Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Autrui, la chose et la technique. Essai d'ousiologie altérologique sur les trois essences de l'extér
Guillamaud Patrice
KIME
35,00 €
Épuisé
EAN :9782841749928
Ce livre met en oeuvre la méthode philosophique de l'ousiologie pour l'étude de l'extériorité. Il s'agit de définir les trois essences de l'altérité comme autrui, chose et technique. La véritable tolérance, comme réalité et non comme simple idéal, ne concerne pas seulement la sphère d'autrui mais la coexistence d'autrui avec, d'abord, les choses, dans leur valeur notamment économique, et avec, ensuite, la technique. Dans une perspective autant inspirée par Aristote et Simondon que par Lévinas, il s'agit de garantir ou plutôt de reconnaître la dignité d'être et de valeur des différentes sphères du réel comme transcendance. La perversion consiste dans la confusion entre les essences, par exemple dans la confusion entre la chose et la technique. Derrière une analyse conceptuelle rigoureuse, ce livre cache une condamnation de la théorie abstraite et de la confusion systématique, un hymne respectueux à la pluralité du réel.
Résumé : Il est convenu de considérer le réveil violent de l'Islam comme étant l'effet d'un ressentiment historique, politique, culturel et économique à l'encontre de la domination de l'Occident. Contre ce préjugé, le présent livre tente de montrer que la religion islamique se définit comme relevant d'un ressentiment originairement spirituel comme ressentiment dogmatique à l'encontre de la conception chrétienne de l'absolu. C'est par son essence même que l'Islam est la négation hostile de la Trinité. Même si le dogme islamique a sa propre grandeur comme purification suprême de la vérité divine, il reste d'abord défini par son hostilité à la richesse du dogme trinitaire. Après son Anti-Marion et La Femme, l'esclave et le génie, déjà publiés aux éditions Kimé, l'auteur continue également ici de mener un même combat contre les différents aspects de la barbarie occidentale, celle d'une auto-destruction de la culture et de la spiritualité. Bien plus encore que le terrorisme djihadiste, lequel est la manifestation en creux de la barbarie qui est la nôtre, ce qui menace le plus la culture occidentale, c'est en effet son propre consumérisme et son propre matérialisme suicidaires.
Ce livre est une psychanalyse essentielle et rigoureuse de la philosophie. L'histoire de la philosophie s'y annonce comme étant l'incarnation diversifiée de trois essences fondamentales de la pensée de l'être ou de trois ontologies. Ces ontologies sont aussi les trois moments de la vie renonciatrice de la pensée. La pensée aspire à l'absolu et relativise cette aspiration tout en s'accomplissant dans cette même relativisation. Le tome 1 montre que ces trois ontologies se déploient dans chacune des trois grandes pensées que sont la philosophie de Platon, celle de Descartes et celle de Kant. Le tome 2 montre que ces trois ontologies se déploient à travers trois triades philosophiques, Héraclite, Aristote et Spinoza, Plotin, Leibniz et Hegel, Husserl, Heidegger et Bergson. Ce second tome montre ainsi que tout se passe comme si un seul génie s'incarnait et ressurgissait à chaque fois à travers trois pensées philosophiques différentes. Tel est le mystère de la vie rationnelle de la pensée.
Ce livre est certes un manifeste fustigeant l'idéologie dominante de la contemporanéité comme progressisme et post-modernité. Il montre en effet en quoi cette même idéologie, alors même qu'elle veut déconstruire toutes les formes d'autorités et dénoncer toutes les formes d'enfermements totalitaires dans les préjugés idéologiques, est elle-même justement source d'un nouveau totalitarisme. C'est ainsi que, par-delà les totalitarismes nazi et stalinien, il y a paradoxalement le totalitarisme libéral. Il reste que, si ce même livre est original, c'est surtout par son analyse philosophique des deux principes du totalitarisme. Il s'agit d'une part de la pensée et d'autre part de la société. Si ces deux principes du totalitarisme relèvent par ailleurs de l'essence de l'humanité, s'ils sont par là-même, tous les deux, sources d'une barbarie très commune ou très ordinaire, cela se révèle être d'une gravité anthropologique extrême. C'est la gravité de ce défi que Guillamaud tente d'affronter et de relever. Il soutient cette gageure en exploitant des penseurs aussi différents qu'Hannah Arendt, Emmanuel Lévinas, Emile Durkheim, Karl Marx et surtout Jacques Ellul et Michel Henry.
Ce livre est l'exposition d'une nouvelle théologie, d'une théologie qui a l'ambition d'être la revitalisation et l'accomplissement de la théologie chrétienne de la Trinité. Par la revendication d'un pluralisme fondamental, cette nouvelle théologie trinitaire a cela de novateur qu'elle vise à remettre en cause le concept théologique traditionnel de périchorèse. Comme englobement mutuel des trois instances de la Trinité, la périchorèse opère, selon l'auteur, la réduction rationaliste du trois à l'un et trahit par là l'intuition géniale ou plutôt divine du trois qui est en même temps et sous le même rapport un. Dans ce livre, Patrice Guillamaud expose et développe les principes ultimes de la nouvelle science qu'il définit comme étant l'ousiologie, la science des essences et des absolus. Ces principes ultimes sont à la fois théologiques et politiques. L'Etat y est en effet défini comme étant l'incarnation ultimement concrète du Dieu chrétien. Cette philosophie théologico-politique annonce plus exactement et paradoxalement un théisme trinitaire entendu comme théisme intégrant un athéisme purificateur. Elle annonce de même une conception politique et paradoxale de l'Etat qui prend le titre singulier d'anarchisme fondamental.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.