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Johannesburg. L'art d'inventer une ville
Guinard Pauline
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753534247
Cet ouvrage porte sur les espaces publics à Johannesburg, capitale économique de l?Afrique du Sud. Dans le contexte contemporain, l?utilisation même de la notion occidentale d?espaces publics pose problème : d?une part, du fait des ségrégations passées qui ont eu tendance à faire de ces espaces des lieux de séparation et de mise à distance des différents publics, et d?autre part, du fait des taux de violence élevés et du fort sentiment d?insécurité, qui tendent à encourager la sécurisation et la privatisation de ces espaces. L?enjeu est alors de comprendre les éventuels processus de construction de la publicité ? au sens de caractère public ? des espaces Johannesburgeois, à la fois sur le plan juridique, social et politique. Pour ce faire, l?art qui se déploie dans les espaces publics de la métropole depuis la fin de l?apartheid (1994), est utilisé comme une clef de lecture privilégiée de ces phénomènes, en tant qu?il permet de créer des espaces de rencontre et de débats ou, à l?inverse, de mieux réguler, contrôler et mettre en normes ces espaces. Selon une approche qualitative, notre étude se base à la fois sur des observations de terrain et des entretiens conduits auprès des producteurs mais aussi des récepteurs de cet art qui a lieu dans les espaces publics. A la croisée de la géographie urbaine et culturelle, nous réexaminons la notion d?espaces publics au prisme de l?art à Johannesburg en vue de saisir quelle ville est aujourd?hui à l?oeuvre à Johannesburg, mais aussi, à travers elle, dans d?autres villes du monde.
Pour voyager en Suisse hors des circuits touristiques balisés, voici le premier petit guide français / anglais illustré. II a pour ambition de faire découvrir une Suisse insolite aux promeneurs curieux, voire téméraires, lassés des itinéraires conventionnels de cartes postales, tout en lui procurant des informations pratiques. Ce petit guide, qui s'adresse également à ceux qui veulent simplement se cultiver, se laisse déguster comme un roman en 20 chapitres, qui va de l'histoire des dinosaures à la naissance de la Créature Frankenstein à Genève, en passant par ces premiers excentriques que furent des Anglais romantiques qui inventèrent le tourisme en Suisse au 19e siècle. Sans oublier tous les mythes, comme Guillaume Tell, qui donnèrent naissance à un pays qui reste, avec ses petits trains de montagnes, sa marine, ses palaces, sa propreté immaculée, son hymne aux vaches qui fait pleurer les Suisses, un singulier pays au point que même Sherlock Holmes eut envie un jour de s'y installer.
Cet ouvrage rassemble les deux traductions connues de Nostradamus : l'une du traité des hiéroglyphes du grammairien alexandrin Horapollon, l'autre d'un traité didactique de Galien, natif de Pergame. Le second serait un travail scolaire effectué par Nostradamus durant sa formation à l'université de Montpellier. Le premier, resté manuscrit, est une adaptation versifiée adressée à la très jeune princesse de Navarre Jeanne d'Albret lors de son mariage en juin 1541. L'ouvrage regroupe aussi mes études relatives aux deux traductions. Alexandrie et Pergame, lieux attachés aux auteurs traduits, abritaient les deux plus riches bibliothèques hellénistiques. En tant que traducteur, Nostradamus s'inscrit comme beaucoup d'autres à son époque dans le courant du renouveau dit humaniste. Mais l'auteur hermétiste introduit dans son travail son originalité et sa fantaisie déclarant au début de l'Orus n'avoir pas traduit en vain : c'est que cet ouvrage est codé comme l'est sa traduction de Galien.
Dortmund, Allemagne. Un fait divers en provenance du musée d'Art contemporain : Awa, une jeune femme de ménage d'origine africaine, détruit par erreur une oeuvre de Martin Kippenberger, artiste de renommée internationale, célébré par la critique. Quelque temps plus tard, l'auteur rencontre Awa et la fréquente trois mois durant : une envie de comprendre qui elle est et quels ont été la nature et le sens de son geste au regard de son propre parcours. Le désir d'aller jusqu'au bout de cette histoire, de travailler au corps cet "accident", comme l'appelle celle qui a confondu une oeuvre d'art de huit cent mille euros avec une bassine encrassée. Il entreprend alors de dérouler librement le fil de cet événement tragi-comique qui a défrayé la chronique dans le monde entier...
Ils se sont retrouvés entre quatre murs. Paul, le jeune mathématicien souffrant gravement de vertiges cosmiques et par ailleurs sauteur en hauteur subissant au quotidien le terrible poids de la pesanteur. Alexandre, psychiatre de quelques années son aîné, éprouvant chaque jour un peu plus cette douloureuse impression d'être surveillé, contrôlé, quasi manipulé par des forces extérieures. Thérèse de Belleville, surnommée la Castafiore, qui elle aussi a ses voix. Et Andreï Denissovitch, dit le Prince de Sibérie, joyeux rescapé des hôpitaux psychiatriques de l'URSS... Georg Büchner écrivait dans Woyzeck : "Chaque homme est un abîme, on a le vertige quand on se penche dessus".
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.