. L'auteur, respectueux de son ascendance normande et bretonne, nous restitue sans forfanterie ni concession les confidences que lui avaient faites ses parents et ses grands-parents ainsi que les moments joyeux ou douloureux qui ont émaillé sa jeunesse. De son village natal défile toute une galerie de personnages attachants qui nous interpellent sur le sens à donner à notre propre existence.
Grâce à l'observation, l'analyse et la déduction, cet ouvrage se propose de résoudre les énigmes des oeuvres d'art abordées que provoquent les agencements de leurs qualités plastiques repérées et non de partir de textes explicatifs préalables conditionnant notre compréhension. L'érudition n'est pas exclue mais peut confirmer dans un second temps nos découvertes formelles et structurelles, en s'appuyant le moins possible sur des informations d'ordre culturel souvent réservées aux "spécialistes". Est convoqué en revanche un certain nombre d'outils conceptuels définissant les sensorialités et les modalités de représentation usitées dans les oeuvres d'art, que Patrice Hamel a minutieusement élaborées au fil des années. Dès lors, un détail apparemment insignifiant jamais aperçu jusque-là arrive à contester la signification globale du Christ décomposé d'Holbein. De même en réussissant à comprendre la fonction de la lumière du Géographe à l'opposé de l'habituelle approche valorisante convoquée chez Vermeer notre manière d'appréhender les intentions du protagoniste en cause est bouleversée. Parvenir à découvrir un principe d'organisation visuelle général permet non moins d'articuler des temporalités distinctes dans La Joconde qui partent du fond jusqu'à l'en-deçà du tableau et nous relie à elle pour l'éternité. Quelques surprises s'ajoutent à ces enquêtes, puisées chez Max Bill, Le Caravage, Rubens, Ellsworth Kelly, Richard Jackson.
Les mouvements de capitaux sont tels qu'il n'est plus possible à un État et même à l'ensemble des États industrialisés de les contrôler. Le système financier est intégré à l'échelle mondiale et nous sommes pratiquement face à un vaste et unique marché international des capitaux. En proposant une description des différents types d'opérations financières internationales, cet ouvrage donne les outils nécessaires à la compréhension des marchés financiers internationaux.
Une sélection de textes, principalement contemporains, écrits en respectant une ou plusieurs contraintes, accompagnés de quelques travaux graphiques sur le même principe.
Revue de littérature polygenre, où s'exprime l'individualité d'auteurs indépendants, le travail sur l'écriture (fiction, extrait, nouvelles, work in progress, feuilleton...) ; revue d'idées, où s'exprime la singularité des voix, des regards, des expériences.
Il ne s'agit pas de prendre les mots à leur sens premier, mais au contraire de retirer leur signification, de les vider, de les moduler comme de la pâte, pour n'en garder que leur sonorité. L'art de cette poésie vient de la liberté artistique de prendre les mots pour ce qu'ils sont d'une façon primaire, des sons, des lettres, un enchevêtrement bigarré qui une fois achevé tente de faire vibrer les mots comme des cordes âme. De simples mots sont modifiés, vidés de leur structure grammaticale, pressés comme des tubes de peinture, pour permettre à l'amateur regarder au-delà du voile d'un simple dictionnaire. Il existe de la peinture abstraite. De la sculpture abstraite. Je propose une poésie abstraire en absolu. Nous oublions de penser l'intérieur de l'oeuf, la poule n'existe plus ici, concentrons-nous sur la simple coquille. Pour que ces mots, simples sons que nous avons gonflés de sens deviennent comme ces images stéréoscopiques, qui ne semblent être que bouillie colorée, pour devenir image subliminale une fois le bon angle trouvé. N'avez-vous jamais remarqué que le même mot prononcé inlassablement perd petit à petit de son sens plus nous le prononçons, jusqu'à devenir simple bruit ?
Depuis de nombreux siècles, sa bravoure est complète, sa malice un exemple. Depuis de nombreux siècles, son chant a façonné, l'air de rien, une galerie de portraits féminins stéréotypés, clichés à la peau dure. A la manière d'une religion, et la pire car le dieu vénéré ne serait qu'un homme, il a placé les femmes dans des cases bien nettes, des cases comme des cages : la pucelle innocente, l'amoureuse hystérique, la folle castratrice, l'épouse dévouée ou l'intouchable déesse. Depuis de nombreux siècles, bien trop nombreux, nous n'avons eu droit qu'à une version des faits, celle des hommes, depuis un seul point de vue, celui des hommes. Résonne enfin le chant des corps révélateurs, dont le héros mythique n'était qu'un négatif. Le long chemin d'Ulysse est jalonné de femmes, il est peut-être temps d'entendre leur version...