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COMMENTAIRE SUR ISAIE. Tome 3, Sections 14 à 20, Edition bilingue français-grec
Guinot Jean-Noël
CERF
75,00 €
Épuisé
EAN :9782204022620
Evêque de Cyr (en Syrie) au Ve siècle, Théodoret a commenté presque tout l'Ancien Testament et passe pour l'un des plus grands exégètes antiochiens. Héritier de Théodore de Mopsueste et de Jean Chrysostome, mais aussi des Cappadociens et de la tradition alexandrine dominée par Origène, il réalise dans son interprétation de l'Ecriture une synthèse originale. Mais son activité d'exégète ne prend son véritable sens que si on la replace dans la lutte qui, d'Ephèse (431) à Chalcédoine (451), l'oppose à Cyrille et aux Alexandrins : dans le débat christologique qui divise le Ve siècle, l'Ecriture peut seule, à ses yeux, permettre de trancher. Avec ce troisième volume (voir SC 276, 295), s'achève la publication d'un des commentaires les plus représentatifs de son exégèse. En restant fidèle à une interprétation littérale et historique, Théodoret met en évidence le caractère messianique de la prophétie d'Isaïe et le fondement scripturaire de la christologie qui reconnaît dans le Christ deux natures unies, mais distinctes.
Voilà un récit dont l'étrangeté est singulière dans les Evangiles ! Ce n'est pas tant d'abord l'eau devenue vin qui provoque le questionnement - n'en déplaise à l'exégèse rationaliste. Et la réplique énigmatique de Jésus à sa mère, pour être la plus célèbre, n'est pas la seule notation de ce texte qui suscite l'étonnement. En outre, depuis les Pères de l'Eglise, l'exégèse de ce récit est l'occasion de traiter des thèmes presque obligés, tel celui du mariage et de la virginité...
Résumé : Avec plus de cinq cents volumes publiés, la collection " Sources chrétiennes " est à ce jour la plus importante bibliothèque patristique au monde à donner accès aux oeuvres intégrales des Pères de l'Église. Le texte original, grec ou latin le plus souvent, plus rarement syriaque, arabe ou géorgien, est toujours accompagné d'une traduction française, de notes et d'une solide introduction qui situe l'oeuvre dans son contexte historique et doctrinal. Le présent volume voudrait aider le lecteur à s'orienter dans les nombreux rayons de cette bibliothèque. Il n'a pas pour but d'être un manuel de patrologie, mais seulement, comme le souhaitait le P. Claude Mondésert, auteur de la première édition dans la collection " Foi vivante ", de " fournir un guide pratique " à l'utilisateur de " Sources chrétiennes ". Un classement des auteurs par siècle, une présentation succincte du contenu des oeuvres publiées, accompagnées ça et là de quelques extraits pour donner envie d'ouvrir le livre, des cartes et des index offrent à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de découvrir " en libre accès " les richesses de cette bibliothèque, les trésors de plus d'un millénaire de la vie de l'Église d'Orient et d'Occident et un patrimoine commun de l'humanité.
Evêque de Cyr (en Syrie) au Ve siècle, Théodoret a commenté presque tout l'Ancien Testament et passe pour l'un des plus grands exégètes antiochiens. Héritier de Théodore de Mopsueste et de Jean Chrysostome, mais aussi des Cappadociens et de la tradition alexandrine dominée par Origène, il réalise dans son interprétation de l'Ecriture une synthèse originale. Mais son activité d'exégète ne prend son véritable sens que si on la replace dans la lutte qui, d'Ephèse (431) à Chalcédoine (451), l'oppose à Cyrille et aux Alexandrins : dans le débat christologique qui divise le Ve siècle, l'Ecriture peut seule, à ses yeux, permettre de trancher. En restant fidèle à une interprétation littérale et historique, Théodoret met en évidence le caractère messianique de la prophétie d'Isaïe et le fondement scripturaire de la christologie qui reconnaît dans le Christ deux natures unies, mais distinctes.
Avec Théodoret de Cyr, l'exégèse grecque brille, au Ve siècle, d'un dernier éclat. Après lui, s'ouvre l'ère des caténistes et des compilateurs. Héritier d'une double tradition - celle d'Antioche et celle d'Alexandrie -, Théodoret opère entre l'attachement de ses maîtres antiochiens à la lettre et à l'histoire, et celui des alexandrins au sens spirituel et à l'allégorie, une synthèse vigoureuse et équilibrée, qui lui vaudra d'être tenu pour l'un des plus grands exégètes de l'âge patristique. Aussi l'étude présentée ici s'attache-t-elle, en premier lieu à l'analyse de sa méthode exégétique. Elle accorde également une grande attention à la recherche des sources, celles qui lui permettent d'opérer une lecture critique du texte de la Septante en usage dans la région d'Antioche, et celles qui lui font connaître, directement ou indirectement, les interprétations de ses devanciers. Elle souligne enfin fortement la dimension polémique et doctrinale de ses commentaires, car il y a là comme une "clef de lecture" et peut-être la justification dernière d'une entreprise exégétique aussi vaste. Directement mêlé, depuis le concile d'Ephèse (431) jusqu'à celui de Chalcédoine (451), au débat christologique qui oppose Cyrille, puis ses successeurs, à Nestorius et aux Orientaux, Théodoret met, en effet, son exégèse au service d'une cause, celle des antiochiens, dont l'Ecriture légitime la christologie dyophysite et garantit l'orthodoxie. Ainsi donc, loin d'être étrangère au combat qu'il mène par ses traités polémiques ou dogmatiques, son entreprise exégétique en est, à sa manière, une pièce essentielle et le fondement véritable.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.