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Le retour des morts. Imaginaire, science, verticalité
Guillaud Lauric
ROUGE PROFOND
20,30 €
Épuisé
EAN :9782915083422
Vampires, spectres, morts-vivants, momies, monstres des temps perdus... Des tréfonds du monde et de la mémoire continuent de surgir des créatures qui viennent envahir notre espace mental. Leur éternelle renaissance semble accompagner les soubresauts de notre époque troublée. Pourquoi cc retour du refoulé? D'où viennent ces silhouettes aussi inquiétantes que familières? Pourquoi ne parvenons-nous pas â nous arracher aux jeux spatio-temporels du monde souterrain voués à une verticalité synonyme de menace, sinon d'anéantissement? Trouver des réponses oblige â recomposer la généalogie de cette verticalité en revisitant les sous-sols de la peur du siècle à nos jours. Il s'agit de voir comment le potentiel fabulateur de la paléontologie et rie l'archéologie a renoué un dialogue avec les ombres, ranimant des divinités jusque-là assoupies. Loin de tuer le fantastique, la science moderne, en "verticalisant" l'imaginaire, en exhumant tous les morts de l'Histoire, a réveillé ou réinventé les Anciens, les Ancêtres, les Etres des commencements mythiques. Les arts de l'imaginaire la littérature ou le cinéma, surtout sont l'écho permanent de cette résolution des esprits qui n'a pas réussi à disperser les ombres du gothique ni les angoisses du monde des profondeurs. Les morts sont de retour...
Ce volume organise la réflexion autour de trois axes : l'imaginaire, le texte bref et la question de l'apparition. Le fantastique excelle en effet lorsqu'il est porté par un texte court : les écrits de Poe, James, Hawthorne, Maupassant, Nodier, Gautier, Lorrain permettent d'envisager le rapport étroit entre le fantastique et la nouvelle. Pour Caillois, "La démarche essentielle du fantastique est l'apparition" : apparition de l'insolite, de l'inadmissible, de la chose ou de l'être surnaturel. Un sujet aussi ample requiert le concours d'éminents spécialistes du texte court et de brillants analystes de la littérature ou des arts de l'imaginaire. Les formes brèves sont toutes convoquées : nouvelle, novella, tale, short story, conte. De même pour les genres ou sous-genres de l'imaginaire : fantastique, gothique, horreur, science-fiction. L'apparition fantastique bouscule non seulement les frontières géographiques (Europe, Etats-Unis, Québec, Amérique du Sud, Japon) mais celles des genres tout en offrant un champ de recherche protéiforme : surgissement du refoulé, questionnement identitaire, méditation sur la mort, émergence de l'ineffable, disparition de l'humain, épiphanie de la vérité, sexualité interdite, etc. Complément idéal de l'écrit, l'image est concomitante du phénomène de l'apparition sur le plan de l'illustration, de la photographie ou du cinéma - autant de vecteurs de fantasmagories. Ce volume montre à la fois la persistance d'une peur ancestrale et son écho incessant dans tous les arts.
Résumé : Premier astronome français à étudier le retour anticipé de la Comète de Halley en 1758-1759, Charles Messier, fasciné, se lance dans la recherche de nouvelles comètes. Ses qualités d'observateur, sa passion pour l'astronomie, ses travaux le font apprécier dans toutes les sociétés savantes : en 1770, il entre à l'Académie des Sciences, honoré par le roi Louis XV du titre de " furet des Comètes ". De 1771 à 1781, il publie un recueil sur la position d'objets nébuleux fixes, qui reste, encore de nos jours, l'outil le plus sûr pour la découverte de ces merveilles. Le présent ouvrage les met à la portée du télescope de l'amateur, en le guidant, du repérage à la photométrie, grâce à des cartes claires, des courbes isophotes, des données photométriques. Développant leurs descriptions par étapes successives, les auteurs incitent l'observateur à l'émotion d'englober d'un seul regard une de ces galaxies du bout du monde, décrites, il y a deux siècles, par Charles Messier. Dans cette nouvelle présentation, les auteurs ont modernisé l'ouvrage en indiquant un grand nombre d'adresses Internet où l'amateur peut trouver des images des Objets de Messier.
