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Retour tragique des troupes coloniales. Morlaix-Dakar, 1944
Cousin Anne ; Guillou Anne
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296550018
A l'aube de la drôle de guerre, l'empire colonial mobilise ses troupes dans ses territoires. Mais, de fêlures en ruptures, 1945 annonce la fin d'une époque. Les soldats, recrutés de gré ou de force pour une patrie qui n'était pas la leur, vont payer un lourd tribut. On estime à 31 000 le nombre de morts issus des colonies dont 14 000 tirailleurs sénégalais. Fin 1944 l'armée de libération "blanchit" ses troupes, les Africains sont rapatriés. 2000 tirailleurs sénégalais libérés des frontstalags, vont être acheminés en octobre 1944 à Morlaix pour embarquer à bord du navire le Circassia à destination de Dakar. C'est un vent de révolte qui va souffler: 300 d'entre eux refusent de partir en l'absence du règlement de leurs soldes. Ceux qui parviendront au Sénégal vont connaître un sort tragique, car, de nouveau ils font valoir leurs droits, mais c'est avec des balles qu'ils seront payés. Ignorés et trahis, leurs droits ne seront pas respectés. A Morlaix, des liens vont perdurer avec des familles, qui témoignent encore aujourd'hui.
Comprendre les Japonais, c'est d'abord prendre la mesure de l'instabilité de leur territoire. Les trombes d'eau et les vents violents des typhons ravagent le Japon, de terribles séismes en font trembler le sol, la mer y pénètre sous forme de tsunamis : la menace permanente fait partie de la vie des Japonais. Pour s'en préserver, ils doivent se concilier la bienveillance des quelque huit millions d'esprits - les kamis -, et se conformer à la voie bouddhiste du détachement. Le "mono no aware", conscience de la fugacité des choses et de la beauté de leur évanouissement, imprègne la mentalité des Japonais et guide leur existence. Voyage au coeur de ce pays étrange et fascinant aux codes parfois déroutants en compagnie de Lafcadio Hearn, Claude Levi-Strauss, Philippe Forest, Michaël Ferrier, Virginia Woolf, Natsumé Soseki, Roland Barthes, Naomi Ishige, Rudyard Kipling, Junichiro Tanizaki, Yasunari Kawabata, Yukio Mishima, Murasaki Shikibu, Urabe Kenkô, Sei Shonagon, Akira Mizubayashi, et bien d'autres...
Breakfasts confortables, tristes dimanches, villes enfumées, routes sinueuses, vert des champs, rouge des boîtes à lettres, cricket, jardinage, fair-play... Les clichés associés à la Grande-Bretagne ont la vie dure car ils composent une tradition à laquelle les Anglais sont viscéralement attachés. Voyage dans une Grande-Bretagne mythique et bien réelle, en compagnie d'excentriques, de snobs et de majordomes, dans les clubs, dans les pubs et dans les cottages sur les pas de William Shakespeare, Jerome K. Jerome, Julian Barnes, Paul Morand, Virginia Woolf, Jane Austen, Kazuo Ishiguro, Nancy Mitford, Hanif Kureishi, Valery Larbaud, William Thackeray, Louis-Ferdinand Céline, Joseph Conrad, Katherine Mansfield et bien d'autres...
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme des icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan". Sans la nommer, c'est bien avec une définition de la nostalgie que Patrick Modiano terminait son discours de réception du prix Nobel en 2014. L'écriture peut retenir ce qui fut jadis le présent et raviver les couleurs du passé. Qu'il soit exilé ou orphelin d'une époque défunte, le nostalgique a une présence légère au monde, sans tragédie il se soumet de façon détachée à ce qui n'est plus : le lieu d'un temps perdu. Mais comme Ulysse, l'exilé peut bien revenir à son point de départ, le passé est un pays où il n'habitera plus. Douleur ou jouissance, la nostalgie se dérobe sans cesse. Voyage dans un pays d'émotions contradictoires, en compagnie de Baudelaire, Anton Tchekhov, Yves Bonnefoy, Vladimir Nabokov, Alain-Fournier, Colette, Léopold Sédar Senghor, Hector Bianciotti, Andreï Makine, Georges Perec, Lawrence Durrell, et bien d'autres.
Pour les Occidentaux, comprendre le Japon, c'est accepter d'être déstabilisés et plonger dans un univers dont ils ignorent les codes. Les comportements, les usages sont liés à des traditions ancestrales. On dénombre par exemple au Japon quelque huit millions d'esprits - les kamis -, et les Japonais s'emploient toute leur vie durant à les respecter et à les honorer. Le "mono no aware" , conscience de la fugacité des choses et de la beauté de leur évanouissement, imprègne la mentalité des Japonais et guide leur existence. Voyage au coeur de ce pays étrange et fascinant en compagnie de Lafcadio Hearn, Philippe Forest, Michaël Ferrier, Virginia Woolf, Natsumé Soseki, Naomi Ishige, Rudyard Kipling, Junichiro Tanizaki, Yukio Mishima, Murasaki Shikibu, Urabe Kenkô, Sei Shonagon, Akira Mizubayashi et bien d'autres... Cette sélection a été élaborée à partir de l'ouvrage Le goût du Japon, pour accompagner le numéro de mars 2018 du magazine GEO.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.