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Théodoret de Cyr, exégète et théologien. Volume 2, Un théologien engagé dans le conflit nestorien (4
Guinot Jean-Noël
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204097895
Exégète, apologiste, historien et théologien, Théodoret, évêque de Cyr (423), fut le dernier grand représentant de l'école d'Antioche. Sa réputation était telle que, en 430, l'évêque d'Antioche lui demanda de réfuter les anathématismes auxquels Cyrille d'Alexandrie sommait Nestorius de souscrire. Il se trouva alors engagé dans le long débat doctrinal qui s'étend du concile d'Ephèse (431) à celui de Chalcédoine (451). Défenseur de la christologie antiochienne des "deux natures" contre Cyrille, il contribua pourtant au rétablissement de la paix entre Alexandrie et Antioche en 433. Toutefois, dès 447, Théodoret reprit la lutte, cette fois contre le monophysisme radical professé par le moine Eutychès à Constantinople. Cela lui valut d'être condamné et déposé par le concile d'Éphèse de 449. Il dut attendre le concile de Chalcédoine pour voir son orthodoxie reconnue. Ce second volume, qui rassemble dix-neuf études, étudie plus particulièrement l'oeuvre théologique, surtout christologique, de Théodoret, notamment dans ses dimensions apologétiques et polémiques.
Alexandrie Cyrille d' ; Guinot Jean-Noël ; Burns W
Ce tome V des Lettres festales de Cyrille d'Alexandrie contient les cinq dernières lettres conservées de lui, pour les années 438 à 442. De longueurs diverses, elles continuent à honorer les codes de ce genre littéraire : appel à la conversion et au combat spirituel pour se rendre pur, lecture symbolique d'un texte biblique, catéchèse sur l'histoire du salut et la centralité du Christ (passant par la critique des juifs qui ne l'ont pas accueilli), annonce de la date de Pâques et du début du carême. A l'intérieur de ce schéma rituel Cyrille introduit de petites variations qui donnent un caractère propre à cette série finale : le temps pascal comme temps de "relâche" après l'effort, anticipant le repos du ciel ; l'insistance sur la communion des saints dans laquelle entre le juste ; la foi qui justifie, ou encore la beauté d'une vie droite. Les images sont abondamment convoquées dans cette prédication, tirées de l'Ecriture ou de la vie ordinaire : les métiers, la guerre, la vraie richesse, les fêtes juives, la Tente et le Saint des saints... Sans oublier d'être théologien dans ces lettres qui célèbrent le mystère pascal et le salut, Cyrille se montre pasteur, parlant pour tous, dans un langage simple et concret, pour inviter chacun à changer de vie. William H. Burns (1928-2003), pasteur et missionnaire méthodiste, enseignant à Alton en Angleterre, a soutenu sur ce texte une thèse à l'Université de Southampton en 1988. Il est l'auteur du texte critique de toutes les Lettres festales dont plusieurs sont publiées : t. I (SC 372, 1991), t. II (SC 392, 1993) et t. III (SC 434, 1998). Jean-Noël Guinot, directeur de recherche honoraire au CNRS, a été directeur des "Sources Chrétiennes" jusqu'en 2006. Il est notamment l'auteur de L'exégèse de Théodoret de Cyr (Beauchesne, 1995) et de Théodoret de Cyr exégète et théologien (Cerf, 2012, 2 vol.).
Voilà un récit dont l'étrangeté est singulière dans les Evangiles ! Ce n'est pas tant d'abord l'eau devenue vin qui provoque le questionnement - n'en déplaise à l'exégèse rationaliste. Et la réplique énigmatique de Jésus à sa mère, pour être la plus célèbre, n'est pas la seule notation de ce texte qui suscite l'étonnement. En outre, depuis les Pères de l'Eglise, l'exégèse de ce récit est l'occasion de traiter des thèmes presque obligés, tel celui du mariage et de la virginité...
Résumé : Avec plus de cinq cents volumes publiés, la collection " Sources chrétiennes " est à ce jour la plus importante bibliothèque patristique au monde à donner accès aux oeuvres intégrales des Pères de l'Église. Le texte original, grec ou latin le plus souvent, plus rarement syriaque, arabe ou géorgien, est toujours accompagné d'une traduction française, de notes et d'une solide introduction qui situe l'oeuvre dans son contexte historique et doctrinal. Le présent volume voudrait aider le lecteur à s'orienter dans les nombreux rayons de cette bibliothèque. Il n'a pas pour but d'être un manuel de patrologie, mais seulement, comme le souhaitait le P. Claude Mondésert, auteur de la première édition dans la collection " Foi vivante ", de " fournir un guide pratique " à l'utilisateur de " Sources chrétiennes ". Un classement des auteurs par siècle, une présentation succincte du contenu des oeuvres publiées, accompagnées ça et là de quelques extraits pour donner envie d'ouvrir le livre, des cartes et des index offrent à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de découvrir " en libre accès " les richesses de cette bibliothèque, les trésors de plus d'un millénaire de la vie de l'Église d'Orient et d'Occident et un patrimoine commun de l'humanité.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).