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Je chante le corps critique. Les usages politiques du corps
Guillon Claude
H&O
23,00 €
Épuisé
EAN :9782845471795
Usé par le travail, génétiquement modifié par les polluants industriels, formaté par la publicité, la mode et la pornographie, le corps humain a-t-il un avenir? On en douterait, à considérer ceux - artistes d'avant-garde, scientifiques et militaires - qui le déclarent "obsolète" et travaillent à son "dépassement" technologique. Des gnostiques préchrétiens aux paysans mexicains d'aujourd'hui, des cyclonudistes aux activistes queer, des femmes revendiquant leur rondeur à celles qui entendent échapper aux normes hétérosexuelles, voire au fémicide, l'auteur dresse la carte des résistances à la déshumanisation, dont les formes souvent provocantes ont le corps pour enjeu et pour moyen. Mobilisant l'histoire sociale et la sociologie, une érudition originale et une langue acérée, il affirme la dimension collective et universelle de la formule féministe: "Mon corps est un champ de bataille." A l'heure où la mondialisation brouille les lignes de conflits et les territoires, le corps peut être un lieu de réassurance et d'expression, voilà ce que nous chante cet hymne à la révolte du corps critique. Biographie de l'auteur Né en 1952, Claude Guillon a publié une douzaine de livres, dont Le Droit à la mort. Suicide, mode d'emploi, ses lecteurs et ses juges (2004).
Après des centaines de livres consacrés à Robespierre, voici le premier qui s'intéresse non seulement à ses rapports personnels avec les femmes mais à sa politique de genre. Quelle place reconnaît-il aux femmes dans la société ? Quelle est son attitude à leur égard au club des Jacobins ou à l'Assemblée ? Comment évaluer ses positions par rapport à celles d'autres écrivains, journalistes et militant-e-s révolutionnaires de son temps ? Etudiant à nouveaux frais les groupes et les événements (Dames de la Halle, Marche des femmes sur Versailles d'octobre 1789), exhumant des documents ignorés, l'auteur réfute plusieurs "légendes robespierristes" . Loin d'avoir été favorable à la citoyenneté féminine, Robespierre a contribué à faire de la Révolution une défaite politique pour les femmes, dont le club le plus radical est fermé à son instigation, avant l'interdiction de tous les autres. Claude Guillon, écrivain et essayiste, a publié une vingtaine d'ouvrage dont Notre patience est à bout. 1792-1793 Les écrits des Enragé-e-s (IMHO).
L'affaire dite « de Tarnac », en novembre 2008, a révélé au grand public l'existence d'un arsenal législatif censément destiné à lutter contre le terrorisme. Mis en place à partir de 1986 par les gouvernements de gauche comme de droite, il a trouvé une nouvelle légitimité depuis les attentats du 11 septembre 2001 et de nouveaux moyens dans les dispositifs européens. Bien avant Tarnac, il a permis d'arrêter, dans l'indifférence générale, des centaines de prétendus « islamistes », le plus souvent relâchés après de longs mois de détention. Ce sont maintenant des militants révolutionnaires qui font les frais de textes sans cesse révisés et durcis. L'auteur analyse ici les mécanismes et la signification de cette « terrorisation démocratique » qui concerne et vise désormais toutes les formes d'opposition au système capitaliste.
C'est à peine si la loi Leonetti de 2005 reconnaît le droit de mourir aux mourants! On peut désormais "laisser mourir", de faim et de soif, les 150 000 agonisant(e) s que l'on "débranche" chaque année, mais le geste euthanasique, l'assistance au suicide et l'information sur ses moyens techniques demeurent interdits. Merveilleux progrès de l'humanisme démocrate! La question, fondamentale, du droit à disposer de son corps et de sa vie jusqu'à la mort reste entière depuis la publication de "Suicide, mode d'emploi", en 1982. Il est exceptionnel qu'un succès de librairie fasse contre lui l'unanimité de la presse, des autorités religieuses, civiles et judiciaires. C'est pourtant le destin d'un ouvrage, vendu à plus de 100 000 exemplaires, traduit en sept langues et finalement retiré de la circulation par décision de justice. Claude Guillon analyse le scandale qu'entraîna cette publication et donne à lire des extraits de lettres, choisies parmi plus de 600 reçues, qui sont une correspondance d'amitié, et parfois d'amour. Toutes parlent de la souffrance et de la mort avec une émotion, un humour et un sang-froid dont sont incapables les "suicidologues".
