Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sociographe N° 60, décembre 2017 : La douceur
Hajjaj Hassan
CHAMP SOCIAL
12,00 €
Épuisé
EAN :9782918621362
Il est certain que la douceur ne fait pas partie des thèmes qui traversent le travail social. Celui-ci s'intéresse plus à des sujets englobant et totalisant. Il s'occupe plus de la solidarité, de la sanction, du secret professionnel. Un tel oubli prête à réfléchir. Cet oubli trouve ses origines dans la manière d'interpréter et de lire la douceur. Elle est réduite aux sentiments mous et à l'affection. La douceur est la "Cosette" de la pensée majeure. Pour nous, l'idée de la douceur a donc, dans la pensée misérable, une silhouette mineure et orpheline qui l'empêche d'être instituante. Sérieusement, la lecture manque d'un ancrage fondateur. Avec force, la douceur recouvre une acception positive, une valeur hautement philosophique : c'est l'idée des humanités portées par la pensée grecque. Faire usage de la douceur et/ou s'y confronter par opposition au recours à la violence des rapports nous fera réfléchir sur la considération de soi, des autres et du monde tel qu'il est. La douceur, dialectise un rapport au monde. Elle contribue à la possibilité d'un monde meilleur ; en retour, ce dernier s'y rapporte et la renforce, l'alimente, la nourrit, la légitime. La douceur peut être une arme. Par exemple, la douceur peut lutter contre la violence en redonnant florilège de sens aux mots. La douceur grecque est très proche de ce que l'on peut toucher ou saisir ou écrire comme la disposition intérieure qui laisse aux autres le bénéfice du doute. C'est une indulgence, respectueuse en dernier lieu et par-dessus tout de ce qui n'est pas soi, de ce qui est forcément autre que soi. Cette indulgence affranchit l'autre d'avoir à prouver son altérité. L'altérité de l'autre vient à moi par la douceur. Elle est, à la lettre, empathie, non pas fusion des altérités, mais laisser être et agir l'altération même de l'autre.
Résumé : Alors que l'hostilité à l'encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques, Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed font ici oeuvre salutaire : ils expliquent comment l'islam a peu à peu été construit comme un "problème" et comment l'islamophobie est devenue l'arme favorite d'un racisme qui ne dit pas son nom. Ce livre propose un bilan critique des recherches menées, en France et à l'étranger, sur ce phénomène. Faisant le point sur les débats autour du concept d'islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l'histoire longue du racisme colonial et dans leur articulation avec l'antisémitisme. En insistant sur l'importance des stratégies des acteurs, les auteurs décortiquent le processus d'altérisation des musulmans qui, expliquant la réalité sociale par le facteur religieux, se diffuse dans les médias et ailleurs. Ils analysent enfin la réception du discours islamophobe par les musulmans et les formes de contestation de l'islamophobie par l'action collective et la mobilisation du droit antidiscrimination.
Contrairement à la légende colportée dans les grands médias, le terme "islamophobie" n'a pas été inventé par les mollahs iraniens: il est apparu en France au début du XXe siècle, en pleine période coloniale, à une époque où s'exprimaient déjà de violents discours antimusulmans... Alors que l'hostilité à l'encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques, Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed font ici oeuvre salutaire: ils expliquent comment l'islam a peu à peu été construit comme un "problème" et comment l'islamophobie est devenue l'arme favorite d'un racisme qui ne dit pas son nom. Ce livre présente ainsi au grand public, pour la première fois, un bilan critique des recherches menées, en France et à l'étranger, sur ce phénomène. Faisant le point sur les débats autour du concept d'islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l'histoire longue du racisme colonial et dans leur articulation avec l'antisémitisme. En insistant sur l'importance des stratégies des acteurs, les auteurs décortiquent le processus d'altérisation des "musulmans" qui, expliquant la réalité sociale par le facteur religieux, se diffuse dans les médias et ailleurs. Ils analysent enfin la réception du discours islamophobe par les musulmans et les formes de contestation de l'islamophobie par l'action collective et la mobilisation du droit antidiscrimination.
Cette étude traite de questions touchant à la fois l'histoire religieuse, politique et diplomatique. L'auteur étudie les relations de la papauté avec le gouvernement français dans le cadre de la fameuse Question d'Orient au moment où l'Empire Ottoman devenait, après le Congrès de Berlin (1878), le lieu privilégié de l'expansion et de la concurrence européenne. Protectrice officielle et dûment attitrée du catholicisme romain dans cet Empire, la France y exerce une influence prépondérante et souvent déterminante. Sa politique, éclairée et dynamique, reste cependant au service de ses intérêts supérieurs de grande puissance coloniale. méditerranéenne et musulmane. Marquée par une "entente cordiale" sous le pontificat de Léon XIII (1878-1903), elle est soumise à dure épreuve après la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican durant le règne de Pie X (1903-1914). Le catholicisme oriental de tradition slave, roumaine. helléno-grecque, sémitico-arabe, arménienne ou copte se ressent des fluctuations politico-religieuse entre Paris et le Vatican. Une documentation abondante et inédite, puisée très souvent aux meilleures sources d'archives, principalement à celles du Quai d'Orsay, contribue au renouvellement des connaissances historiques, dans une dimension peu perçue jusqu'ici, de l'histoire contemporaine de la France, du Vatican et du Catholicisme Oriental. Fruit de longs séjours d'études et de recherches tant à Rome qu'à Paris en Allemagne et à Oxford, l'ouvrage de J. Hajjar constitue un événement prophétique dans la complexité actuelle des relations Occident et Orient. Joseph HAJJAR, né à Damas et de nationalité syrienne, a déjà publié d'importants travaux historiques en français, notamment en 1962, Les chrétiens uniates du Proche-Orient en 1970, L'Europe et Les destinées du Proche-Orient (1815·1848) ; il a également rédigé les chapitres concernant le christianisme oriental dans la Nouvelle Histoire de l'Eglise.
L'objectif de cette étude est de répondre à deux questions pourquoi la transmission de la mémoire de l'immigration postcoloniale a tant de mal à s'effectuer ? Quels sont les obstacles à cette transmission ? La perspective théorique choisie est en rupture avec une sociologie de l'immigration dont le concept central reste la notion d'intégration. Cette étude analyse les différents rapports au passé qu'entretiennent les héritiers et héritières de l'immigration postcoloniale, dans le cadre d'un rapport de domination hérité des structures sociales et des représentations construites pendant l'apogée de l'empire colonial français : l'injonction à l'intégration. La mémoire, comme l'histoire, est une somme de rapports de force qui travaillent la société française actuelle. A travers des entretiens réalisés auprès de lycéens des Minguettes à Vénissieux (Rhône), une plongée dans l'intimité des relations familiales permet de saisir les effets de l'injonction à l'intégration : l'ambivalence des héritages de l'immigration, et les ruptures familiales et spatiales. Ce sont ces conséquences qui permettent de comprendre la difficile transmission de la mémoire de l'immigration postcoloniale. " Ce petit livre nous interpelle, vous interpelle. "Français, encore un effort avant d'être républicains" (...). Cet effort, en ce début du XXIe siècle, consiste à abattre les bastilles économiques, sociales, idéologiques et culturelles qui empêchent encore les Français issus de la colonisation de devenir pleinement nos égaux. Le temps presse ". Dominique Vidal
Jusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.