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Gracchus Babeuf. Biographie non autorisée
Guilabert Thierry
LIBERTAIRES
15,30 €
Épuisé
EAN :9782919568147
Gracchus Babeuf, né en 1760 à Saint-Quentin, fut le dernierdes grands hommes de la Révolution française avantl'avènement de Bonaparte. Façonné par sa Picardie natale, ilétait différent des autres révolutionnaires, les avocats, lesjuristes, les bourgeois. Il était né dans la misère, elle le tint deprès, sa vie durant, comme une malédiction. Elle en fit undéfenseur acharné des pauvres, des sans-grades, des riens dutout. Il se forgea un destin de toute pièce avec la candeur del'autodidacte persuadé de conquérir le monde par un journal etquelques idées. Et de fait les idées de Babeuf, son obstinationà défendre le peuple, à lui rendre sa dignité, à refuser touteforme d'inégalité entre homme et femme, entre riches etpauvres, à demander sans relâche que les élites et les hommesde pouvoir rendent compte de leurs actes, qu'ils soient auservice du miséreux et non l'inverse, ces idées généreusesdevaient le conduire en 1797 à l'échafaud, victime expiatoired'une conjuration de papier. Ce livre raconte au plus près lavie de Gracchus Babeuf, c'est le roman vrai d'un homme quivoit la société comme: la guerre des riches contre les pauvreset considère de son devoir: la recherche du bonheur commun.
C'est d'abord par les discours que les individus, groupes sociaux et institutions proclament, utilisent et reconfigurent leurs identités (individuelles, sociales, professionnelles, politiques, nationales, ethniques, etc.). Le parti-pris, qui fait l'originalité de cet ouvrage collectif, n'est pas de chercher une définition de l'identité, mais d'analyser le rôle des discours dans la construction des diverses identités dans le but de mieux en percevoir les enjeux. Les contributions s'inscrivent en sciences politiques, en droit, en sociologie, en psychologie, en sciences du langage et en sciences de l'information et de la communication. Les analyses portent sur les discours identitaires dans des situations concrètes et des terrains divers : enseignement des langues étrangères, orthographe et transcription du breton, métiers d'art, hôpital, politique, médias traditionnels et en ligne, journalisme, cinéma, musée de la mémoire au Chili, Cour européenne des droits de l'homme...
Extrait - Nous y sommes ! Maman ramassa son sac dans la travée centrale et, remontant le couloir du bus, elle indiqua au chauffeur que nous descendrions au prochain arrêt. Quelques centaines de mètres plus loin, il nous débarqua au bord d'une voie ferrée mangée par les herbes. Des maisons en pierre se tenaient là, en rangs serrés, de part et d'autre de la route. Les volets étaient rabattus et les façades, recouvertes de longues traînées grises, presque noires. Il n'y avait pas d'horizon. A la place des champs de blé, c'était une ombre immense portée par un mur de rochers, une barrière qui montait jusqu'au ciel et qui, tout de suite, me parut infranchissable. - On continue à pied ! Maman prit un sentier à peine visible, qui filait droit sur la falaise. Quelques rapaces volaient très haut, le long d'aiguilles rocheuses. Le chemin trouait la végétation et descendait vers un torrent. Il me fallut quelques minutes avant d'apercevoir l'eau claire sur les galets, les petites langues de sable qui faisaient comme de minuscules plages, et le pont... enfin la passerelle, une vulgaire travée de béton d'un mètre de largeur au-dessus du vide. Sur le seuil quelqu'un avait gravé : pont des Soupirs. Maman emprunta un escalier taillé à même la roche. Je la suivis prudemment. La pierre était glissante, et mes pas mal assurés. Le brouhaha était terrible, l'air vibrait au-dessus du torrent. Je vis des branches passer à toute vitesse, se briser sur des roches affleurantes, et les morceaux disparaître dans les remous. J'en eus le vertige. Maman déposa son sac et me tendit les bras pour m'aider à enjamber la dernière marche, puis elle s'assit sur le sable. En faisant un creux de ses mains, elle puisa un peu d'eau et m'en mouilla le visage. C'était l'eau la plus froide que j'aie jamais touchée et qui sûrement dévalait de là-haut, de ce mur formidable où s'accrochaient quelques nuages, mille mètres au-dessus. - On va où, maman ?
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : Au début de l'été 1729 disparut, dans le plus grand secret, un prêtre ardennais répondant au nom de Jean Meslier, exerçant depuis quarante ans dans la même paroisse. Son décès ne fut pas inscrit dans le registre paroissial. Son corps fut inhumé hors de la terre consacrée de l'Eglise. Ce curé était apostat, curé le jour, barbare athée la nuit, il laissait à sa mort un épais manuscrit où il mettait en pièce non seulement la religion chrétienne mais toutes les religions, piétinant avec rage les prétentions des églises du monde. Surtout, il montra le lien unissant les rois, les nobles et les prêtres, et proposa que l'on se débarrasse de tous les puissants, regrettant au passage l'absence de généreux assassins pour en finir avec les Césars... Ce livre est une présentation vivante de la vie et de l'oeuvre de Jean Meslier.
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Pourquoi être féministe ? Cette question renvoie immanquablement à ce qui a provoqué l'émergence du féminisme, et bien avant toutes les polémiques, toutes les oppressions, les combats et les massacres qui ont jalonné la guerre des sexes. Cet état de fait est une domination masculine aussi vieille que l'humanité, mais qui inexorablement se délite, quoiqu'elle ait encore de beaux restes et un crépuscule qui tarde à venir... Les discussions actuelles autour du genre ont décidé l'auteure à s'attaquer à cet aspect des choses. Laurence Biberfeld est née en 1960. D'abord sous prolo puis institutrice, elle prend sa retraite et devient écrivaine (surtout de romans noirs) puis dessinatrice à partir de 2002.