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Les rebelles de la politique. Posture ou sincérité ?
Guillaume Sylvie ; Rioux Jean-Pierre
ARMAND COLIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782200630607
Ce livre s'adresse à tout lecteur qui s'intéresse à la politique et à ceux qui nous gouvernent parmi lesquels ces rebelles qu'évoque l'auteur. Sans appartenir aux extrêmes, certains hommes et femmes politiques se sont distingués par rapport à leurs formations politiques ou mentors car ils n'étaient pas disposés à suivre une majorité, une idéologie, voire un programme sans conditions. De de Gaulle à Rocard, de S. Veil à Séguin, de Barre à Bayrou ou plus récemment à Macron, toutes ces personnalités se sont retrouvées à un moment donné en rupture de ban avec leur famille politique. Leur but n'était pas de fragiliser le système mais de l'améliorer, de le réformer pour mieux renforcer une démocratie fragilisée par ce qu'ils considèrent être l'inaction des hommes au pouvoir. L'auteur, à travers les biographies croisées de ces politiques, retrace le parcours de ces rebelles qui, loin de se poser en révolutionnaires, seraient plutôt des réformateurs du système. Ils ont pour points communs une haute idée de la France, celle qui refuse le repli sur soi, qui tienne son rang dans la mondialisation et surtout la conviction que leur action singulière peut se substituer à celle des élites en place. Porteurs d'une ambition pour la démocratie (et aussi pour eux-mêmes), ils construisent ainsi un mythe, une postérité, le nom de la plupart d'entre eux ayant laissé des substantifs tels que gaullisme, mendésisme, rocardisme, barrisme ou macronisme. Cet ouvrage, qui offre un portrait de groupe de ces figures singulières de la politique, répond aux questionnements sur le présent et l'avenir de la démocratie à l'heure où se profile l'élection présidentielle de 2022
Konrad Adenauer est une figure centrale de la vie politique allemande au XXe siècle. Né en 1876, cinq ans après l'unité allemande réalisée par Bismarck, il meurt en 1967 à l'âge de 91 ans, dix-huit ans après la fondation de la République fédérale d'Allemagne dont il a été le premier chancelier pendant quatorze ans. Catholique, rhénan et européen sont les qualificatifs souvent évoqués pour définir Adenauer. Son catholicisme explique son adhésion au Zentrum, parti catholique qui joua un rôle important sous la République de Weimar; il est en 1945 l'un des fondateurs du Parti chrétien-démocrate, la CDU, une formation interconfessionnelle. Rhénan, Adenauer l'est profondément, ce qui l'amène à se méfier d'un pouvoir trop centralisé autour de Berlin. Maire de Cologne sous la République de Weimar, destitué par Hitler, il devient entre 1949 et 1963 le chancelier d'une République tronquée, la RFA, dont la capitale Bonn est proche de sa ville de naissance Cologne. Enfin, Adenauer engage résolument la RFA dans la construction européenne par anticommunisme et par pacifisme. Cet engagement lui vaut les réticences pour ne pas dire l'hostilité de ceux qui pensent que l'ancrage à l'Europe de l'Ouest signifie aussi la consécration de la division de l'Allemagne. Bien connu des Allemands, Adenauer souffre d'être étudié en France à travers le prisme de la politique française et du couple de Gaulle-Adenauer. Cette biographie tente d'apporter au lecteur français un éclairage plus équilibré. Biographie de l'auteur Sylvie Guillaume, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bordeaux III et directrice du Centre d'études des inondés modernes et contemporains. Elle a publié notamment une biographie d'Antoine Pinay aux Presses de Sciences Po (1984), La Démocratie aux Etats-Unis et en Europe (1918-1989) chez Armand Colin (1999), Le Consensus à la française chez Belin (2003), Centre et Centrisme en Europe aux XIXe et XXe siècles, Regards croisés avec Jean Garrigues chez Peter Lang (2006) et a dirigé l'ouvrage collectif Penser et Construire l'Europe de 1919 à 1992 chez Ellipses (2007).
