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Tripalium. Pourquoi le travail est devenu une souffrance
Haddad Gérard
LES PEREGRINES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782849413678
Agronomie et psychanalyseJ'appartiens à une espèce fort rare et, sans doute, sans descendance: celle des agronomes psychanalystes, psychiatres de surcroît. Cette double, voire triple formation, dont je ne suis ni fier ni honteux, s'est opérée comme malgré moi, dans une sorte de rêve éveillé dont j'ai déjà fait le récit. Ce n'est qu'une fois la boucle bouclée que cette apparente absurdité révéla une certaine cohérence sous-jacente.En 1964, après l'étrange procès qui aboutit à son exclusion de l'Association internationale de psychanalyse, Lacan, dans un remarquable effort épistémologique, pose cette question (à laquelle il répondra négativement vingt ans plus tard): «La psychanalyse est-elle une science?» Et au-delà de la psychanalyse, se demande-t-il, qu'est-ce qu'une science, en particulier une science humaine? Pour sensibiliser l'auditoire à cette délicate question, il recourt à une comparaison plutôt inattendue: «Je vous amène, par approximation, à une question comme celle-ci: l'agriculture est-elle une science? On répondra oui, on répondra non. Cet exemple n'est avancé que pour vous suggérer que vous faites quand même une différence entre l'agriculture définie par un objet, et l'agriculture définie, c'est le cas de le dire, par un champ - entre agriculture et agronomie.»Établir ce curieux rapprochement entre psychanalyse et agronomie n'est, semble-t-il, qu'une incidente fortuite, une illustration pédagogique prise un peu au hasard. Il se trouve que quelque temps plus tard, la même comparaison réapparaît. La pratique analytique aurait donc quelque similitude avec celle de l'agronomie. En quoi? En ceci que l'une comme l'autre exigent du praticien la mise en tension de connaissances relevant de disciplines hétérogènes et hétéroclites, qu'il peut être amené à mobiliser simultanément.A l'École supérieure d'agronomie de Grignon, où je fis mes études de 1960 à 1965, on nous demandait de posséder une solide formation en mathématiques, sciences physico-chimiques, biologie et géologie, et en outre d'acquérir une connaissance poussée des principales plantes cultivées dans le Bassin parisien et de toutes les races animales (bovins, ovins, porcins, animaux à poil, mais aussi à plume) vivant dans l'Hexagone. S'y ajoutait une connaissance non moins approfondie des sols, de leur physique et de leur chimie, de bonnes notions de machinisme agricole ainsi que quelques lumières en génie rural (l'art de creuser des canaux et de construire de petits barrages). Sans oublier un savoir encyclopédique sur les différentes agro-industries, qu'elles concernent les transformations du lait ou les techniques de brasserie et de vinification. Enfin, pour parachever l'ensemble, l'école nous demandait également d'être férus d'économie et de maîtriser non seulement la gestion des exploitations, mais aussi le fonctionnement des marchés. Un agronome est nécessairement polymathe.
Le mode de pensée talmudique ne peut tout de même pas nous avoir subitement quittés", écrivait Karl Abraham à Freud.Cette constatation d'un lien méconnu fut reprise et développée par Lacan. C'est en s'inspirant de cet enseignement qu'il y a trente ans déjà Gérard Haddad entreprit une enquête, non dans l'ésotérisme de la Kabbale mais dans le Talmud, dans le Midrash, dans l'?uvre de Maimonide, précurseur du Discours des Lumières, pour déterminer le legs du judaïsme à la psychanalyse et du même coup marquer une claire frontière entre les deux champs.Ce premier pas, dans sa fécondité, annonce les ?uvres à venir: Manger le Livre, Les Folies millénaristes... propédeutique pour une analyse de cette part d'ombre que Freud préféra méconnaître.
