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L'exégèse de Théodoret de Cyr
Guinot Jean-Noël
BEAUCHESNE
129,00 €
Épuisé
EAN :9782701013008
Avec Théodoret de Cyr, l'exégèse grecque brille, au Ve siècle, d'un dernier éclat. Après lui, s'ouvre l'ère des caténistes et des compilateurs. Héritier d'une double tradition - celle d'Antioche et celle d'Alexandrie -, Théodoret opère entre l'attachement de ses maîtres antiochiens à la lettre et à l'histoire, et celui des alexandrins au sens spirituel et à l'allégorie, une synthèse vigoureuse et équilibrée, qui lui vaudra d'être tenu pour l'un des plus grands exégètes de l'âge patristique. Aussi l'étude présentée ici s'attache-t-elle, en premier lieu à l'analyse de sa méthode exégétique. Elle accorde également une grande attention à la recherche des sources, celles qui lui permettent d'opérer une lecture critique du texte de la Septante en usage dans la région d'Antioche, et celles qui lui font connaître, directement ou indirectement, les interprétations de ses devanciers. Elle souligne enfin fortement la dimension polémique et doctrinale de ses commentaires, car il y a là comme une "clef de lecture" et peut-être la justification dernière d'une entreprise exégétique aussi vaste. Directement mêlé, depuis le concile d'Ephèse (431) jusqu'à celui de Chalcédoine (451), au débat christologique qui oppose Cyrille, puis ses successeurs, à Nestorius et aux Orientaux, Théodoret met, en effet, son exégèse au service d'une cause, celle des antiochiens, dont l'Ecriture légitime la christologie dyophysite et garantit l'orthodoxie. Ainsi donc, loin d'être étrangère au combat qu'il mène par ses traités polémiques ou dogmatiques, son entreprise exégétique en est, à sa manière, une pièce essentielle et le fondement véritable.
Exégète, apologiste, historien et théologien, Théodoret, évêque de Cyr (423), fut le dernier grand représentant de l'école d'Antioche. Sa réputation était telle que, en 430, l'évêque d'Antioche lui demanda de réfuter les anathématismes auxquels Cyrille d'Alexandrie sommait Nestorius de souscrire. Il se trouva alors engagé dans le long débat doctrinal qui s'étend du concile d'Ephèse (431) à celui de Chalcédoine (451). Défenseur de la christologie antiochienne des "deux natures" contre Cyrille, il contribua pourtant au rétablissement de la paix entre Alexandrie et Antioche en 433. Toutefois, dès 447, Théodoret reprit la lutte, cette fois contre le monophysisme radical professé par le moine Eutychès à Constantinople. Cela lui valut d'être condamné et déposé par le concile d'Éphèse de 449. Il dut attendre le concile de Chalcédoine pour voir son orthodoxie reconnue. Ce premier volume, qui rassemble vingt études, met l'accent sur l'aspect exégétique de oeuvre de Théodoret.
Les tentations du Christ (Mt 4, I-1 I ; Mc 1,12-13 ; Lc 4,1-13). Dieu met à l'épreuve ; quant à Satan, il tente... Là où le français trace un fossé entre les deux termes, la Bible hébraïque et sa version grecque usent chacune d'un unique vocable que reprennent les récits évangéliques des tentations. Ceux-ci illustrent comment le Christ a revécu les épreuves d'Israël durant l'Exode et, à l'inverse du peuple, les a surmontés. Ce Supplément offre trois dossiers sur " la mise à l'épreuve ", par Dieu, de l'homme et du peuple. Le lecteur découvre comment le judaïsme rabbinique met en relief le caractère positif de l'épreuve, que celle-ci soit exceptionnelle ou qu'elle appartienne à la vie quotidienne. Pour leur part, les textes chrétiens ont mis en avant le caractère négatif de la mise à l'épreuve. Les Pères marchent dans cette voie ; la cause est entendue au moyen âge, lorsque la tentation est comprise comme " une impulsion ou une persuasion à l'illicite ". Le lecteur qui " tentera " de tenir ensemble les deux lignes de force pourra conclure : le Christ est tout à la fois éprouvé par son Père et tenté par le diable.
