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Les déchirements des institutions éducatives. Jeux d'acteurs face au décrochage scolaire
Guigue Michèle
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343021287
Absentéisme, incivilités, violences sont des questions scolaires vives. Partant d'un dispositif d'accompagnement et de raccrochage de collégiens, cette recherche porte sur 20 jeunes qui s'esquivent ou perturbent gravement le quotidien de leur classe et de leur établissement. Des entretiens avec les divers protagonistes, jeunes, parents, professionnels des collèges et du travail social, permettent de se situer au point de rencontre des uns et des autres et d'étudier les fonctionnements institutionnels. Que faire avec Alexandre qui se heurte à des enseignants mais qui étonne par sa volonté : "Je veux m'en sortir, je veux pas faire comme mon frère." Quelle alternative pour l'éducateur de Nordine quand un principal refuse son accueil en s'exclamant : "Un de la famille, ça suffit ! " Quelles perspectives pour les parents de Roberto ou de Frédy qui se sentent humiliés alors qu'ils constatent que les professionnels ne font pas progresser leur enfant ? Dans un contexte où des institutions multiples sont en interaction, impossible de faire porter la responsabilité de l'évolution de ces situations, pénibles pour tous, à une seule catégorie d'acteurs. Si l'école et les familles sont souvent présentées dans un face-à-face tendu, on ne saurait oublier tous les autres. Comment coopèrent-ils alors qu'ils s'ignorent, chacun campé sur ses prérogatives ? Quelles relations émergent malgré les résistances, les soupçons et les tiraillements ? Ces questions sont abordées, au fil de cet ouvrage, à la lumière de ce qui se passe sur les terrains scolaires et éducatifs.
Cinquante ans après sa proclamation, l'Etat d'Israël n'a toujours pas trouvé la voie d'une paix durable avec le monde arabe. Refusant d'accorder aux Palestiniens la reconnaissance de leurs droits, il ne leur laisse le choix qu'entre une résignation sans espoir et une révolte sans issue. Ce qu'il est convenu d'appeler " le processus de paix " semble perpétuellement enlisé, chaque avancée diplomatique se voyant régulièrement annulée par un regain d'intransigeance de la part des dirigeants israéliens. A leurs yeux, il est vrai, la présence juive sur la terre de Palestine s'auréole d'une double et incontestable légitimité : la promesse divine qui est au fondement de l'Ancien Testament et le devoir de réparation à l'égard des rescapés de la Shoah. En proie à " l'invisible remords de l'Holocauste ", l'Occident n'eut de cesse, quant à lui, de conforter l'Etat hébreu dans le sentiment de sa supériorité morale. Pour mieux le soustraire aux rigueurs du droit des nations, il lui conféra une sorte de privilège éthique. Loin de chercher à limiter ses ambitions, il leur accorda par son indulgence une consécration internationale. Il contribua alors à fournir les ingrédients d'une situation explosive, en croyant réparer le terrible préjudice du génocide par le déni de justice infligé aux Arabes de Palestine. En remontant jusqu'aux origines de l'antisémitisme européen, de l'holocauste nazi et de la création de l'Etat hébreu, cet ouvrage propose une analyse critique du conflit israélo-arabe et met en question le point de vue qui fut longtemps dominant dans les sphères occidentales.
Il est advenu de la Révolution russe ce que Nietzsche déplorait à propos de la Révolution française : le texte a disparu sous le commentaire. Mais ce dernier est aujourd'hui à sens unique. Du phénomène communiste, une seule interprétation a désormais droit de cité : celle qui en attribue l'échec à la démesure révolutionnaire. Aux yeux des idéologues modernes, la disparition du régime soviétique rejaillit sur son origine et vaut condamnation de l'idée communiste. En proie à une illusion rétrospective, ils jettent l'opprobre sur Lénine au nom d'une " fin de l'Histoire " dont ils prétendent détenir le sens. Mais l'interprétation qu'ils donnent du communisme, c'est celle qu'ils ont tirée de sa caricature totalitaire, à laquelle ils crurent aveuglément comme à un dogme intangible. N'ayant connu du communisme que sa mystification, ils la prennent pour sa réalité. Staliniens retournés, ils appliquent à la recherche historique le stalinisme qui fut leur système de pensée. Et, dupés durant leur jeunesse par une idéologie mensongère, ils entendent aujourd'hui donner des leçons de clairvoyance. Après dix ans de discours unilatéral et de matraquage médiatique, il était temps de rétablir la vérité historique et de remettre les idéologues à leur place. Le présent ouvrage se veut une modeste contribution à cette entreprise.
Guigui Stanislas ; Philippot Michel ; Cheval Franç
«En plein centre de Bogota, je découvre le Cartucho, un no man's land pour les hors-la-loi et les misérables de la ville. Une gigantesque cour des miracles où je naviguerai pendant des années, entre les morts et les vivants, les voleurs, les putes et les mendiants. La plupart de ces gens sont des déplacés, victimes d'une guerre qui est le résultat d'une politique à deux vitesses, avec des gouvernements successifs qui les ont abandonnés. Dans ce monde si violent, j'ai été sauvé par un gang, protégé par les chefs du ghetto... Les gens de la rue m'ont accepté comme porte-drapeau, pour montrer à quoi l'on ressemble quand on a tout perdu, parce que nous aussi un jour, nous pouvons tout perdre et nous perdre à notre tour.». Stanislas Guigui
Une fois les emplois du temps terminés, tu te grattes les c******s, non ?" C'est cette phrase lancée par sa nièce qui a convaincu Arnaud Guigue d'écrire sur son métier ; car, c'est vrai, que fait un chef d'établissement ? Peu connu du grand public, le rôle du principal est pourtant essentiel au bon fonctionnement d'un collège. Au rythme des mini-crises quotidiennes, celui-ci doit s'improviser chef de chantier, juge, psychologue, avocat ou encore policier : les travaux du gymnase ont pris du retard, un professeur de SVT a dérapé et traité un élève de "connard", un portable a été volé, il manque de la peinture sur les portes coupe-feu, un père refuse l'orientation de son fils, les parents ne comprennent pas pourquoi la 3e heure de grec a été sacrifiée au profit d'une heure de soutien en français... Entre le casse-tête de l'emploi du temps, les représentants des parents qui ne lâchent rien, les doléances des professeurs et les élèves parfois ingérables, le principal est confronté à de nombreux dilemmes : doit-il laisser sa chance à Hélène qui promet d'améliorer ses résultats au dernier trimestre ? A quoi bon contraindre Marie à suivre toutes les heures de mathématiques ? Comment aborder les attentats avec les élèves ? Non sans dérision, Arnaud Guigue s'est fait sociologue de l'intérieur et nous confie ses doutes, ses errements et inquiétudes, mais aussi ses certitudes, ses petites victoires et ses joies. Au-delà des anecdotes jubilatoires, il dévoile les coulisses d'un symbole de la République en pleine mutation, à l'image de notre monde, qui doit sans cesse s'interroger et se transformer afin de remplir sa mission originelle : forger de futurs citoyens.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.