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Théodoret de Cyr, exégète et théologien. Volume 1, Le dernier grand exégète de l'école d'Antioche au
Guinot Jean-Noël
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204097888
Exégète, apologiste, historien et théologien, Théodoret, évêque de Cyr (423), fut le dernier grand représentant de l'école d'Antioche. Sa réputation était telle que, en 430, l'évêque d'Antioche lui demanda de réfuter les anathématismes auxquels Cyrille d'Alexandrie sommait Nestorius de souscrire. Il se trouva alors engagé dans le long débat doctrinal qui s'étend du concile d'Ephèse (431) à celui de Chalcédoine (451). Défenseur de la christologie antiochienne des "deux natures" contre Cyrille, il contribua pourtant au rétablissement de la paix entre Alexandrie et Antioche en 433. Toutefois, dès 447, Théodoret reprit la lutte, cette fois contre le monophysisme radical professé par le moine Eutychès à Constantinople. Cela lui valut d'être condamné et déposé par le concile d'Éphèse de 449. Il dut attendre le concile de Chalcédoine pour voir son orthodoxie reconnue. Ce premier volume, qui rassemble vingt études, met l'accent sur l'aspect exégétique de oeuvre de Théodoret.
En 312, à la surprise générale, Constantin s'est déclaré chrétien, et peut-être l'était-il depuis 311, mais il n'existait encore, et peur cause, aucun modèle de l'empereur chrétien, ni, du côté de l'Eglise, aucune théologie politique approfondie. Les relations entre pouvoir impérial et Eglise furent donc mises en ?uvre dans l'empirisme, ce qui les rend d'autant plus intéressantes à observer, car les principes qui les régulent sont plus sous-jacents et implicites que conscients et délibérés. Certes, le pouvoir romain ne se contente pas de reconnaître l'Eglise, il la reçoit. Ce rapprochement est plus qu'une simple juxtaposition dans une neutralité bienveillante: en reconnaissant qu'ils procèdent tous les deux du Dieu chrétien, le pouvoir impérial et l'Eglise trouvent en lui leur solide principe d'union. De ces relations, un témoignage direct et, chose exceptionnelle dans nos sources religieuses, émanant non pas de l'Eglise mais du pouvoir romain, est tourné par les lois religieuses du Code Théodosien. Elles situent l'Eglise dans l'Empire, lui fixent sa place, lui assurent des privilèges mais aussi, en contrepartie, un certain contrôle impérial. Ainsi se dessina la genèse de l'union du trône et de l'autel qui fut pour des siècles tune donnée cardinale de l'histoire de l'Occident, le cadre dans lequel "nous sommes devenus chrétiens" (Paul Veyne). Le colloque de Lyon (octobre 2005) s'est consacré, à partir de divers exemples, à l'analyse de cette genèse
Exégète, apologiste, historien et théologien, Théodoret, évêque de Cyr (423), fut le dernier grand représentant de l'école d'Antioche. Sa réputation était telle que, en 430, l'évêque d'Antioche lui demanda de réfuter les anathématismes auxquels Cyrille d'Alexandrie sommait Nestorius de souscrire. Il se trouva alors engagé dans le long débat doctrinal qui s'étend du concile d'Ephèse (431) à celui de Chalcédoine (451). Défenseur de la christologie antiochienne des "deux natures" contre Cyrille, il contribua pourtant au rétablissement de la paix entre Alexandrie et Antioche en 433. Toutefois, dès 447, Théodoret reprit la lutte, cette fois contre le monophysisme radical professé par le moine Eutychès à Constantinople. Cela lui valut d'être condamné et déposé par le concile d'Éphèse de 449. Il dut attendre le concile de Chalcédoine pour voir son orthodoxie reconnue. Ce second volume, qui rassemble dix-neuf études, étudie plus particulièrement l'oeuvre théologique, surtout christologique, de Théodoret, notamment dans ses dimensions apologétiques et polémiques.
Voilà un récit dont l'étrangeté est singulière dans les Evangiles ! Ce n'est pas tant d'abord l'eau devenue vin qui provoque le questionnement - n'en déplaise à l'exégèse rationaliste. Et la réplique énigmatique de Jésus à sa mère, pour être la plus célèbre, n'est pas la seule notation de ce texte qui suscite l'étonnement. En outre, depuis les Pères de l'Eglise, l'exégèse de ce récit est l'occasion de traiter des thèmes presque obligés, tel celui du mariage et de la virginité...
Evêque de Cyr (en Syrie) au Ve siècle, Théodoret a commenté presque tout l'Ancien Testament et passe pour l'un des plus grands exégètes antiochiens. Héritier de Théodore de Mopsueste et de Jean Chrysostome, mais aussi des Cappadociens et de la tradition alexandrine dominée par Origène, il réalise dans son interprétation de l'Ecriture une synthèse originale. Mais son activité d'exégète ne prend son véritable sens que si on la replace dans la lutte qui, d'Ephèse (431) à Chalcédoine (451), l'oppose à Cyrille et aux Alexandrins : dans le débat christologique qui divise le Ve siècle, l'Ecriture peut seule, à ses yeux, permettre de trancher. Avec ce troisième volume (voir SC 276, 295), s'achève la publication d'un des commentaires les plus représentatifs de son exégèse. En restant fidèle à une interprétation littérale et historique, Théodoret met en évidence le caractère messianique de la prophétie d'Isaïe et le fondement scripturaire de la christologie qui reconnaît dans le Christ deux natures unies, mais distinctes.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin