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Les PME dans les sociétés contemporaines de 1880 à nos jours : pouvoir, représentation, action
Guillaume Sylvie
PETER LANG AG
59,30 €
Épuisé
EAN :9789052014326
L'ouvrage a pour objet l'étude d'un objet mal identifié, la PME, dans l'espace européen et sur le long terme. Qu'est-ce qu'une PME ? Les PME existent-elles ? Ces questions débouchent sur de profondes divergences qui soulignent l'extrême hétérogénéité du groupe et qui affaiblissent l'utilité opérationnelle du concept. L'ambiguïté du concept est d'autant plus problématique que les PME sont au coeur d'un très grand nombre d'enjeux tant dans le domaine économique que dans le domaine social et politique. Les PME sont-elles un facteur de freinage de l'économie ou une force d'entraînement ? Un lieu d'épanouissement humain ou un espace d'exploitation de la force de travail ? Le foyer d'une culture de la concurrence ou celui d'une culture corporatiste ? Le support des traditions démocratiques ou celui des dérives autoritaires ? C'est à ces questions que l'ouvrage tente de répondre, en s'inscrivant dans une démarche pluridisciplinaire et comparatiste.
Guillaume Sylvie ; Le Béguec Gilles ; Manigand Chr
La brève histoire du Parti républicain de la liberté (PRL) demeure une histoire largement méconnue. Courant la période allant de l'hiver 1915-1946 à l'échéance décisive des élections législatives de 1951, c'est-à-dire les années correspondant en gros à la reconstruction du système des forces politiques organisées au lendemain des ruptures de 1959-1945, elle n'en constitue pas moins un moment important et particulièrement révélateur de l'histoire des droites dites parlementaires. Les fondateurs du PRL étaient animés par une vaste ambition, celle de doter la France d'une organisation fortement structurée, destinée à regrouper l'ensemble des forces situées à droite et au centre droit de l'échiquier politique. Cette formation se fixe comme objectif de se hisser au niveau d'un "quatrième parti", capable de faire pièce aux trois grands du Tripartisme (PCF, SFIO, MRP) dominant la scène électorale et parlementaire depuis 1945. En dépit des espoirs suscités et d'un certain nombre de succès ponctuels, la tentative a débouché sur un échec, l'absorption, en 1951, par le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) apposant un point final à l'entreprise. Mais le retour en grâce de la droite modérée qui a caractérisé la seconde moitié de la IVe République ne peut pas être compris si l'on ne prend pas en compte cet effort d'organisation, les causes multiples de son échec et les leçons qui ont été tirées de ce dernier. C'est ce qui est proposé d'examiner dans cet ouvrage de synthèse, prenant appui sur une documentation largement inédite.
Ce livre s'adresse à tout lecteur qui s'intéresse à la politique et à ceux qui nous gouvernent parmi lesquels ces rebelles qu'évoque l'auteur. Sans appartenir aux extrêmes, certains hommes et femmes politiques se sont distingués par rapport à leurs formations politiques ou mentors car ils n'étaient pas disposés à suivre une majorité, une idéologie, voire un programme sans conditions. De de Gaulle à Rocard, de S. Veil à Séguin, de Barre à Bayrou ou plus récemment à Macron, toutes ces personnalités se sont retrouvées à un moment donné en rupture de ban avec leur famille politique. Leur but n'était pas de fragiliser le système mais de l'améliorer, de le réformer pour mieux renforcer une démocratie fragilisée par ce qu'ils considèrent être l'inaction des hommes au pouvoir. L'auteur, à travers les biographies croisées de ces politiques, retrace le parcours de ces rebelles qui, loin de se poser en révolutionnaires, seraient plutôt des réformateurs du système. Ils ont pour points communs une haute idée de la France, celle qui refuse le repli sur soi, qui tienne son rang dans la mondialisation et surtout la conviction que leur action singulière peut se substituer à celle des élites en place. Porteurs d'une ambition pour la démocratie (et aussi pour eux-mêmes), ils construisent ainsi un mythe, une postérité, le nom de la plupart d'entre eux ayant laissé des substantifs tels que gaullisme, mendésisme, rocardisme, barrisme ou macronisme. Cet ouvrage, qui offre un portrait de groupe de ces figures singulières de la politique, répond aux questionnements sur le présent et l'avenir de la démocratie à l'heure où se profile l'élection présidentielle de 2022
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.