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DINOSAURES SUR LE DIVAN. Psychanalyse de Jurassic Park
Hachet Pascal
AUBIER
14,00 €
Épuisé
EAN :9782700724059
Pourquoi les dinosaures de Jurassic Park apparaissent-ils aussi familiers qu'inquiétants ? De quelle énigme la mégalomanie de John Hammond, la terreur de ses petits-enfants face aux dinosaures, l'étrange haine du paléontologue Grant pour les enfants et la lucidité sarcastique du mathématicien Ian Malcolm sont-ils les indices ? Pascal Hachet a choisi de considérer le film de Steven Spielberg ainsi que sa suite, Le Monde perdu, comme les deux volets d'un véritable thriller psychanalytique. Il traque derrière notre amour et notre peur des dinosaures l'écho d'un attachement infantile à nos aïeux et le destin, à travers les générations, de leurs expériences. L'affrontement des hommes et des dinosaures illustre une lutte intérieure que chacun, au cours de son enfance, mène pour assumer le meilleur et le pire de l'héritage psychique qu'il reçoit de ses parents et de ses grands-parents, Jurassic Park suggère des solutions pour ceux en qui ces tourments de l'âme sont encore vivaces.
Les travaux de Nicolas Abraham (1919-1975) et de Maria Torok (1925-1998) ont amorcé une refonte de la métapsychologie freudienne et ont apporté un éclairage décisif pour de nombreuses situations cliniques. Ces psychanalystes ont mis l'accent sur les expériences de vie traumatisantes - qui peuvent survenir à tout âge de notre vie et ne sauraient se réduire à des fantasmes frappés de censure surmoïque, mais ont pour effet de cliver plus ou moins sévèrement le Moi (donnant lieu à un " incorporat " ou à une " crypte ") - et sur les effets transgénérationnels des expériences de vie insuffisamment élaborées par nos ascendants (donnant lieu au " travail d'un fantôme dans l'inconscient "). Pascal Hachet présente dans cette perspective onze essais, qui touchent tant à l'histoire de la psychanalyse et à la clinique qu'aux œuvres culturelles - comme le " Nom de la rose " d'Umberto Eco et le " Titanic " de James Cameron - et aux faits de civilisation. Il témoigne ainsi de la fécondité des " renouveaux dans la psychanalyse " impulsés par Abraham et par Torok.
La toxicomanie est devenue un problème politique et social, mais elle représente toujours, pour les professionnels du soin et les familles, un gigantesque défi thérapeutique. Les institutions d'aide spécialisées se sont certes multipliées, mais les cliniciens demeurent bien en peine pour comprendre et soigner la souffrance psychique des toxicomanes. Ce livre, qui témoigne d'une longue pratique psychothérapique avec des patients toxicomanes et leur entourage, révèle que la toxicomanie, loin d'être un acte autodestructeur, est souvent une stratégie de survie psychique mise en œuvre pour anesthésier l'impact insupportable d'expériences douloureuses ou honteuses soit personnelles, soit liées à des secrets de famille qui ont marqué les générations précédentes. Indispensable pour les professionnels de l'aide aux toxicomanes, cette réflexion claire et vivante guidera également les usagers de drogues et leur famille, ainsi que tous ceux qu'intéresse ce fait individuel et collectif majeur.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
Longtemps en Occident, les mythes n'ont pas eu bonne presse. Notre approche rationaliste les a réduits à de purs et simples mensonges. Mensonges peut-être, mais mensonges indispensables. Ainsi en est-il de Clovis et du mythe d'une identité française " pure " depuis quinze siècles. Cette fiction fournit des repères rassurants à ceux que désoriente l'affaiblissement de l'Etat-nation sous l'effet de la mondialisation économique. En parallèle, l'exploitation de cette contre-vérité manifeste par des politiciens et par des hommes d'Eglise compromet une prise de conscience efficace des transformations sociétales. Cet exemple illustre la redoutable ambiguïté du mythe. Il n'a besoin ni de pourfendeurs ni d'apologues, mais d'une compréhension de sa part de lumières et de sa part d'ombres. Si le mythe est nécessairement passager, il est dans tous les cas nécessairement mensonger, car nul n'est capable d'accepter sur-le-champ une réalité amère. Avec des succès divers, le mythe aide les individus à assimiler les expériences difficiles qu'ils partagent et participe à la genèse et à l'équilibre des liens sociaux.
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.