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Apparitions fantastiques. Apparition et disparition dans la fiction brève (littérature et arts de l'
Guillaud Lauric ; Préher Gérald
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753574298
Ce volume organise la réflexion autour de trois axes : l'imaginaire, le texte bref et la question de l'apparition. Le fantastique excelle en effet lorsqu'il est porté par un texte court : les écrits de Poe, James, Hawthorne, Maupassant, Nodier, Gautier, Lorrain permettent d'envisager le rapport étroit entre le fantastique et la nouvelle. Pour Caillois, "La démarche essentielle du fantastique est l'apparition" : apparition de l'insolite, de l'inadmissible, de la chose ou de l'être surnaturel. Un sujet aussi ample requiert le concours d'éminents spécialistes du texte court et de brillants analystes de la littérature ou des arts de l'imaginaire. Les formes brèves sont toutes convoquées : nouvelle, novella, tale, short story, conte. De même pour les genres ou sous-genres de l'imaginaire : fantastique, gothique, horreur, science-fiction. L'apparition fantastique bouscule non seulement les frontières géographiques (Europe, Etats-Unis, Québec, Amérique du Sud, Japon) mais celles des genres tout en offrant un champ de recherche protéiforme : surgissement du refoulé, questionnement identitaire, méditation sur la mort, émergence de l'ineffable, disparition de l'humain, épiphanie de la vérité, sexualité interdite, etc. Complément idéal de l'écrit, l'image est concomitante du phénomène de l'apparition sur le plan de l'illustration, de la photographie ou du cinéma - autant de vecteurs de fantasmagories. Ce volume montre à la fois la persistance d'une peur ancestrale et son écho incessant dans tous les arts.
La médecine fait rêver dans de multiples directions : de la mort soudainement éloignée jusqu’aux cauchemars du corps ouvert, de la figure bienveillante jusqu’à la profanation, de l’antalgique salvateur jusqu’à d’horribles supplices. Alors que le corps intérieur nous est obscur, la science-fiction, le fantastique, la Fantasy et l’horreur nous font découvrir des paysages du corps splendides, étonnants ou répugnants, mais toujours prenants. Pourquoi cette profusion de l’imaginaire médical ? Avec une médecine aujourd’hui rationnelle, on s’attendrait à la fin des passions imaginatives, mais au contraire la science médicale nouvelle a démultiplié les perspectives. La prolifération de l’imaginaire médical est naturelle, car la littérature et le cinéma aiment ses images fortes. Les effets de science sont aussi des effets de fiction et de merveilleux. Le lecteur comprendra l’intérêt de ce travail collectif (grâce au réseau CERLI), mais aussi notre humilité, car nous n’épuisons en rien la thématique.
À côté de la rationalité, jeu incessant entre l'esprit qui crée des structures logiques et le monde réel, la rationalisation a consisté, de tous temps à vouloir enfermer la réalité dans des systèmes cohérents d'où tout ce qui, les contredisait était écarté et mis de côté, vu comme illusion. C'est ce qui a fondé longtemps le mépris à l'égard des utopies, lesquelles, malgré l'alibi de rationalité qu'elles se donnaient, restaient marquées au coin d'un imaginaire régissant la " Folle du logis ". Cet ouvrage réunissant des approches et des objets très différents veut au contraire explorer les figures de l'utopie, tant dans le monde artistique, scientifique littéraire ou social (comme le féminisme) que dans les organisations, qui réhabilitent la pensée utopique, et ses accomplissements pratiques [comme c'est le cas des utopies concrètes). Pour concourir à cette mise en évidence la manière dont ces systèmes utopiques sont agis et fonctionnent, les auteur.e.s se sont situés au niveau de la "praxis" des acteurs qui la portent car l'action est bien, dans l'utopie au coeur, de toute réflexion, dans un va et vient permanent avec elle, et ce en bonne comme en mauvaise part (les contre utopies). Entre capacité personnelle de révolte et convictions partagées, les figures de l'utopie ouvrent des voies inédites à notre humanité dans un contexte de mutations sans précédent, comme elles ont accompagné les bouleversements sociaux du passé.
Résumé : * Pour chaque fiche, - la synthèse des connaissances à maîtriser, exigées par le référentiel : - un schéma-bilan pour retenir l'essentiel, - un entraînement sous la forme d'un QCM, accessible également sous la forme d'un code à flasher ou d'un lien mini, - des fiches de secourisme pour gérer les situations d'urgence. * Une préparation exhaustive au Bac : présentation de l'épreuve, conseils pour s'y préparer, 2 sujets complets et leur corrigé en version numérique (accessibles via un code à flasher et un lien mini) et toutes les méthodes d'analyse détaillées à mobiliser.
Simone Lagrange a 13 ans lorsqu'elle est arrêtée à Lyon, avec ses parents. L'homme qui la torture pour savoir où sont cachés ses frères et soeurs, c'est Klaus Barbie. Déportée à Auschwitz avec ses parents, elle sera seule à en revenir. Christine Szenberg est parquée avec sa famille, dans le ghetto de Varsovie, dès 1940. Peu de temps avant sa destruction, elle s'enfuit avec sa mère et sa petite soeur dans les égouts, où elles vivront cachées pendant trois mois. André Migdal est arrêté à 16 ans par la police française pour faits de résistance. Il tait ses origines juives. Après des séjours dans des camps français, il sera déporté en mai 1944 à Neuengamme, en Allemagne.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.