L'histoire politique française est rythmée par des guerres fratricides qui opposent, depuis la Révolution, les monarchistes aux républicains, les républicains aux socialistes - après l'affaiblissement des monarchistes et le ralliement à la République des catholiques - et enfin, la droite à la gauche. Cet ouvrage propose une lecture de l'histoire politique française depuis le milieu du XXe siècle, autre que conflictuelle, en tenant compte des mutations qui touchent les champs politique, économique et social. Le consensus s'inscrit dans une trajectoire historique et s'est d'abord réalisé autour de la République. Le consensus institutionnel a été favorisé par la République gaullienne, surtout à partir de 1962, mais prend toute son ampleur avec l'élection de François Mitterrand à la présidence, en 1981. Le consensus se renforce ensuite avec le recentrage du débat politique et l'évolution de l'électorat, plus volatil et moins attaché aux choix idéologiques. Le consensus sur l'Etat-providence, même lorsque les crises le fragilisent, est la manifestation du poids des classes moyennes dans la société française. Si le consensus à la française peut être l'expression d'une modernité, il faut néanmoins s'interroger sur les conséquences d'un consensus " mou ", qui favorise la dépolitisation de la société et donc les violences à la marge.
Le thème de l'ouvrage Penser et construire l'Europe de 1919 à 1992 s'inscrit dans un temps relativement long qui couvre la presque totalité du XXe siècle. L'espace concerné est vaste s'étendant à toute l'Europe. L'Europe centrale et orientale intéresse le sujet entre 1919 à 1947 et le monde communiste après cette date, s'il ne doit pas être étudié en soi, ne peut être négligé. Par ailleurs. le rôle des Etats-Unis est primordial et les incidences de la colonisation et la décolonisation sur la construction européenne sont importantes. Les champs chronologique et spatial du sujet expliquent que son traitement soit par définition global. transversal et comparatiste. La première partie évoque les grands moments qui ont jalonné la construction européenne. La seconde partie Européisme et enropéistes privilégie le jeu des acteurs et des réseaux avec des apports moins connus sur les experts. les techniciens, les groupes d'intérêt. les intellectuels ou les agents du renseignement. La troisième : partie les enjeux de l'intégration européenne donne un éclairage transversal sur des approches qui sont écrites par des spécialistes qui ne sont pas que des historiens mais aussi des juristes. des économiste, des sociologues. Enfin la dernière partie propose quelques plans de dissertation qui sont des approfondissements et des compléments indispensables au corps du texte qui n'ont pu y être traités en raison des limites imparties.
Guillaume Sylvie ; Le Béguec Gilles ; Manigand Chr
La brève histoire du Parti républicain de la liberté (PRL) demeure une histoire largement méconnue. Courant la période allant de l'hiver 1915-1946 à l'échéance décisive des élections législatives de 1951, c'est-à-dire les années correspondant en gros à la reconstruction du système des forces politiques organisées au lendemain des ruptures de 1959-1945, elle n'en constitue pas moins un moment important et particulièrement révélateur de l'histoire des droites dites parlementaires. Les fondateurs du PRL étaient animés par une vaste ambition, celle de doter la France d'une organisation fortement structurée, destinée à regrouper l'ensemble des forces situées à droite et au centre droit de l'échiquier politique. Cette formation se fixe comme objectif de se hisser au niveau d'un "quatrième parti", capable de faire pièce aux trois grands du Tripartisme (PCF, SFIO, MRP) dominant la scène électorale et parlementaire depuis 1945. En dépit des espoirs suscités et d'un certain nombre de succès ponctuels, la tentative a débouché sur un échec, l'absorption, en 1951, par le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) apposant un point final à l'entreprise. Mais le retour en grâce de la droite modérée qui a caractérisé la seconde moitié de la IVe République ne peut pas être compris si l'on ne prend pas en compte cet effort d'organisation, les causes multiples de son échec et les leçons qui ont été tirées de ce dernier. C'est ce qui est proposé d'examiner dans cet ouvrage de synthèse, prenant appui sur une documentation largement inédite.
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.