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Jean Vigo libertaire. A propos de Nice
Guilabert Thierry ; Marinone Isabelle
LIBERTAIRES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782900886007
Jean Vigo, mort à 29 ans de tuberculose, cinéaste essentiel régulièrement redécouvert, auteur de quatre films, dont seul le dernier, L'Atalante, est un long métrage, était le fils de l'anarchiste Miguel Almereyda " suicidé " en prison en 1917. Hanté par la figure du père, Vigo n'aura de cesse de le réhabiliter et quand la tâche s'avéra impossible, d'être fidèle à sa mémoire et à ses idéaux. Il fut un cinéaste engagé et impertinent, doué d'une conception de la vie, de la liberté, du partage et de la solidarité qui se moquait du pouvoir politique, religieux ou militaire. Son oeuvre, régulièrement censurée, fut défigurée par l'Etat et les producteurs, de sorte qu'il n'est pas faux de dire qu'A propos de Nice, son premier film, est le seul où il put s'exprimer en dehors de tout contrôle, dans une liberté parfaite... Le travail idéal. C'est un voyage à travers ce film unique, brûlot dénonçant, sous couvert du carnaval, les inégalités sociales, métaphore de la révolte qui balaiera les puissants — film dont Isabelle Marinone, spécialiste du cinéma libertaire, dit qu'il est " une bombe en celluloïd " — que Thierry Guilabert nous convie. Parce qu'il est temps de redonner à Vigo, trop souvent confisqué par de sages spécialistes, réduit à un cinéaste de l'enfance ou, pire, à un parangon du communisme, sa dimension libertaire.
A l'origine de ce travail, une question simple : comment le discours néolibéral se donne-t-il pour naturel et évident ? Ce qui est ici questionné, c'est le rôle fondamental de l'effet d'évidence dans le fonctionnement des discours idéologiques et dans la constitution des représentations partagées. L'auteur analyse le fonctionnement général et les différents procédés discursifs de l'effet d'évidence dans plus de 75 extraits d'éditoriaux et de chroniques de la presse française, parus lors des conflits sociaux de l'hiver 1995 et du printemps 2003.
Résumé : New York est une ville cosmopolite aux mille facettes, à la vie trépidante et au charme cinématographique. Ces photos "clins d'oeil" reflètent quelques uns des aspects de Big Apple. NYC is a very cosmopolitan city with a thousand facets where life is hectic and whose cinema charm is present everywhere. These shots show some aspects of the Big Apple.
Gracchus Babeuf, né en 1760 à Saint-Quentin, fut le dernierdes grands hommes de la Révolution française avantl'avènement de Bonaparte. Façonné par sa Picardie natale, ilétait différent des autres révolutionnaires, les avocats, lesjuristes, les bourgeois. Il était né dans la misère, elle le tint deprès, sa vie durant, comme une malédiction. Elle en fit undéfenseur acharné des pauvres, des sans-grades, des riens dutout. Il se forgea un destin de toute pièce avec la candeur del'autodidacte persuadé de conquérir le monde par un journal etquelques idées. Et de fait les idées de Babeuf, son obstinationà défendre le peuple, à lui rendre sa dignité, à refuser touteforme d'inégalité entre homme et femme, entre riches etpauvres, à demander sans relâche que les élites et les hommesde pouvoir rendent compte de leurs actes, qu'ils soient auservice du miséreux et non l'inverse, ces idées généreusesdevaient le conduire en 1797 à l'échafaud, victime expiatoired'une conjuration de papier. Ce livre raconte au plus près lavie de Gracchus Babeuf, c'est le roman vrai d'un homme quivoit la société comme: la guerre des riches contre les pauvreset considère de son devoir: la recherche du bonheur commun.
Extrait - Nous y sommes ! Maman ramassa son sac dans la travée centrale et, remontant le couloir du bus, elle indiqua au chauffeur que nous descendrions au prochain arrêt. Quelques centaines de mètres plus loin, il nous débarqua au bord d'une voie ferrée mangée par les herbes. Des maisons en pierre se tenaient là, en rangs serrés, de part et d'autre de la route. Les volets étaient rabattus et les façades, recouvertes de longues traînées grises, presque noires. Il n'y avait pas d'horizon. A la place des champs de blé, c'était une ombre immense portée par un mur de rochers, une barrière qui montait jusqu'au ciel et qui, tout de suite, me parut infranchissable. - On continue à pied ! Maman prit un sentier à peine visible, qui filait droit sur la falaise. Quelques rapaces volaient très haut, le long d'aiguilles rocheuses. Le chemin trouait la végétation et descendait vers un torrent. Il me fallut quelques minutes avant d'apercevoir l'eau claire sur les galets, les petites langues de sable qui faisaient comme de minuscules plages, et le pont... enfin la passerelle, une vulgaire travée de béton d'un mètre de largeur au-dessus du vide. Sur le seuil quelqu'un avait gravé : pont des Soupirs. Maman emprunta un escalier taillé à même la roche. Je la suivis prudemment. La pierre était glissante, et mes pas mal assurés. Le brouhaha était terrible, l'air vibrait au-dessus du torrent. Je vis des branches passer à toute vitesse, se briser sur des roches affleurantes, et les morceaux disparaître dans les remous. J'en eus le vertige. Maman déposa son sac et me tendit les bras pour m'aider à enjamber la dernière marche, puis elle s'assit sur le sable. En faisant un creux de ses mains, elle puisa un peu d'eau et m'en mouilla le visage. C'était l'eau la plus froide que j'aie jamais touchée et qui sûrement dévalait de là-haut, de ce mur formidable où s'accrochaient quelques nuages, mille mètres au-dessus. - On va où, maman ?
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Pourquoi être féministe ? Cette question renvoie immanquablement à ce qui a provoqué l'émergence du féminisme, et bien avant toutes les polémiques, toutes les oppressions, les combats et les massacres qui ont jalonné la guerre des sexes. Cet état de fait est une domination masculine aussi vieille que l'humanité, mais qui inexorablement se délite, quoiqu'elle ait encore de beaux restes et un crépuscule qui tarde à venir... Les discussions actuelles autour du genre ont décidé l'auteure à s'attaquer à cet aspect des choses. Laurence Biberfeld est née en 1960. D'abord sous prolo puis institutrice, elle prend sa retraite et devient écrivaine (surtout de romans noirs) puis dessinatrice à partir de 2002.
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Résumé : La prostitution, aujourd'hui, est un sujet de société sur lequel les empoignades se succédent. On qualifie d'abolitionnistes des mesures prohibitionnistes, tandis que le réglementarisme glamour déferle dans les médias, généralement célébré par des personnalités que leur niveau de vie met à l'abri de ses conséquences, comme il les préserve de la casse sociale. Cet essai s'efforce de remettre les pendules à l'heure dans une perspective féministe et libertaire, résolument abolitionniste, en faisant un tour historique, économique, philosophique et politique de la question. Décapant !