Psychiatre et psychanalyste, Gérard Haddad propose dans Manger le livre une étape importante de sa réflexion sur une question qui lui tient à coeur : le rapport entre la psychanalyse et la tradition juive. Son idée directrice est qu'il existe chez Freud un dialogue secret entre son oeuvre et sa culture religieuse. La fécondité de cette hypothèse est établie par l'analyse des rites alimentaires de la religion juive et de ce qu'ils révèlent de la dimension symbolique de l'acte de manger, des rapports étonnants entre cet acte d'incorporation et l'écriture. Il y a là un terreau sur lequel l'inconscient freudien a travaillé.À la frontière de l'anthropologie et de la psychanalyse, Haddad se sert de son excellente connaissance de la culture juive pour donner un éclairage original aux thèses freudiennes de Totem et Tabou sur le repas totémique. Il s'en sert également pour faire comprendre d'une manière très stimulante les enjeux de la problématique lacanienne de la question du père.Un livre qui ouvre des horizons. À dévorer, bien évidemment ! --Emilio Balturi
Pourquoi Jésus changea-t-il le nom de l'apôtre Simon en celui de Pierre? Pourquoi la fureur des ayatollahs contre un livre "satanique"? Pourquoi Hitler inaugura-t-il son régime par un gigantesque bûcher de livres? Pourquoi Sabbatai Tsevi entraîna-t-il la totalité des Juifs dans sa folie? Ces questions ont-elles un dénominateur commun? Ces énigmes partielles recouvrent une énigme fondamentale, celle du rapport de l'homme à la destruction des livres - c'est-à-dire à l'autodafé et à la "biblioclastie". L'éclairer permet de mieux comprendre les maladies politiques qui frappent ce siècle: totalitarisme, intégrisme, et, peut-être, de mieux s'en protéger. Cinquante ans après la mort de Freud, un psychanalyste s'attelle à ces questions avec ce résultat inattendu: une mise à jour freudienne du freudisme et du concept central de l'oedipe, trop vite rangé parmi les idées surannées.
Je m'assis, calme et décidé, sur le bord du divan. Lacan en fut tout surpris : que se passe-t-il ? - je veux vous parler face à face, cette fois. - Eh bien, d'accord ! Il s'assit en face de moi. Il semblait très ému, inquiet peut-être. Les mots jaillissaient de ma bouche, tranchants comme une lame, dans une totale vérité. Qu'ai-je dit ce jour-là ? Une longue plainte probablement, jaillie de mon infinie détresse. Il m'écoutait au même niveau de vérité. Ni lui ni moi ne jouions. Quelque chose de la vie et de la mort était en débat." Ce texte est le récit, presque le roman, d'une expérience qui a transformé radicalement la vie de son auteur. En 1969, alors qu'il est ingénieur agronome, Gérard Haddad rencontre Jacques Lacan et commence avec lui une psychanalyse. Cette aventure va durer onze années au cours desquelles se sera opérée une métamorphose. Pour la première fois, depuis Freud, un psychanalyste se risque à raconter sa propre analyse. Il nous livre ici un témoignage unique sur la pratique si controversée de Lacan auquel l'auteur rend pourtant hommage. Mais, par delà l'anecdote et la mise en scène de ce récit, c'est à une contre-expertise du "lacanisme conceptuel" que se livre Gérard Haddad. Et, à travers cette exploration (libre, enjouée, bienveillante), l'auteur pose quelques questions décisives : quel type de "guérison" peut offrir une psychanalyse ? Un "clown génial" peut-il changer votre vie ? Le rire est-il l'ombre du drame ? La psychanalyse est-elle une maladie qui se prend pour un remède ?
En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du " mariage pour tous ". En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de l'adoption du pacte civil de solidarité. Si elle n'est donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup d'observateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France. Que s'est-il passé ? L'homoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement d'une histoire ? Et qu'en disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, c'est à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.
Janvier 2015 : Alexis Tsipras, candidat de Syriza, la Coalition de la gauche radicale, est élu Premier ministre par le peuple grec, qui souhaite en finir avec les politiques d'austérité imposées par l'Union européenne et le FMI. Six mois plus tard, il demande à son Parlement de ratifier un texte qui contredit ses promesses. Ses opposants le raillent ; certains de ses partisans crient à la trahison. Lors des élections législatives de juillet 2019, Syriza est battu et arrive derrière la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur historique du pays. Que s'est-il passé? A travers une enquête sans concessions, Fabien Perrier nous fait revivre les quarante-cinq dernières années de l'histoire de la Grèce, les difficultés et les crises auxquelles le pays a dû faire face, les espoirs et les déceptions qui l'ont animé. Avec ce récit vivant, nourri de nombreux témoignages de première main, l'auteur retrace cette tragédie, certes grecque, mais aussi européenne. Car à l'heure où de nombreux événements bouleversent l'équilibre de l'Europe, depuis le Brexit jusqu'à la ?crise migratoire ", en passant par la montée des populismes, cet ouvrage nous amène plus largement à interroger son avenir, notre avenir, plus que jamais marqué du sceau de l'incertitude...