Ma vie monotone qui se résumait à lire Jane Austen et à broder est soudainement bouleversée lorsque je me réveille au XXIe siècle. Il semblerait que je me sois retrouvée par je ne sais quel coup du sort dans le corps d'une autre jeune femme, dont la vie paraît bien mouvementée. Comment peut-on porter des tenues si légères pour se rendre à un rendez-vous galant, et qui plus est, sans chaperon ! Et je ne suis pas au bout de mes surprises : dans ce monde étourdissant, chacun s'autorise des libertés que les dames de mon époque n'auraient osé imaginer ! Et que penser de Vies, jeune homme charmant et tout aussi intrigant que celui qui m'a brisé le coeur.
Résumé : * Pour chaque fiche, - la synthèse des connaissances à maîtriser, exigées par le référentiel : - un schéma-bilan pour retenir l'essentiel, - un entraînement sous la forme d'un QCM, accessible également sous la forme d'un code à flasher ou d'un lien mini, - des fiches de secourisme pour gérer les situations d'urgence. * Une préparation exhaustive au Bac : présentation de l'épreuve, conseils pour s'y préparer, 2 sujets complets et leur corrigé en version numérique (accessibles via un code à flasher et un lien mini) et toutes les méthodes d'analyse détaillées à mobiliser.
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
22 novembre 1963: John F. Kennedy est assassiné à Dallas. À l'aide d'une caméra Super 8, Abraham Zapruder filme l'événement et l'explosion du crâne du président.Vingt-six secondes au cours desquelles l'Amérique bascule. Ce film spectaculaire, censé détenir la vérité d'un événement dont les exégèses s'avéreront inefficaces, porte alors un coup fatal au principe de transparence sur lequel est fondé le cinéma hollywoodien classique. C'est toute l'idéologie du visible, supposant l'adéquation parfaite entre la visibilité et la compréhension, qui se trouve remise en question. Rapidement, le film de Zapruder devient l'emblème d'une innocence perdue et l'un des foyers majeurs de l'histoire des images au XXe siècle. Il contraint ainsi le cinéma américain à nventer de nouvelles formes, repérables aussi bien dans les films d'Arthur Penn, de Brian De Palma et de Clint Eastwood que dans le film d'horreur réaliste, dont il fut l'incontestable source. Quel rôle le cinéma a-t-il joué depuis, dans la fabrication de l'histoire américaine et de sa mythologie? 11 septembre 2001: les deux tours du World Trade Center s'effondrent, sous les mille yeux des caméras de télévision. Un cycle s'achève. En quoi ces deux événements sont-ils jumeaux? De quelle singularité américaine sont-ils dépositaires? Biographie de l'auteur Auteur de Dario Argento, magicien de la peur (Cahiers du cinéma, 2002), Une expérience américaine du chaos: Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (Dreamland, 2000), Mythes et Masques: les fantômes de John Carpenter (avec Luc Lagier, Dreamland, 1998), Jean-Baptiste Thoret a réalisé un documentaire, Les Songes de Dario Argento: soupirs dans un corridor lointain (2001). Il codirige la revue Simulacres et participe à l'émission Mauvais Genres (France Culture)
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.
Résumé : Aux confins du monde humain, en Antarctique, un organisme mystérieux est découvert dans la glace par une équipe de scientifiques. Exhumée et réanimée, la Créature de The Thing de John Carpenter constitue une énigme pour le regard. Chacune de ses manifestations à l'écran la présente sous un jour différent : un malamute de l'Alaska, des restes humains bicéphales calcinés, un chien dont le faciès explose en déhiscences florales, une tête humaine mobile dotée de cornes d'escargot et de pattes d'araignée. L'impossibilité de saisir une forme stable de cette Chose porte le doute sur la nature de tout corps représenté à l'image. Il faut, en de telles circonstances, délaisser la question du monstre au cinéma pour envisager celle du monstre de cinéma. Que signifie, au-delà du simple ressort fictif, la nature métamorphique de la Créature ? Que peut-elle nous donner à penser sur la nature des figures filmiques ? En endossant une perspective attentive à la question du matériau, cet ouvrage propose, à partir du film de John Carpenter, une réflexion traversant l'histoire de l'art, la littérature fantastique, l'esthétique et la philosophie de l'art, se renouvelant au contact d'opérateurs empruntés à la biologie et à la physique.