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Migrations turques dans un monde globalisé. Le poids du local
Guillou Anne Yvonne ; Tapia Stéphane de ; Wadbled
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753504639
Pourquoi les jeunes Turcs de Quimper travaillent-ils mieux à l'école que ceux de Rennes, alors que ces deux villes bretonnes sont distantes de deux cents kilomètres seulement ? Comment expliquer que les Alévis (minorité turque chiite) de Narbonne se sentent plus alévis que ceux d'Ankara, pourtant originaires du même village d'Anatolie centrale ? En un mot, pourquoi et comment on n'est pas Turc de la même manière à Berlin, à Cologne ou en Alsace-Moselle ? Tel est le type de questions à l'origine de cet ouvrage collectif. A partir d'enquêtes de terrain de longue durée, douze chercheurs en sciences sociales et acteurs de terrain réfléchissent ensemble à cet aspect peu exploré des migrations internationales : l'influence des sociétés locales d'accueil - qu'il s'agisse de quartiers, de villes, de départements, de pays - sur les configurations migratoires. Les exemples sont pris dans plusieurs pays européens (Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas) ainsi qu'au Québec et dans différentes régions de France, dont la Bretagne. Ce panorama permet de cerner le poids du local à trois niveaux : sur les associations ethniques, les identités ethniques et les réseaux migratoires mondiaux. Au-delà des particularités des populations immigrées elles-mêmes, quels sont finalement les éléments du local qui rendent si différent un Turc de Vannes d'un Turc de Liège ou d'ailleurs ? Une série de facteurs ressortent progressivement de la lecture des textes qui se répondent les uns les autres : la législation, notamment en matière de culte religieux, les formes de gouvernementalité locales (plus autonomes en Grande-Bretagne qu'en France par exemple), les liens noués entre municipalités et associations ethniques, l'implantation de la presse ethnique, l'état du marché de l'emploi, le prix du foncier, etc. Entre la dimension planétaire des mouvements migratoires et les politiques nationales d'immigration, ce livre montre que le local et le micro-local restent un enjeu majeur de l'insertion des immigrés. . . Anne Yvonne Guillou est ethnologue, chargée de recherche au CNRS (Centre Asie du Sud- Est, CNRS-EHESS, Paris) ; Stéphane de Tapia est directeur de recherche au CNRS, affecté au laboratoire Cultures & Sociétés en Europe (université de Strasbourg 2-CNRS) ; Pôleth M. Wadbled est sociologue de formation, chargée de mission à l'ODRIS (Observation Diffusion, Recherche, Intervention en Sociologie).
A l'aube de la drôle de guerre, l'empire colonial mobilise ses troupes dans ses territoires. Mais, de fêlures en ruptures, 1945 annonce la fin d'une époque. Les soldats, recrutés de gré ou de force pour une patrie qui n'était pas la leur, vont payer un lourd tribut. On estime à 31 000 le nombre de morts issus des colonies dont 14 000 tirailleurs sénégalais. Fin 1944 l'armée de libération "blanchit" ses troupes, les Africains sont rapatriés. 2000 tirailleurs sénégalais libérés des frontstalags, vont être acheminés en octobre 1944 à Morlaix pour embarquer à bord du navire le Circassia à destination de Dakar. C'est un vent de révolte qui va souffler: 300 d'entre eux refusent de partir en l'absence du règlement de leurs soldes. Ceux qui parviendront au Sénégal vont connaître un sort tragique, car, de nouveau ils font valoir leurs droits, mais c'est avec des balles qu'ils seront payés. Ignorés et trahis, leurs droits ne seront pas respectés. A Morlaix, des liens vont perdurer avec des familles, qui témoignent encore aujourd'hui.
Ce roman s'inspire d'un fait divers tragique qui entacha la campagne nord-finistérienne en août 1944. La moisson et le battage accaparent la vie paysanne tandis qu'un détachement des troupes alliées venant de Normandie progresse vers Brest. Sur la fresque glorieuse du débarquement figure une sombre tâche, signe de tragédie humaine, que l'état-major s'efforce de réparer. L'auteur décrit le contexte de ce drame, un microcosme paysan à son labeur estival meurtri par le baiser mortel de l'Histoire.
Présentation de l'éditeur Des femmes nées sur le territoire ou ayant choisi d'y demeurer dévoilent leur vie de tous les jours, leurs sentiments, leur parcours, en lien avec le territoire. 60 illustrations : portraits, objets du quotidien 1950-1980, outils de travail, souvenirs de l'école, de l'entretien de la maison, arrivée du confort moderne, etc. Des témoignages simples et émouvants, à base de souvenirs communs à beaucoup en milieu rural : liens forts, déplacements problématiques, isolement relatif, déprise économique et démographique, attachement aux racines, etc. Education, travail, migrations, vie familiale... De l'arrivée de l'électricité jusqu'à celle d'Internet, les conditions de vie des femmes en milieu rural ont été bouleversées par les grandes évolutions sociales et techniques. Ce livre leur donne la parole.
Résumé : Début 2013 : rien ne va plus à l'abattoir GAD, dans le nord Finistère. La coopérative qui le possède avec d'autres sites parle de fermetures, de plans sociaux... Les salariés et leurs familles sont sous le choc, les médias à l'affut, les syndicats sur les dents. Leur délégué s'appelle Olivier Le Bras. Il raconte comment il est arrivé à ce poste particulier, lui l'ouvrier spécialisé de formation agricole, fier d'un travail pourtant pénible qui irrigue toute la chaîne de l'agroalimentaire régional. A 41 ans, le conflit le révèle au grand public : diplomate mais déterminé, sensible, présent sur tous les fronts institutionnel, économique et surtout médiatique. Il prône jusqu'au bout la poursuite du travail en espérant un repreneur et invente sur le tas une nouvelle façon de faire du syndicalisme.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.