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Le moment PRL. Le Parti républicain de la liberté (1946-1951)
Guillaume Sylvie ; Le Béguec Gilles ; Manigand Chr
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753528345
La brève histoire du Parti républicain de la liberté (PRL) demeure une histoire largement méconnue. Courant la période allant de l'hiver 1915-1946 à l'échéance décisive des élections législatives de 1951, c'est-à-dire les années correspondant en gros à la reconstruction du système des forces politiques organisées au lendemain des ruptures de 1959-1945, elle n'en constitue pas moins un moment important et particulièrement révélateur de l'histoire des droites dites parlementaires. Les fondateurs du PRL étaient animés par une vaste ambition, celle de doter la France d'une organisation fortement structurée, destinée à regrouper l'ensemble des forces situées à droite et au centre droit de l'échiquier politique. Cette formation se fixe comme objectif de se hisser au niveau d'un "quatrième parti", capable de faire pièce aux trois grands du Tripartisme (PCF, SFIO, MRP) dominant la scène électorale et parlementaire depuis 1945. En dépit des espoirs suscités et d'un certain nombre de succès ponctuels, la tentative a débouché sur un échec, l'absorption, en 1951, par le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) apposant un point final à l'entreprise. Mais le retour en grâce de la droite modérée qui a caractérisé la seconde moitié de la IVe République ne peut pas être compris si l'on ne prend pas en compte cet effort d'organisation, les causes multiples de son échec et les leçons qui ont été tirées de ce dernier. C'est ce qui est proposé d'examiner dans cet ouvrage de synthèse, prenant appui sur une documentation largement inédite.
Richard Gilles ; Guillaume Sylvie ; Sirinelli Jean
Fondée le 1er février 1978, l'UDF (Union pour la démocratie française) a été pendant trente ans l'un des grands partis politiques français. Bien que la fondation de l'UMP en 2002 puis celle du MoDem en 2007 aient scellé son sort, l'UDF, structurée de façon originale par rapport à ses concurrents et regroupant quelques-unes des plus anciennes familles politiques françaises (libéraux, radicaux, démocrates-chrétiens), a joué un rôle de tout premier plan dans la vie politique nationale dans le dernier tiers de siècle. Elle a dirigé des milliers de communes, des dizaines de départements et de régions, participé pendant près de vingt ans au gouvernement de la France et, à travers son fondateur, Valéry Giscard d'Estaing, contrôlé la présidence de la République de 1978 à 1981. Aucune histoire globale de l'UDF n'existait encore à ce jour. Ce livre en propose une pour la première fois.
L'ouvrage a pour objet l'étude d'un objet mal identifié, la PME, dans l'espace européen et sur le long terme. Qu'est-ce qu'une PME ? Les PME existent-elles ? Ces questions débouchent sur de profondes divergences qui soulignent l'extrême hétérogénéité du groupe et qui affaiblissent l'utilité opérationnelle du concept. L'ambiguïté du concept est d'autant plus problématique que les PME sont au coeur d'un très grand nombre d'enjeux tant dans le domaine économique que dans le domaine social et politique. Les PME sont-elles un facteur de freinage de l'économie ou une force d'entraînement ? Un lieu d'épanouissement humain ou un espace d'exploitation de la force de travail ? Le foyer d'une culture de la concurrence ou celui d'une culture corporatiste ? Le support des traditions démocratiques ou celui des dérives autoritaires ? C'est à ces questions que l'ouvrage tente de répondre, en s'inscrivant dans une démarche pluridisciplinaire et comparatiste.
Sirinelli Jean-François ; Guillaume Sylvie ; Garri
« Le colloque Comprendre la Ve République nous apparaît comme lune des trop rares manifestations scientifiques organisées pour commémorer la naissance dun régime politique aujourdhui quasiment accepté par tous. La comparaison avec la déferlante du 40e anniversaire de Mai 68 pose demblée la question du tri mémoriel, mais nous renvoie aussi à des problématiques spécifiques de lhistorien. () Le décalage entre la logique mémorielle et la volonté critique du chercheur est à la source de ce colloque. De notre point de vue dhistorien, il sagit de privilégier des questionnements sur le long terme, la confrontation entre lévolution dun régime politique et les grandes évolutions de la société française, dans tous les champs possibles, sociaux, économiques, culturels, médiatiques, religieux, internationaux. Si la chronologie politique jalonne évidemment notre réflexion, marquée par des étapes décisives comme la présidentialisation de 1962, la crise de Mai 68, lalternance de 1981 ou la cohabitation de 1986, notre démarche est celle de la synthèse thématique, visant à éviter les perspectives mémorielles ou journalistiques. Cest la raison pour laquelle nous avons demandé aux contributeurs, quils soient historiens, politistes ou sociologues, dadopter un point de vue diachronique qui surplombe le demi-siècle, ce qui navait jamais été tenté jusque là, et pour cause. » (Extrait de l'Introduction de J. Garrigues et S. Guillaume.)
Cette biographie concerne Georges Bonnet, homme politique français. Ministre à de nombreuses reprises. il reste dans la mémoire connu comme l'homme de Munich et comme un maréchaliste. l'image de tous ceux de sa génération, son pacifisme prend ses racines dans la Grande Guerre. Bonnet a été aussi un membre important du parti radical-socialiste, formation clé de l'entre-deux-guerres. L'ouvrage révèle des aspects largement méconnus: son cursus intellectuel, son rôle sous l'Occupation. son exil en Suisse et son parcours d'après-guerre, une renaissance due à l'ancrage dans le Périgord natal. Au total, 50 ans de vie publique sous quatre régimes politiques. Si l'an pensait connaître l'action du ministre au Quai d'Orsay, on connaît moins l'élu; c'est cet animal politique "que nous montre l'auteur avec rigueur. Ce dernier a eu accès non seulement aux archives publiques en France et à l'étranger mais aussi. ce qui est plus remarquable à l'intégralité des archives de la famille Bonnet (documents originaux, manuscrits. notes, journal. agendas. etc.) ainsi qu'aux archives de nombreux organismes privés dont le Crédit Lyonnais, l'Ordre des avocats. Privilégiant la démarche scientifique de l'historien, Jacques Puyaubert renouvelle profondément la vision stéréotypée d'un Bonnet opportuniste et défaitiste. Sans rien esquiver des questions controversées. il fait émerger une personnalité complexe, un homme dont toute la volonté fut tendue vers un seul but" la Paix ". ce terme étant synonyme pour lui de consensus et d'union nationale"
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni