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La Terrorisation démocratique
Guillon Claude
LIBERTALIA
7,10 €
Épuisé
EAN :9782918059073
L'affaire dite « de Tarnac », en novembre 2008, a révélé au grand public l'existence d'un arsenal législatif censément destiné à lutter contre le terrorisme. Mis en place à partir de 1986 par les gouvernements de gauche comme de droite, il a trouvé une nouvelle légitimité depuis les attentats du 11 septembre 2001 et de nouveaux moyens dans les dispositifs européens. Bien avant Tarnac, il a permis d'arrêter, dans l'indifférence générale, des centaines de prétendus « islamistes », le plus souvent relâchés après de longs mois de détention. Ce sont maintenant des militants révolutionnaires qui font les frais de textes sans cesse révisés et durcis. L'auteur analyse ici les mécanismes et la signification de cette « terrorisation démocratique » qui concerne et vise désormais toutes les formes d'opposition au système capitaliste.
Repenser la chair dans ses rapports avec l'âme, réhabiliter le plaisir comme dépense partagée, réintroduire le merveilleux dans l'érotisme, telles sont les invites que formule cette " fantaisie littéraire, érosophique et antithéiste ". Affectant la forme d'un traité d'érudition, le Siège de l'âme embrasse, avec un appétit que n'eusse pas renié Rabelais ou Béoralde de Verville, l'archéologie, l'alchimie, l'histoires de l'art et de la littérature, l'anatomie, la mythologie, la théologie l'étymologie, la sexologie et la poésie. Contre la résurgence des morales infâmes qui contraignent le corps et l'esprit, le Siège de l'âme propose aux amants un nouveau code courtois qui les aidera à découvrir dans la sodomie, non seulement le moyen privilégié d'exalter l'âme de la femme, mais encore - selon le v?u de Plutarque - l'école de la grâce...
Comment (et pourquoi) être un intellectuel anarchiste, dans un siècle qui se vante d'avoir écarté le spectre révolutionnaire, quitte à faire de l'"indignation" une valeur à la mode ? C'est en militant et en écrivain que Claude Guillon tente de répondre à cette double question, dans les articles, tracts et "posts" ici réunis, couvrant la période 2000-2015. Sans égards pour les dogmes de la radicalité ou de l'anarchisme et ceux qui les incarnent, il dialogue vivement avec les admirateurs de Noam Chomsky et les "casseurs" de Poitiers, critique le goût déplorable des Femen pour la publicité, le mannequinat et les normes dominantes de la beauté. C'est néanmoins aux baudruches post-modernes qu'il réserve ses traits les plus acérés (Michel Onfray), ce qui nous vaut de belles pages polémiques. Claude Guillon est sans doute le seul, sous nos latitudes, à accorder une importance aussi grande au "corps critique", qu'il s'agisse de récuser le mythe masculin des "besoins sexuels" (qui justifient la prostitution), de défendre la perspective d'une utopie amoureuse ou de construire une "théorie du genre" qui semble effrayer tout le monde. Comment peut-on être anarchiste ? D'abord en mettant à la disposition de toutes et tous une pensée - et une écriture ! - mordante, optimiste et jouissive.
Si la critique et la condamnation du militantisme est une tâche indispensable pour la théorie révolutionnaire, elle ne peut être faite que du "point de vue" de la révolution. Les idéologues bourgeois peuvent traiter les militants de voyous dangereux, d'idéalistes manipulés, leur conseiller d'occuper leur temps à travailler ou à le passer au Club-Méditerranée; ils ne peuvent pas s'attaquer au militantisme en profondeur car cela revient à mettre en lumière la misère de toutes les activités que permet la société moderne. Nous ne cachons pas notre parti pris, notre critique ne sera pas "objective et valable de tous les points de vue". Le Militantisme, stade suprême de l'aliénation (1972)
Le capital nous invite sans cesse à lui rappeler à quel point nous l'aimons : "reviens capital, donne-moi du travail, fais couler l'argent dans nos vies ! "Voilà ce qui constitue la base des politiques traditionnelles à gauche : se battre pour le droit au travail. Mais le défi est de mettre la crise à l'envers, casser cet éternel retour à la soumission et dire au capital : nous refusons de devenir des robots à ton service. Il est maintenant temps pour toi de te retirer parce que nous avons autre chose à faire de nos vies. Nous voulons créer un monde qui a un sens." Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l'argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l'Etat et crise de la dette) et engage la construction d'une "nouvelle grammaire" de la révolte.
Questionnant les grandes théories critiques (Marx, Ernst Bloch, Guy Debord), s'appuyant sur l'anthropologie, poussant des incursions du côté de la philosophie (Aristote, Agamben, Simondon), invoquant après les romantiques et les surréalistes la fonction vitale de l'imagination créatrice, L'Homme sans horizon dessine les lignes de fuite qui permettent de rouvrir un horizon utopique. Au-delà de l'utopie libérale, aujourd'hui épuisée, de l'utopie sociale qui a été défigurée par les régimes totalitaires, la seule issue possible est de reprendre et faire triompher le rêve ancestral de société sans classe ni Etat. Aujourd'hui où la survie de l'espèce est en jeu, c'est cette espérance qu'il s'agit de réaliser sous peine de voir l'humanité s'effondrer dans la barbarie.
Ines, petite rate au seuil de l'âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des coeurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur "moitié". Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu'elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?