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D'Algérie
Faberon Jean-Yves
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343155128
L'auteur de cet ouvrage définit son identité de Pied-Noir comme déraciné définitivement il y a des décennies et éprouvé pour toujours. Il a, depuis, écrit différents textes en rapport avec l'Algérie plurielle disparue : évoquant ses propres souvenirs comme les processus politiques. Ils sont ici assemblés sous l'intitulé global : D'Algérie. Souvenirs d'Algérie, témoignages d'Algérie, accords et désaccords d'Algérie, bonheurs et malheurs d'Algérie, processus si complexes d'Algérie, comparaisons avec l'Algérie, reconnaissance de ce passé. Ces textes sur un pays qui n'existe plus ont été rédigés dans sa mémoire vivante alors que l'auteur est finalement allé vivre dans un autre outre-mer français très différent de l'Algérie : la Nouvelle-Calédonie. Ils racontent un pays profondément aimé et sa perte vécue comme une catastrophe Ils parlent de cet amour, de plénitude et de bonheurs et ils parlent de meurtrissures irréparables et de désolation. A tous ceux qui on vécu le passé évoqué, ce livre contribue à permettre de se reconnaître, et aux autres, de connaître et de comprendre.
La Nouvelle-calédonie, comme tous les territoires d'outre-mer, est régie par le principe de spécialité législative, ce qui signifie que les lois de la république ne s'appliquent sur son territoire que par dispositions expresses des textes. Ce système censé garantir la pérennité des droits des populations indigènes est-il encore raisonnable et compatible avec l'Etat de droit auquel on identifie désormais la république ? Un colloque, organisé en août 1993 par l'Université française du Pacifique à Nouméa, s'est livré à l'analyse du régime législatif du territoire en abordant les aspects théoriques et surtout pratiques, faisant témoigner les acteurs du droit que sont les magistrats, les chefs coutumiers et les administrateurs du territoire. Les grandes lignes de réflexion, les conclusions seront utilement confrontées aux dispositions de la loi constitutionnelle du 20 juillet 1998 portant transfert de compétences aux institutions de Nouvelle-Calédonie.
Boualem Sansal, écrivain algéro-français, est emprisonné à Alger depuis novembre 2024. Il a toujours exercé sa liberté d'expression malgré le pouvoir algérien, qui le sanctionne pour délit d'opinion. Quelle est réellement la pensée de Boualem Sansal sur l'identité algérienne ?? S'il récuse les thèses officielles selon lesquelles l'Algérie est par essence arabe, musulmane et arabophone, en revanche il revendique comme sienne l'affirmation de l'identité nationale dans la lutte du peuple algérien contre la puissance coloniale. Pourtant les Pieds-Noirs, ces Français de l'Algérie d'avant l'indépendance le reconnaissent comme un ami. Sa pensée rebelle mérite une analyse sérieuse. Si les uns et les autres découvrent les hérésies de Boualem Sansal, la réalité est qu'il est pour tous un hérétique impénitent.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.