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HIPPOCRATE ET LE SCANNER. Réflexions sur la médecine contemporaine
Haddad Gérard ; Sicard Didier
DDB
16,05 €
Épuisé
EAN :9782220044521
Quatrième de couverture L'apparition du sida, avec ses modes particuliers de transmission, a révélé les zones d'ombre et d'hypocrisie de nos sociétés ainsi que de profonds changements dans la médecine contemporaine : déclin de la clinique au profit d'examens de plus en plus sophistiqués et coûteux, problèmes de la responsabilité médicale, fardeau de dépenses approchant de l'insupportable, études de santé publique négligées jusqu'ici, questions des soins dans les pays du tiers-monde. Chacune de ces difficultés possède son corrélat dans le champ de l'éthique médicale. Sur toutes ces questions, Didier Sicard, professeur de médecine, mène depuis plus de vingt ans une réflexion exigeante, avec une véritable " passion pour l'éthique ", sans concession aux préjugés sociaux et médicaux, réflexion que cet ouvrage rapporte à travers les entretiens menés pendant deux ans avec le psychanalyste Gérard Haddad. Ce livre permet d'approcher, de comprendre les difficultés et les perspectives de la pratique médicale, ainsi que sa place dans une réflexion contemporaine sur l'homme d'aujourd'hui. En évoquant son parcours personnel, Didier Sicard souligne qu'il n'est peut-être pas trop tard pour redonner à la médecine ses lettres de noblesse, avec le supplément d'âme et d'humanité qu'elle suppose.
Je m'assis, calme et décidé, sur le bord du divan. Lacan en fut tout surpris : que se passe-t-il ? - je veux vous parler face à face, cette fois. - Eh bien, d'accord ! Il s'assit en face de moi. Il semblait très ému, inquiet peut-être. Les mots jaillissaient de ma bouche, tranchants comme une lame, dans une totale vérité. Qu'ai-je dit ce jour-là ? Une longue plainte probablement, jaillie de mon infinie détresse. Il m'écoutait au même niveau de vérité. Ni lui ni moi ne jouions. Quelque chose de la vie et de la mort était en débat." Ce texte est le récit, presque le roman, d'une expérience qui a transformé radicalement la vie de son auteur. En 1969, alors qu'il est ingénieur agronome, Gérard Haddad rencontre Jacques Lacan et commence avec lui une psychanalyse. Cette aventure va durer onze années au cours desquelles se sera opérée une métamorphose. Pour la première fois, depuis Freud, un psychanalyste se risque à raconter sa propre analyse. Il nous livre ici un témoignage unique sur la pratique si controversée de Lacan auquel l'auteur rend pourtant hommage. Mais, par delà l'anecdote et la mise en scène de ce récit, c'est à une contre-expertise du "lacanisme conceptuel" que se livre Gérard Haddad. Et, à travers cette exploration (libre, enjouée, bienveillante), l'auteur pose quelques questions décisives : quel type de "guérison" peut offrir une psychanalyse ? Un "clown génial" peut-il changer votre vie ? Le rire est-il l'ombre du drame ? La psychanalyse est-elle une maladie qui se prend pour un remède ?
Résumé : Alors que la maladie d'Alzheimer de sa femme Antonietta progresse, Gérard Haddad prend la plume pour écrire à celle qui ne parle déjà plus. Ces lettres retracent la lente progression de la maladie : d'abord le déni, puis la lutte, les traitements et l'espoir de revivre "comme avant" , puis les rechutes et l'entrée à l'Ehpad, peu avant l'épidémie de Covid et l'absolue solitude qu'elle impose pendant plusieurs longs mois. Etrangement, du creuset de la maladie émerge un nouvel amour, triomphant de tous les malentendus des années de vie partagées. Les souvenirs des moments de grâce affluent alors, et chaque instant de vie à partager encore prend une intensité et une profondeur insoupçonnée. Un texte poignant, qui dit toute la force d'un amour conjugal confronté à la maladie. Gérard Haddad est psychiatre et psychanalyste mais aussi écrivain, traducteur de l'hébreu et éditeur. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment coécrits avec Antonietta Haddad, comme Freud en Italie, psychanalyse du voyage (Albin Michel, 1995). Plus récemment, il a publié A l'origine de la violence (Salvator, 2021).
Pourquoi Jésus changea-t-il le nom de l'apôtre Simon en celui de Pierre? Pourquoi la fureur des ayatollahs contre un livre "satanique"? Pourquoi Hitler inaugura-t-il son régime par un gigantesque bûcher de livres? Pourquoi Sabbatai Tsevi entraîna-t-il la totalité des Juifs dans sa folie? Ces questions ont-elles un dénominateur commun? Ces énigmes partielles recouvrent une énigme fondamentale, celle du rapport de l'homme à la destruction des livres - c'est-à-dire à l'autodafé et à la "biblioclastie". L'éclairer permet de mieux comprendre les maladies politiques qui frappent ce siècle: totalitarisme, intégrisme, et, peut-être, de mieux s'en protéger. Cinquante ans après la mort de Freud, un psychanalyste s'attelle à ces questions avec ce résultat inattendu: une mise à jour freudienne du freudisme et du concept central de l'oedipe, trop vite rangé parmi les idées surannées.
Psychiatre et psychanalyste, Gérard Haddad propose dans Manger le livre une étape importante de sa réflexion sur une question qui lui tient à coeur : le rapport entre la psychanalyse et la tradition juive. Son idée directrice est qu'il existe chez Freud un dialogue secret entre son oeuvre et sa culture religieuse. La fécondité de cette hypothèse est établie par l'analyse des rites alimentaires de la religion juive et de ce qu'ils révèlent de la dimension symbolique de l'acte de manger, des rapports étonnants entre cet acte d'incorporation et l'écriture. Il y a là un terreau sur lequel l'inconscient freudien a travaillé.À la frontière de l'anthropologie et de la psychanalyse, Haddad se sert de son excellente connaissance de la culture juive pour donner un éclairage original aux thèses freudiennes de Totem et Tabou sur le repas totémique. Il s'en sert également pour faire comprendre d'une manière très stimulante les enjeux de la problématique lacanienne de la question du père.Un livre qui ouvre des horizons. À dévorer, bien évidemment ! --Emilio Balturi
Les enfants dyslexiques auraient-ils une notion particulière du temps? Chantal Wyseur en dévoile la complexité et nous introduit au coeur de leur cerveau atemporel. Nous découvrons leur perception du monde en trois dimensions et leurs trésors d'aptitudes. L'auteur ayant appliqué les méthodes de Gestion mentale de La Garanderie et celle de Ronald Davis, ouvre ici une troisième voie de compréhension et d'application, à l'usage des parents et des éducateurs. C'est une démarche concrète et originale pour aider les dyslexiques à apprendre et les enseignants à les comprendre.
Résumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.
Ce livre décrit une expérience fondamentale de François d'Assise. Il arrive que chacun soit amené comme lui à une désappropriation de sa tâche. L'intérêt de l'expérience de saint François est d'avoir su s'en remettre totalement à Dieu, quant à l'avenir de son Ordre. Tout homme peut rencontrer cette expérience de pauvreté où semble se perdre l'oeuvre de toute une vie, voire la vie elle-même. Mgr Riobé disait qu'il s'y était pleinement reconnu.