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Le mensonge indispensable. Du trauma social au mythe
Hachet Pascal
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296094963
Longtemps en Occident, les mythes n'ont pas eu bonne presse. Notre approche rationaliste les a réduits à de purs et simples mensonges. Mensonges peut-être, mais mensonges indispensables. Ainsi en est-il de Clovis et du mythe d'une identité française " pure " depuis quinze siècles. Cette fiction fournit des repères rassurants à ceux que désoriente l'affaiblissement de l'Etat-nation sous l'effet de la mondialisation économique. En parallèle, l'exploitation de cette contre-vérité manifeste par des politiciens et par des hommes d'Eglise compromet une prise de conscience efficace des transformations sociétales. Cet exemple illustre la redoutable ambiguïté du mythe. Il n'a besoin ni de pourfendeurs ni d'apologues, mais d'une compréhension de sa part de lumières et de sa part d'ombres. Si le mythe est nécessairement passager, il est dans tous les cas nécessairement mensonger, car nul n'est capable d'accepter sur-le-champ une réalité amère. Avec des succès divers, le mythe aide les individus à assimiler les expériences difficiles qu'ils partagent et participe à la genèse et à l'équilibre des liens sociaux.
Les attentats terroristes de Paris et de Bruxelles ont placé la panique au premier rang de la scène publique. Ces meurtres de masse ont tétanisé le corps et désorganisé l'esprit de maints rescapés et proches des victimes. Autant de réflexes de survie face à une menace de mort réelle. Autant de souffrances qui ont mobilisé une solidarité citoyenne et, parfois, nécessité une aide psychologique. Certains individus entretiennent un tout autre rapport avec la panique. Ils font des crises d'angoisse paroxystique répétées en l'absence de toute expérience catastrophique ou simplement stressante. Leur mal-être est donc également distinct de la précision de la phobie. Comble de désagrément, leur détresse est alors totale. De quels rouages inconscients ces foudroyants assauts de subjectivité sont-ils le redoutable fruit critique ? Dans quelle mesure l'expérience du divan peut-elle permettre de déconstruire l'horreur panique ? Ce livre propose des éléments de réponse, au moyen d'un récit de cure analytique. Révélation faite au patient d'un secret de famille qui touche à sa filiation, tutorat d'une personne âgée et réfection forcenée d'une demeure laissée à l'abandon, tels sont les jalons de cette saisissante narration clinique, qui peut aussi être lue comme un roman psychosocial.
La toxicomanie est devenue un problème politique et social, mais elle représente toujours, pour les professionnels du soin et les familles, un gigantesque défi thérapeutique. Les institutions d'aide spécialisées se sont certes multipliées, mais les cliniciens demeurent bien en peine pour comprendre et soigner la souffrance psychique des toxicomanes. Ce livre, qui témoigne d'une longue pratique psychothérapique avec des patients toxicomanes et leur entourage, révèle que la toxicomanie, loin d'être un acte autodestructeur, est souvent une stratégie de survie psychique mise en œuvre pour anesthésier l'impact insupportable d'expériences douloureuses ou honteuses soit personnelles, soit liées à des secrets de famille qui ont marqué les générations précédentes. Indispensable pour les professionnels de l'aide aux toxicomanes, cette réflexion claire et vivante guidera également les usagers de drogues et leur famille, ainsi que tous ceux qu'intéresse ce fait individuel et collectif majeur.
Les travaux de Nicolas Abraham (1919-1975) et de Maria Torok (1925-1998) ont amorcé une refonte de la métapsychologie freudienne et ont apporté un éclairage décisif pour de nombreuses situations cliniques. Ces psychanalystes ont mis l'accent sur les expériences de vie traumatisantes - qui peuvent survenir à tout âge de notre vie et ne sauraient se réduire à des fantasmes frappés de censure surmoïque, mais ont pour effet de cliver plus ou moins sévèrement le Moi (donnant lieu à un " incorporat " ou à une " crypte ") - et sur les effets transgénérationnels des expériences de vie insuffisamment élaborées par nos ascendants (donnant lieu au " travail d'un fantôme dans l'inconscient "). Pascal Hachet présente dans cette perspective onze essais, qui touchent tant à l'histoire de la psychanalyse et à la clinique qu'aux œuvres culturelles - comme le " Nom de la rose " d'Umberto Eco et le " Titanic " de James Cameron - et aux faits de civilisation. Il témoigne ainsi de la fécondité des " renouveaux dans la psychanalyse " impulsés par Abraham et par Torok.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.