Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qu'est-ce que vivre ? Renonciation et accomplissement
Guillamaud Patrice
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296056299
Il y a une différence essentielle entre la vie et l'existence. Si la réussite relève de l'existence, à savoir de la superficialité consciente et dérisoire de la vie, l'accomplissement relève au contraire de la vie en tant que vie à savoir de la profondeur vitale. Mais quelle est l'essence même de cette profondeur ? Il s'agit ici de montrer que par essence, la profondeur concrète de la vie est une spontanéité affective, entendue comme non-libérée ou renonciation. Nous prévenons les âmes sensibles que la lecture de ce libre peut provoquer un étonnement. Le point de vue y est en effet purement cynique. Mais, c'est le cynisme même de l'analyse qui conduit à découvrir que la grandeur morale, loin d'être une exception ou une abstraction, est l'essence la plus concrète et la plus universelle de toute vie. Nous verrons en effet que, dans la vie des grandes ordures comme dans celle des grands saints et des grands médiocres, c'est une seule et même loi morale qui, loin d'être un idéal illusoire ou abstrait, gouverne réellement et absolument. Dans la fausse gloire du mal et du bien comme dans le faux anonymat de la médiocrité, c'est une seule et même grandeur de la vie et de l'humanité qui s'exprime, irrémédiablement.
Résumé : Le livre est une étude portant sur le moi ou l'intériorité comme affectivité. Il met en oeuvre une nouvelle science philosophique définie comme ousiologie. Cette dernière est la science des essences. Dans ce livre, cette même science porte sur les essences constitutives de cette même intériorité. Tout en intégrant certains acquis de la philosophie de Michel Henry, elle en remet en cause certains aspects fondamentaux. L'intériorité est en effet définie comme étant immanence, à savoir comme étant à la fois une unité et une absence absolue de distance par rapport à soi ou une absence absolue de sortie de soi. Pourtant, cette unité est aussi paradoxalement reconnue comme étant une triplicité ou encore une trinité des essences internes. Elle est de même paradoxalement définie comme étant une sortie de soi qui reste pourtant au coeur de soi. C'est ce double paradoxe qui constitue l'essence du moi comme renonciation. La renonciation est plus exactement l'histoire interne, essentielle et universelle du moi qui passe par les trois essences de l'aspiration, de l'action et de l'accomplissement. Une combinatoire des trois essences affectives permet par ailleurs de définir une pluralité de natures affectives : la médiocrité, la liberté, la destinée, le dévouement, le génie et la sainteté. Cette définition des natures égologiques est aussi fondamentalement une remise en cause de l'affirmation sartrienne selon laquelle il n'y a pas de nature humaine.
Résumé : Il est convenu de considérer le réveil violent de l'Islam comme étant l'effet d'un ressentiment historique, politique, culturel et économique à l'encontre de la domination de l'Occident. Contre ce préjugé, le présent livre tente de montrer que la religion islamique se définit comme relevant d'un ressentiment originairement spirituel comme ressentiment dogmatique à l'encontre de la conception chrétienne de l'absolu. C'est par son essence même que l'Islam est la négation hostile de la Trinité. Même si le dogme islamique a sa propre grandeur comme purification suprême de la vérité divine, il reste d'abord défini par son hostilité à la richesse du dogme trinitaire. Après son Anti-Marion et La Femme, l'esclave et le génie, déjà publiés aux éditions Kimé, l'auteur continue également ici de mener un même combat contre les différents aspects de la barbarie occidentale, celle d'une auto-destruction de la culture et de la spiritualité. Bien plus encore que le terrorisme djihadiste, lequel est la manifestation en creux de la barbarie qui est la nôtre, ce qui menace le plus la culture occidentale, c'est en effet son propre consumérisme et son propre matérialisme suicidaires.
Ce livre met en oeuvre la méthode philosophique de l'ousiologie pour l'étude de l'extériorité. Il s'agit de définir les trois essences de l'altérité comme autrui, chose et technique. La véritable tolérance, comme réalité et non comme simple idéal, ne concerne pas seulement la sphère d'autrui mais la coexistence d'autrui avec, d'abord, les choses, dans leur valeur notamment économique, et avec, ensuite, la technique. Dans une perspective autant inspirée par Aristote et Simondon que par Lévinas, il s'agit de garantir ou plutôt de reconnaître la dignité d'être et de valeur des différentes sphères du réel comme transcendance. La perversion consiste dans la confusion entre les essences, par exemple dans la confusion entre la chose et la technique. Derrière une analyse conceptuelle rigoureuse, ce livre cache une condamnation de la théorie abstraite et de la confusion systématique, un hymne respectueux à la pluralité du réel.
Dans ce livre, Patrice Guillamaud expose une nouvelle logique. Il ne s'agit pas d'une logique mathématique, purement formelle, mais d'une logique philosophique et ontologique. En tant que telle, cette logique déploie les catégories fondamentales de la nouvelle science qu'est l'ousiologie. Tout étant certes en un sens, et comme toute logique, abstraite, la logique ousiologique est, en un autre sens, concrète. C'est ainsi qu'elle a l'ambition de rendre compte des catégories fondamentales de la réalité. Les trois premières catégories fondamentales sont l'absolu, l'essence et le rien. C'est le respect logique de la pluralité concrète du réel qui permet par ailleurs à l'ousiologie d'exposer d'une part la pluralité non seulement des essences mais des absolus. C'est ce même respect qui permet aussi, par la troisième catégorie fondamentale du rien, de penser la pure co-existence de ces mêmes absolus. La logique ousiologique est ainsi la pensée de l'être comme étant un co-être. Exister, c'est co-exister ou respecter. Telle est la vérité suprême ontologique de cette nouvelle logique. La logique ousiologique est enfin une méthode qui consiste à mettre en perspective interprétative les grandes logiques philosophiques de l'histoire occidentale, à savoir celles d'Aristote, de Kant, de Hegel et de Husserl.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.