Evêque de Cyr (en Syrie) au Ve siècle, Théodoret a commenté presque tout l'Ancien Testament et passe pour l'un des plus grands exégètes antiochiens. Héritier de Théodore de Mopsueste et de Jean Chrysostome, mais aussi des Cappadociens et de la tradition alexandrine dominée par Origène, il réalise dans son interprétation de l'Ecriture une synthèse originale. Mais son activité d'exégète ne prend son véritable sens que si on la replace dans la lutte qui, d'Ephèse (431) à Chalcédoine (451), l'oppose à Cyrille et aux Alexandrins : dans le débat christologique qui divise le Ve siècle, l'Ecriture peut seule, à ses yeux, permettre de trancher. En restant fidèle à une interprétation littérale et historique, Théodoret met en évidence le caractère messianique de la prophétie d'Isaïe et le fondement scripturaire de la christologie qui reconnaît dans le Christ deux natures unies, mais distinctes.
Cazelles Henri ; Carrez Maurice ; Robinson J. M. ;
Henri Cazelles et Maurice Carrez, en leur qualité d'exégètes catholique et protestant, font le point sur l'insertion de la notion moderne de science dans leur champ d'action. James M. Robinson, professeur à Claremont (Californie), un des pionniers de la nouvelle herméneutique, analyse l'événement de langage, au sens théologique. L'exemple des Paraboles, choisi pour cette esquisse, permet d'introduire au mieux le lecteur français dans l'actuelle situation herméneutique, caractérisée par un dépassement de Bultmann. Heinrich Ott, successeur de Karl Barth à la Faculté de Théologie de Bâle, montre à travers quelles structures du langage l'affirmation de Dieu est suscitée et portée la foi. Or, le langage de la foi est synonyme de prière. Situé par rapport à Heidegger, Ebeling et Buber, ce thème spirituel est ici traité avec une grande pénétration. Odette Laffoucrière, docteur ès lettres, chargée de cours à la Faculté de Philosophie de Reims, met l'affirmation de Dieu, au coeur du langage, en rapport avec le champ de l' "in-ouï" Une méditation sur la parole évangélique Bienheureux les pauvres dégage les traits essentiels de cette expérience liée à tout avènement de parole. Débats avec Mgr Pézeril, A. Dumas, P. Fruchon. Aux confins des sciences humaines, de la philosophie et de la théologie, les Entretiens du Haut-Pas sont un lieu de rencontre entre chrétiens et athées, où les échanges sont menés avec une exceptionnelle liberté d'expression. Portant sur les problèmes de langage liés à l'affirmation de Dieu, le thème Parole et Avènement de Dieu vient enrichir la collection Point théologique dirigée par Charles KANNENGIESSER.
La Maisonneuve Dominique de ; Margain Jean ; Weing
Résumé : Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen, A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939; 1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, a comblé un vide.
Résumé : Successeur de la méthode de J. Wenham, qui avait aidé des générations d'étudiants à apprendre le grec, ce manuel a été entièrement renouvelé par Jeremy Duff. Se fondant exclusivement sur le grec biblique et ne supposant aucune connaissance préalable de cette langue, ce livre permet, au bout d'une vingtaine de leçons, de pouvoir lire le Nouveau Testament dans le texte. Cette nouvelle version est plus pédagogique que celle qui la précède. Adoptant les techniques d'apprentissage des langues vivantes, elle introduit les éléments grammaticaux au fur et à mesure de la progression des leçons : cela permet au débutant de traduire dès les premières leçons des phrases issues du Nouveau Testament L'ouvrage a été considérablement adapté pour le mettre à la disposition du public français. D'une part, le manuel se fonde sur la grammaire du français. D'autre part, il a été largement récrit afin de correspondre aux habitudes universitaires françaises. De nombreux concepts grammaticaux ont été introduits, le grec a été systématiquement accentué, l'ordonnancement de certains chapitres a été revu pour qu'ils répondent aux habitudes d'apprentissage de l'enseignement du grec.