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Mondes Océaniens. Etudes en l'honneur de Paul de Deckker
Faberon Jean-Yves ; Hage Armand
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782296113039
Paul de Deckker, anthropologue, universitaire et politique, a été un grand connaisseur des mondes océaniens. Le Pacifique, i1 y a vécu, il l'a vécu et il a contribué à sa vie et à la connaissance que nous en avons: ses écrits à son sujet sont innombrables. Après sa disparition prématurée, ses amis, collèges et disciples ont voulu se rassembler en un ouvrage fidèle à Paul de Deckker par le pluralisme de ses approches et l'unité de son objet: ces sociétés du Pacifique Sud, plurielles et passionnées. Ces études océaniennes cultivent les champs des évolutions politiques et institutionnelles comme de l'histoire et de la géographie, des lettres comme des sciences de la nature Elles comprennent aussi des témoignages personnels à l'égard de cet homme inoubliable. Cet ouvrage veut ressembler à son dédicataire et éclairer par sa culture, passionner par sa variété, enfin s'inspirer de la sérénité des sages du Grand Océan, riches de tant d'expériences...
Que devient le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes à l'heure de la mondialisation ? Reste-t-il ce qu'il était à l'origine ? A supposer qu'il se transforme, quelles en sont les causes et comment cela se traduit-il dans les formes politiques, les structures de droit public et au-delà ? Quelle incidence cette évolution aurait-elle sur la décolonisation en général ? Pour y répondre, la Nouvelle-Calédonie et le Nunavut, deux entités aux apparences et aux trajectoires différentes, servent de champ d'investigation intéressant, car elles représentent deux formes ou "modèles" d'exercice du principe (hybride, interne), et deux "utopies concrètes" où se construisent des solutions originales. Avec une approche comparative, l'étude tente de montrer que le principe évolue, s'adapte, et qu'après avoir été associé aux nationalités et à la décolonisation, il doit aussi, de nos jours, prendre en compte les réalités de la mondialisation, du développement des droits de l'homme et du pluralisme démocratique. Cette évolution est liée, certes, au contexte actuel, mais aussi à sa propre dynamique et à son rapport dialectique avec la souveraineté des Etats. Après un bref historique, l'étude offre une analyse de l'autodétermination comme facteur de "restriction" de la souveraineté, avant d'examiner comment elle en reste protectrice, bénéficiaire et tributaire. Alors qu'on le croyait en lente désuétude, le principe connaît une éclatante fortune depuis la fin de la guerre froide. Tout en restant un droit de sécession pour les peuples coloniaux, il tend à devenir aussi un droit identitaire et un droit au partage des pouvoirs. Une nouvelle conception du principe émerge donc, qualifiée de postmoderne, car elle présente à la fois des aspects d'anti-modernité (de rupture avec la précédente) et d'hyper-modernité (de continuité). Elle est à l'origine de nouvelles formes de décolonisation ainsi que de nouvelles entités aux statuts divers, au point qu'on pourrait dire : "Dis-moi comment tu décolonises ou comment tu t'autodétermines et je te dirai qui tu es". L'auteur tente ainsi opportunément d'éclaircir les enjeux d'un principe délicat et d'une notion qui est au coeur de l'actualité calédonienne et "nunavutienne", et au coeur d'une grande diversité de représentations.
L'auteur de cet ouvrage définit son identité de Pied-Noir comme déraciné définitivement il y a des décennies et éprouvé pour toujours. Il a, depuis, écrit différents textes en rapport avec l'Algérie plurielle disparue : évoquant ses propres souvenirs comme les processus politiques. Ils sont ici assemblés sous l'intitulé global : D'Algérie. Souvenirs d'Algérie, témoignages d'Algérie, accords et désaccords d'Algérie, bonheurs et malheurs d'Algérie, processus si complexes d'Algérie, comparaisons avec l'Algérie, reconnaissance de ce passé. Ces textes sur un pays qui n'existe plus ont été rédigés dans sa mémoire vivante alors que l'auteur est finalement allé vivre dans un autre outre-mer français très différent de l'Algérie : la Nouvelle-Calédonie. Ils racontent un pays profondément aimé et sa perte vécue comme une catastrophe Ils parlent de cet amour, de plénitude et de bonheurs et ils parlent de meurtrissures irréparables et de désolation. A tous ceux qui on vécu le passé évoqué, ce livre contribue à permettre de se reconnaître, et aux autres, de connaître et de comprendre.
La Nouvelle-Calédonie, caractérisée par son originalité et sa complexité institutionnelle, a été dotée, par la loi organique du 19 mars 1999. d'un nouveau statut issu de l'accord de Nouméa du 5 mai 1998 et de la révision constitutionnelle du 20 juillet 1998. Ces textes dérogent à de nombreux principes fondateurs de la République. Parmi les organes de la Nouvelle-Calédonie, le plus original est sans doute son gouvernement, désormais constitué à la représentation proportionnelle. Ainsi, sans exclusive, les différentes familles politiques calédoniennes doivent gouverner ensemble. Système pratiquement sans précédent, il place la barre très haut, exige beaucoup dans un pays qui a connu des affrontements sanglants par le passé. Comment la Nouvelle-Calédonie allait-elle vivre une telle novation ? Celle-ci allait-elle résister à l'épreuve du travail gouvernemental concret ? C'est ce que mesure ce livre, qui analyse les différents aspects du premier gouvernement issu du statut de l'accord de Nouméa, celui de Jean Lèques de 1999 à 2001. C'est alors que les questions décisives se sont posées. L'institution a fonctionné ! Ce livre brosse par aplats successifs la vie politique de la Nouvelle-Calédonie, engagée dans une autonomie croissante, vers son autodétermination.
Résumé : L'outre-mer, périodiquement soumis à des turbulences physiques ou sociales, reste un élément mal connu de la France. L'an 2000 doit connaître des changements institutionnels marquants avec l'émergence du concept de pays ayant peut-être vocation à se substituer progressivement aux catégories légales préexistantes : DOM, TOM ou CTR. Pour l'heure, à l'image du droit français, le droit européen différencie les collectivités ultramarines selon qu'elles sont incluses dans l'Union européenne ou qu'elles n'y sont qu'associées. Les adaptations institutionnelles menées depuis quelques années par les pouvoirs publics ne sont évidemment pas la panacée au mal-être actuel qui se propage dans les différentes collectivités composant l'outre-mer français. Dans sa diversité géographique, économique et culturelle, étudiée ici, cet outre-mer est un monde qui bénéficie d'un niveau de vie moyen artificiellement élevé, très largement financé par les transferts de fonds publics métropolitains. Il va devoir assumer sa volonté d'émancipation et apprendre à tenir compte de contraintes de structure trop souvent minimisées - ce qui occasionne des incompréhensions graves entre représentants des milieux d'affaires et du travail, de la politique et de l'administration. Miroir de la France métropolitaine, l'outre-mer a un rôle géopolitique indéniable dans un monde en transformation rapide. Espace ultrapériphérique à l'échelle de la France et de l'Europe, pont culturel à l'échelle des relations intercontinentales, il n'a jamais autant pesé démographiquement et politiquement sur l'avenir de la France.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.