Alcibiade enfant à l'école fait partie de ces joyaux de la littérature érotique qui furent trop longtemps réservés à quelques bibliophiles avertis. Considéré comme l'un des chef-d'oeuvres de la prose libertine italienne du XVIIècle, plusieurs fois interdit au cours de son histoire, il méritait de reparaître dans une édition qui le mette à la portée de tous.Sous la forme classique d'un débat sur les "deux amours" entre Philotime, maître d'école, et Alcibiade, son jeune et bel élève, ce court texte d'Antonio Rocco se place quelque part entre Le Banquet de Platon et la philosophie provocatrice du marquis de Sade. Mais, au final, c'est l'Amour, les yeux bandés et le sourire aux lèvres, qui arbitrera ce savoureux entretien et le mènera à son dénouement.
L'horreur, c'est simple comme une araignée. Une araignée irradiée parce qu'elle a eu le malheur de tisser sa toile à côté d'une centrale nucléaire, par exemple. Et qui vous pique. Vous vous sentez mal ? C'est normal. Un venin s'est introduit en vous. Un venin nouveau, inconnu. Sans même que vous vous en rendiez compte, vous avez commencé à vous transformer, inéluctablement. Votre corps mute, vous devenez autre. C'est douloureux, n'est-ce pas ? Mais, réjouissez-vous, vous allez bientôt faire partie d'une entité plus grande. Une entité monstrueuse, répugnante, inhumaine. Et qui va dévorer le monde. Roman d'horreur, cri d'alarme écologique ? Si vous voulez ! Andrevon écrit la chair et ses tourments, à hauteur d'homme. Pour le meilleur, oui, sans doute. Mais ce qu'il préfère en nous, soyez en sûr, c'est le pire !
Depuis qu'Olivier Delorme a trahi H&O pour passer chez le grand éditeur parisien Braisaillon, sa carrière a pris une nouvelle dimension. R.A.Z., son dernier roman, caracole en tête des ventes. Il figure même dans la liste des candidats au Goncourt... Cependant, tandis qu'il entame la tournée des salons du livre de province, son concurrent le plus sérieux, Flavien Regbeyzel - célèbre auteur de L'Obsession du médiocre et de Roman sous GHB -, est retrouvé assassiné. Puis c'est au tour de Marie-Monique Sénéchal, également bien placée dans la course avec son inoubliable Salamandre de Carinthie, de se faire trucider... Un autre fait troublant achève de jeter la confusion dans la vie de l'auteur: un mystérieux lecteur lui écrit que R.A.Z. est entièrement calqué sur sa propre vie! Avec Comment je n'ai pas eu le Goncourt, Olivier Delorme brosse un tableau féroce et drôle du milieu littéraire, ses fausses gloires et ses vraies intrigues, tout en nous embarquant pour un tour de France des salons du livre transformé, cette année-là, en un allègre jeu de massacre.
Qu'est-ce que la réalité? Qu'est-ce que la magie ? Peut-on dire des dinosaures qu'ils sont réels, alors que plus une seule de ces créatures ne vit actuellement sur Terre ? (D'ailleurs, ont-ils vraiment tous disparu ? ) Et les bactéries ou les ondes radio, comment sait-on qu'elles existent vraiment puisqu'on ne peut pas les voir ? Et si des choses existent que l'on ne peut ni voir ni sentir, qu'en est-il des lutins, des esprits de la forêt ou du dieu Thor (vous savez, celui avec son gros marteau) ? Faut-il croire ce que nos yeux voient quand un magicien sort un lapin de son chapeau ou coupe son assistante en deux devant des centaines de spectateurs médusés ? En fin de compte, comment sait-on ce qui est réellement vrai ? A partir de questions simples couvrant tous les domaines de la science, l'éminent biologiste Richard Dawkins nous éclaire sur les grands mystères qui préoccupent l'humanité depuis ses origines. Il rappelle les explications parfois poétiques, souvent fantaisistes, que nos ancêtres avaient trouvées pour résoudre ces énigmes et dévoile dans un langage simple, à la portée de tous, les réponses rationnelles d'aujourd'hui. Ce livre, magnifiquement illustré par Dave McKean, nous montre que la science possède une poésie qui lui est propre : l'enchantement incomparable que l'on ressent en comprenant véritablement comment le monde fonctionne. Un émerveillement que l'on pourrait appeler La magie de la réalité.