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Comment peut-on être anarchiste ?
Guillon Claude
LIBERTALIA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782918059592
Comment (et pourquoi) être un intellectuel anarchiste, dans un siècle qui se vante d'avoir écarté le spectre révolutionnaire, quitte à faire de l'"indignation" une valeur à la mode ? C'est en militant et en écrivain que Claude Guillon tente de répondre à cette double question, dans les articles, tracts et "posts" ici réunis, couvrant la période 2000-2015. Sans égards pour les dogmes de la radicalité ou de l'anarchisme et ceux qui les incarnent, il dialogue vivement avec les admirateurs de Noam Chomsky et les "casseurs" de Poitiers, critique le goût déplorable des Femen pour la publicité, le mannequinat et les normes dominantes de la beauté. C'est néanmoins aux baudruches post-modernes qu'il réserve ses traits les plus acérés (Michel Onfray), ce qui nous vaut de belles pages polémiques. Claude Guillon est sans doute le seul, sous nos latitudes, à accorder une importance aussi grande au "corps critique", qu'il s'agisse de récuser le mythe masculin des "besoins sexuels" (qui justifient la prostitution), de défendre la perspective d'une utopie amoureuse ou de construire une "théorie du genre" qui semble effrayer tout le monde. Comment peut-on être anarchiste ? D'abord en mettant à la disposition de toutes et tous une pensée - et une écriture ! - mordante, optimiste et jouissive.
Affectant la forme d'un traité d'érudition drôlatique, Le Siège de l'âme embrasse l'archéologie, l'alchimie, l'histoire de l'art, la littérature, l'anatomie, la mythologie, la théologie, l'étymologie, la sexologie et la poésie afin de repenser la chair dans ses rapports avec l'esprit. Cette "fantaisie littéraire, érosophique et antithéiste" propose aux amant.e.s un nouveau code courtois, propre à faire de l'érotisme anal, selon le voeu de Plutarque, l'école de la grâce.
L'affaire dite « de Tarnac », en novembre 2008, a révélé au grand public l'existence d'un arsenal législatif censément destiné à lutter contre le terrorisme. Mis en place à partir de 1986 par les gouvernements de gauche comme de droite, il a trouvé une nouvelle légitimité depuis les attentats du 11 septembre 2001 et de nouveaux moyens dans les dispositifs européens. Bien avant Tarnac, il a permis d'arrêter, dans l'indifférence générale, des centaines de prétendus « islamistes », le plus souvent relâchés après de longs mois de détention. Ce sont maintenant des militants révolutionnaires qui font les frais de textes sans cesse révisés et durcis. L'auteur analyse ici les mécanismes et la signification de cette « terrorisation démocratique » qui concerne et vise désormais toutes les formes d'opposition au système capitaliste.
Connaît-on vraiment l'intensité de l'engagement de Louise Michel (1830-1905) ? Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d'une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire - aujourd'hui si romantiquement anachronique. Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la "grande citoyenne" en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s'engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l'émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d'implacables colères populaires souvent.
Ce travail est le fruit d'une collaboration entre l'historien William Blanc et l'illustrateur Thierry Guitard. Fascinés depuis leur enfance par les pirates du XVIIIe siècle, ils ont décidé de partager leur passion en leur consacrant une synthèse illustrée accessible à tous. Les textes sont organisés en brefs chapitres traitant des divers aspects de l'histoire des pirates : les navires, l'équipage, l'abordage, le partage du butin. D'autres sont consacrées à des aspects mal connus, comme les femmes pirates et les pirates africains. Certains s'intéressent aux grandes figures, comme Barbe Noire, Olivier Levasseur ou Bartholomew Roberts. Chaque chapitre est pourvu de plusieurs illustrations couleur influencées par la ligne claire, mais aussi d'une iconographie d'époque et de cartes.
Le capital nous invite sans cesse à lui rappeler à quel point nous l'aimons : "reviens capital, donne-moi du travail, fais couler l'argent dans nos vies ! "Voilà ce qui constitue la base des politiques traditionnelles à gauche : se battre pour le droit au travail. Mais le défi est de mettre la crise à l'envers, casser cet éternel retour à la soumission et dire au capital : nous refusons de devenir des robots à ton service. Il est maintenant temps pour toi de te retirer parce que nous avons autre chose à faire de nos vies. Nous voulons créer un monde qui a un sens." Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l'argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l'Etat et crise de la dette) et engage la construction d'une "nouvelle grammaire" de la révolte.