Résumé : Le dandysme est méconnu. On le confond avec la simple élégance, alors qu'il est bien plus : mode d'être, état d'esprit, style de vie, esthétique... C'est une philosophie de l'art en même temps qu'une esthétisation de soi. Il se veut également l'expression, au nom de la beauté, d'une immense liberté liée à une forme de révolte individuelle contre la société, son conformisme et son conservatisme, mais aussi contre le destin. Le dandy, comme l'écrit Albert Camus, "ne se maintient que dans le défi" . Plus encore qu'une oeuvre d'art vivante - pour reprendre l'aphorisme d'Oscar Wilde -, il est une utopie incarnée ! Mais le dandysme, c'est aussi un grand courant intellectuel, philosophique et artistique dont l'influence, prépondérante au XIXe et au XXe siècle, est loin de s'estomper aujourd'hui. Car l'esprit dandy touche toutes les formes d'art, des plus classiques aux plus contemporaines : aussi bien la littérature, la poésie et le théâtre que la peinture, la musique, la danse, la photographie et le cinéma... C'est cette passionnante histoire que nous raconte Daniel Salvatore Schiffer : de Lord Brummell à David Bowie, en passant par Byron, Wilde, Baudelaire, Kierkegaard, George Sand, Proust, Diaghilev, Cocteau, Tzara, Greta Garbo, Coco Chanel, Dior, Mishima, Visconti, Warhol, Gainsbourg, Lagerfeld ou Lady Gaga, sans oublier les écrivains décadents, les peintres symbolistes et préraphaélites... et beaucoup d'autres.
Est-il trop tard pour sauver le climat ? Une justice climatique est-elle possible ? Que penser du "capitalisme vert" ? La collapsologie est-elle aussi paralysante que le climato- scepticisme ? Autant de questions, et bien d'autres, abordées ici par Jean Jouzel, l'un des plus grands climatologues français, et Baptiste Denis, jeune citoyen engagé. Entre mises au point scientifiques et réflexion sur nos responsabilités, Climat. Parlons vrai propose une analyse lucide de la situation et confronte deux générations dans un dialogue juste et sans langue de bois.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.
Le contre transfert initialement entendu comme l'attachement amoureux de l'analyse à son patient et donc comme obstacle au bon déroulement de la cure analytique est maintenant perçu comme une composante centrale du processus analytique. Dans cet essai, Alberto Eiguer s'attache à décrire les formes multiples que prend cet échange singulier dans lequel les inconscients du patient et de l'analyste créent ensemble un inconscient commun à partir de l'imbrication de deux psychismes. Une étude clinique fine qui témoigne du retour de l'auteur du "Pervers narcissique et son complice".
4e de couverture : Notre corps ne ment jamais. Quand nous tombons malades, quand nous faisons l'expérience de la dépression, de la toxicomanie, de l'anorexie, c'est que nous sommes traversés par un conflit intérieur entre ce que nous ressentons et ce que nous voudrions ressentir. D'un côté, il y a notre corps, qui garde intacte la mémoire de notre histoire - et tout particulièrement des mauvais traitements que nos parents ont pu nous infliger -, de l'autre, il y a notre esprit et notre volonté, conditionnés par la morale et notre éducation, qui nous déterminent à aimer et honorer, quoi qu'il arrive, ces mêmes parents. Ce livre explore, à travers de nombreux exemples - notamment des vies d'écrivains célèbres -, les conséquences parfois dramatiques de ce conflit, mais il montre aussi qu'il existe des raisons d'espérer. Non, nous ne sommes pas obligés d'être les «bons» enfants de nos parents s'ils nous ont fait du mal et s'ils continuent de pratiquer le chantage affectif. Oui, c'est notre responsabilité que d'être attentifs aux signaux d'alerte que nous envoie notre corps. Au terme de ce chemin exigeant par lequel nous acceptons de relire l'histoire de nos rapports avec nos parents, il y a l'espoir de naître à une authentique liberté intérieure.Notes Biographiques : Alice Miller (1923-2010) a exercé la psychanalyse jusqu'en 1980 avant de se consacrer entièrement à ses recherches sur l'enfance. Traduite dans le monde entier, elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur les causes et les conséquences des mauvais traitements infligés aux enfants, dont en Champs-Flammarion Notre corps ne ment jamais, C'est pour ton bien et Ta vie sauvée enfin.