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Le médiocre et le génie. Manifeste pour l'essentialisme
Guillamaud Patrice
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204156615
Le génie existe, Mozart en est la preuve. Mais pourquoi, aujourd'hui, refuse-t-on cette évidence ? La tendance actuelle à la déconstruction n'est-elle pas le symptôme du ressentiment ? Et la volonté de promouvoir la médiocrité ne constitue-t-elle pas une propagande antihumaniste ? Avec lucidité et maestria, Patrice Guillamaud montre ici comment. de Kant à Beauvoir et Derrida en passant par Nietzsche, la notion de génie a été déstabilisée et décrédibilisée. Il en déduit la relativisation de l'excellence, laquelle resurgit régulièrement et est le symptôme d'une période de décadence culturelle. En réhabilitant au contraire le génie, il propose une nouvelle conception de cette essence éternelle à portée spirituelle : il faut croire au génie comme il faut croire en l'humanité pour la respecter. Un essai philosophique incisif, qui combat la bien-pensance actuelle et redéfinit l'essentialisme.
Après Renan et Fichte, ce livre propose une nouvelle définition philosophique de la nation. Il s'agit de cerner ce qui fait d'une nation une nation. Il s'agit de montrer en quoi la nation se distingue à la fois de la famille et de la religion, de la tribu et de l'Empire, de la société et de l'Etat. Il s'agit surtout de montrer en quoi le nationalisme, loin d'être un régime social et politique parmi les autres, est la revendication d'une dimension fondamentale de l'existence humaine, en tant que celle-ci intègre le sens du sacrifice. Contre le matérialisme et contre la déconstruction de la nation, il s'agit de proposer une nouvelle conception spiritualiste de la nation. Contre le mondialisme, il s'agit de montrer en quoi la nation est le cadre par excellence de la véritable démocratie. Contre l'abstraction libérale de l'Etat de droit, il s'agit de revendiquer un nationalisme démocratique concret. Contre toute forme de totalitarisme, la position de l'auteur n'exclut pas une part pragmatique de républicanisme voire de libéralisme bien compris, ni même une part de monarchisme nostalgique. L'auteur défend plus précisément, par-delà toute structure institutionnelle, l'idée singulière d'un anarchisme national comme fondement de toute sociabilité humaine.
Dans ce livre, Patrice Guillamaud expose une nouvelle logique. Il ne s'agit pas d'une logique mathématique, purement formelle, mais d'une logique philosophique et ontologique. En tant que telle, cette logique déploie les catégories fondamentales de la nouvelle science qu'est l'ousiologie. Tout étant certes en un sens, et comme toute logique, abstraite, la logique ousiologique est, en un autre sens, concrète. C'est ainsi qu'elle a l'ambition de rendre compte des catégories fondamentales de la réalité. Les trois premières catégories fondamentales sont l'absolu, l'essence et le rien. C'est le respect logique de la pluralité concrète du réel qui permet par ailleurs à l'ousiologie d'exposer d'une part la pluralité non seulement des essences mais des absolus. C'est ce même respect qui permet aussi, par la troisième catégorie fondamentale du rien, de penser la pure co-existence de ces mêmes absolus. La logique ousiologique est ainsi la pensée de l'être comme étant un co-être. Exister, c'est co-exister ou respecter. Telle est la vérité suprême ontologique de cette nouvelle logique. La logique ousiologique est enfin une méthode qui consiste à mettre en perspective interprétative les grandes logiques philosophiques de l'histoire occidentale, à savoir celles d'Aristote, de Kant, de Hegel et de Husserl.
Il y a une différence essentielle entre la vie et l'existence. Si la réussite relève de l'existence, à savoir de la superficialité consciente et dérisoire de la vie, l'accomplissement relève au contraire de la vie en tant que vie à savoir de la profondeur vitale. Mais quelle est l'essence même de cette profondeur ? Il s'agit ici de montrer que par essence, la profondeur concrète de la vie est une spontanéité affective, entendue comme non-libérée ou renonciation. Nous prévenons les âmes sensibles que la lecture de ce libre peut provoquer un étonnement. Le point de vue y est en effet purement cynique. Mais, c'est le cynisme même de l'analyse qui conduit à découvrir que la grandeur morale, loin d'être une exception ou une abstraction, est l'essence la plus concrète et la plus universelle de toute vie. Nous verrons en effet que, dans la vie des grandes ordures comme dans celle des grands saints et des grands médiocres, c'est une seule et même loi morale qui, loin d'être un idéal illusoire ou abstrait, gouverne réellement et absolument. Dans la fausse gloire du mal et du bien comme dans le faux anonymat de la médiocrité, c'est une seule et même grandeur de la vie et de l'humanité qui s'exprime, irrémédiablement.
La pensée n'est pas une abstraction. Elle est au contraire une réalité concrète et cette réalité est un vécu, mais un vécu qui n'a rien à voir avec celui de l'intériorité affective. C'est ainsi sous le titre de la vie de la pensée que s'annonce ce livre. Ce dernier est plus exactement une étude des essences fondamentales de la pensée. Ces essences sont d'abord la conjonction paradoxale entre l'aspiration à l'absolu et le renoncement à ce même absolu. C'est ici ce que l'auteur appelle la renonciation comme processus de relativisation, laquelle est paradoxalement un accomplissement. L'étude montre ensuite que cette vie de la pensée est l'enchaînement ordonné des trois essences de l'aspiration, de l'action déterminatrice et relativisatrice et de l'accomplissement ultimement relativisateur. Cette étude a notamment l'utilité de proposer une interprétation de l'histoire de la philosophie. Cette dernière serait en effet l'incarnation diversement ordonnée de trois ontologies, à savoir de trois pensées de l'êtres irréductibles les unes aux autres mais s'annonçant dans la logique vitale d'une seule réalité.