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L'essence de la renonciation. Essai d'ousiologie égologique sur la trinité de l'immanence
Guillamaud Patrice
KIME
32,00 €
Épuisé
EAN :9782841746446
Le livre est une étude portant sur le moi ou l'intériorité comme affectivité. Il met en oeuvre une nouvelle science philosophique définie comme ousiologie. Cette dernière est la science des essences. Dans ce livre, cette même science porte sur les essences constitutives de cette même intériorité. Tout en intégrant certains acquis de la philosophie de Michel Henry, elle en remet en cause certains aspects fondamentaux. L'intériorité est en effet définie comme étant immanence, à savoir comme étant à la fois une unité et une absence absolue de distance par rapport à soi ou une absence absolue de sortie de soi. Pourtant, cette unité est aussi paradoxalement reconnue comme étant une triplicité ou encore une trinité des essences internes. Elle est de même paradoxalement définie comme étant une sortie de soi qui reste pourtant au coeur de soi. C'est ce double paradoxe qui constitue l'essence du moi comme renonciation. La renonciation est plus exactement l'histoire interne, essentielle et universelle du moi qui passe par les trois essences de l'aspiration, de l'action et de l'accomplissement. Une combinatoire des trois essences affectives permet par ailleurs de définir une pluralité de natures affectives : la médiocrité, la liberté, la destinée, le dévouement, le génie et la sainteté. Cette définition des natures égologiques est aussi fondamentalement une remise en cause de l'affirmation sartrienne selon laquelle il n'y a pas de nature humaine.
Dans ce livre, Patrice Guillamaud expose une nouvelle logique. Il ne s'agit pas d'une logique mathématique, purement formelle, mais d'une logique philosophique et ontologique. En tant que telle, cette logique déploie les catégories fondamentales de la nouvelle science qu'est l'ousiologie. Tout étant certes en un sens, et comme toute logique, abstraite, la logique ousiologique est, en un autre sens, concrète. C'est ainsi qu'elle a l'ambition de rendre compte des catégories fondamentales de la réalité. Les trois premières catégories fondamentales sont l'absolu, l'essence et le rien. C'est le respect logique de la pluralité concrète du réel qui permet par ailleurs à l'ousiologie d'exposer d'une part la pluralité non seulement des essences mais des absolus. C'est ce même respect qui permet aussi, par la troisième catégorie fondamentale du rien, de penser la pure co-existence de ces mêmes absolus. La logique ousiologique est ainsi la pensée de l'être comme étant un co-être. Exister, c'est co-exister ou respecter. Telle est la vérité suprême ontologique de cette nouvelle logique. La logique ousiologique est enfin une méthode qui consiste à mettre en perspective interprétative les grandes logiques philosophiques de l'histoire occidentale, à savoir celles d'Aristote, de Kant, de Hegel et de Husserl.
Le génie existe, Mozart en est la preuve. Mais pourquoi, aujourd'hui, refuse-t-on cette évidence ? La tendance actuelle à la déconstruction n'est-elle pas le symptôme du ressentiment ? Et la volonté de promouvoir la médiocrité ne constitue-t-elle pas une propagande antihumaniste ? Avec lucidité et maestria, Patrice Guillamaud montre ici comment. de Kant à Beauvoir et Derrida en passant par Nietzsche, la notion de génie a été déstabilisée et décrédibilisée. Il en déduit la relativisation de l'excellence, laquelle resurgit régulièrement et est le symptôme d'une période de décadence culturelle. En réhabilitant au contraire le génie, il propose une nouvelle conception de cette essence éternelle à portée spirituelle : il faut croire au génie comme il faut croire en l'humanité pour la respecter. Un essai philosophique incisif, qui combat la bien-pensance actuelle et redéfinit l'essentialisme.
Ce livre est une psychanalyse essentielle et rigoureuse de la philosophie. L'histoire de la philosophie s'y annonce comme étant l'incarnation diversifiée de trois essences fondamentales de la pensée de l'être ou de trois ontologies. Ces ontologies sont aussi les trois moments de la vie renonciatrice de la pensée. La pensée aspire à l'absolu et relativise cette aspiration tout en s'accomplissant dans cette même relativisation. Le tome 1 montre que ces trois ontologies se déploient dans chacune des trois grandes pensées que sont la philosophie de Platon, celle de Descartes et celle de Kant. Le tome 2 montre que ces trois ontologies se déploient à travers trois triades philosophiques, Héraclite, Aristote et Spinoza, Plotin, Leibniz et Hegel, Husserl, Heidegger et Bergson. Ce second tome montre ainsi que tout se passe comme si un seul génie s'incarnait et ressurgissait à chaque fois à travers trois pensées philosophiques différentes. Tel est le mystère de la vie rationnelle de la pensée.
Ce livre est une psychanalyse essentielle et rigoureuse de la philosophie. L'histoire de la philosophie s'y annonce comme étant l'incarnation diversifiée de trois essences fondamentales de la pensée de l'être ou de trois ontologies. Ces ontologies sont aussi les trois moments de la vie renonciatrice de la pensée. La pensée aspire à l'absolu et relativise cette aspiration tout en s'accomplissant dans cette même relativisation. Le tome 1 montre que ces trois ontologies se déploient dans chacune des trois grandes pensées que sont la philosophie de Platon, celle de Descartes et celle de Kant. Le tome 2 montre que ces trois ontologies se déploient à travers trois triades philosophiques, Héraclite, Aristote et Spinoza, Plotin, Leibniz et Hegel, Husserl, Heidegger et Bergson. Ce second tome montre ainsi que tout se passe comme si un seul génie s'incarnait et ressurgissait à chaque fois à travers trois pensées philosophiques différentes. Tel est le mystère de la vie rationnelle de la pensée.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?