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Le goût de la nostalgie
Cousin Anne-Marie
MERCURE DE FRAN
7,80 €
Épuisé
EAN :9782715241879
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme des icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan". Sans la nommer, c'est bien avec une définition de la nostalgie que Patrick Modiano terminait son discours de réception du prix Nobel en 2014. L'écriture peut retenir ce qui fut jadis le présent et raviver les couleurs du passé. Qu'il soit exilé ou orphelin d'une époque défunte, le nostalgique a une présence légère au monde, sans tragédie il se soumet de façon détachée à ce qui n'est plus : le lieu d'un temps perdu. Mais comme Ulysse, l'exilé peut bien revenir à son point de départ, le passé est un pays où il n'habitera plus. Douleur ou jouissance, la nostalgie se dérobe sans cesse. Voyage dans un pays d'émotions contradictoires, en compagnie de Baudelaire, Anton Tchekhov, Yves Bonnefoy, Vladimir Nabokov, Alain-Fournier, Colette, Léopold Sédar Senghor, Hector Bianciotti, Andreï Makine, Georges Perec, Lawrence Durrell, et bien d'autres.
Cousin Anne-Marie ; Wei Wang ; Shi Nai an ; Wang Z
Grillons, lanternes, pétards, feux d'artifice, cerfs-volants, fengshui, acupuncture, thé, calligraphie, jade, yin et yang, art des jardins, géomancie... Individuellement ou pris ensemble, ces éléments évoquent immanquablement la Chine, celle d'hier comme celle d'aujourd'hui. Les traditions millénaires constituent en effet les véritables sédiments de la civilisation chinoise, le ciment d'un pays fort d'une population d'un milliard trois cent cinquante millions d'individus. Les Chinois mettent leurs pas dans ceux empruntés par les ancêtres, dans l'accomplissement de la continuité, même si, à l'aube du XXIe siècle, les traditions se heurtent à la mondialisation... Du Livre des Rites- canon du confucianisme - à François Cheng, de Wang Wei - peintre illustre du ville siècle - à la révolution culturelle de Mao Zedong, de l'incontournable calendrier agricole aux mingong, balade dans une Chine ancestrale et moderne.
Revue de presse Voyage vers ce lieu de la nostalgie d’une terre virginale et blanche en compagnie de Vassili Golovanov, Andreï Makine, Cédric Gras, Christian Garcin, Jack London, Michel Onfray, Jean Malaurie, Anton Tchékov, Varlam Chalamov et bien d’autres…
Suivre Robinson Crusoe ou Sinbad le Marin, s'envoler avec Nils Holgersson sur son oie... les enfants en rêvent très tôt. Réel ou imaginaire, le voyage est un besoin. Peut-être n'y a-t-il "rien de plus beau que l'instant qui le précède, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et dire ses promesses", prévient Kundera. Une fois sur place, le voyageur sera confronté au concret, devra s'abandonner à l'imprévu, parfois à l'ennui. Le voyage est ce temps hors du temps pendant lequel on accorde au monde la présence attentive qu'il mérite. A chacun son voyage car l'on y trouve ce que l'on veut: soi-même, les autres ou même rien, juste un changement d'air. Au voyageur qui consent à abandonner ses certitudes, à celui qui s'enchante de la "polyphonie du monde", à celui-ci se dévoile un pan de l'énigme de l'univers... A pied, en train, à dos de mule, en avion ou en wagons-lits, balade sur les traces de Marcel Proust, Victor Segalen, Albert Londres, Louise de Vilmorin, Nicolas Bouvier, Georges Perec, Xavier de Maistre, Blaise Cendrars, Patrick Modiano et bien d'autres.
Résumé : Si la seconde moitié du xxe siècle a été marquée par un effacement progressif de la figure du domestique, l'accroissement récent des inégalités s'accompagne d'un renouveau des services directs aux individus les plus riches : personnel de maison qualifié, professionnels de l'hospitality de luxe, coaches et professeurs particuliers, etc. La démultiplication des services aux plus fortunés ? qui passent par la personnalisation de la relation, l'exclusivité des espaces, le traitement " sur mesure " ? engage une proximité physique souvent affranchie des cadres collectifs permettant l'exercice d'une régulation institutionnelle. Elle met en rapport des élites économiques et des classes moyennes, souvent blanches et qualifiées, dont les compétences sociales et l'ethos corporel sont appréciés. Ainsi, alors que la sociologie contemporaine du care et des migrations s'est largement intéressée au personnel de service subalterne, féminin et racisé (aides à domicile, auxiliaires de vie), ce dossier propose de considérer d'autres formes de subordination directe entre les fractions moyennes et dominantes de l'espace social. Quelles sont les conditions d'accès à ces professions certes subalternes, mais parfois prestigieuses et très rémunératrices ? Quelles expériences de la domination entraînent-elles et quels registres d'interaction mobilisent-elles ? Dans quels cas ces situations de domination rapprochée font-elles l'objet d'une politisation, voire d'une contestation ?
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.